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Ne manquez pas « Artisan de père en fils » le 24 septembre à RDI

Culture
Impossible de décrocher jusqu'à la fin de ce film où les émotions prennent leur source dans le quotidien de ces artisans passionnés, que Laflamme tourne en pleine action. (photo: tirée du film)
Impossible de décrocher jusqu’à la fin de ce film où les émotions prennent leur source dans le quotidien de ces artisans passionnés, que Laflamme tourne en pleine action. (photo: tirée du film)

 

Un rendez-vous s’impose à votre agenda ou pour votre enregistreur : le touchant film « Artisan de père en fils » sera diffusé aux Grands Reportages, sur RDI, le 24 septembre prochain à 20h.

Il s’agit d’un documentaire réalisé par François Laflamme, qui se penche sur le parcours de quatre artisans du quartier qui n’ont pas trouvé de relève pour leurs entreprises. On peut visionner la bande-annonce ici.

Dans la plus pure tradition du maître du documentaire Pierre Perreault, Laflamme donne donc la parole à Jean-Claude Parent, propriétaire de la cordonnerie Ferland, rue Hochelaga (qu’il a héritée de son père), Jude Dubuc, un machiniste qui possède l’atelier Jude Dubuc Outilleur, ainsi que Louise Gauthier et Marc-André Ste-Marie, de l’imprimerie Filigrane.

Dès les premières minutes, on s’attache à ces personnages, dont les commentaires sur leur travail et sur la vie d’artisan en général font sourire immanquablement. Impossible de décrocher jusqu’à la fin de ce film où les émotions prennent leur source dans le quotidien de ces artisans passionnés, que Laflamme tourne en pleine action.

« Après avoir déménagé dans le quartier, j’avais commencé un projet sur les nombreux tailleurs dans les environs, mais aucun ne voulait collaborer. Je voulais illustrer des métiers en disparition. Mais quand je suis tombé sur ces artisans, dont l’entreprise est en pleine santé, la thématique de la relève s’est imposée d’elle-même », explique le cinéaste.

Ce dernier s’attendait à ce que ses sujets soient désespérés de ne pas avoir de relève. Il les a au contraire trouvés très sereins. « Ils m’ont tous dit que s’ils dénicheraient une relève, tant mieux. Sinon, tant pis! J’ai adoré travailler avec ces artisans, qui ont hérité leurs entreprises de leurs parents. Mon film ne parle pas juste des traditions chancelantes mais de la genèse et même de l’avenir de ces commerces qui marchent encore très bien. »

On sent tout de même la difficulté de ces artisans à trouver un repreneur. Eux qui possèdent un savoir-faire issu d’une expérience qui s’étale sur plusieurs décennies, pour des métiers qui ne s’apprennent plus à l’école. « Un gars ou une fille qui veut reprendre mon commerce, ça ne se fera pas du jour au lendemain, explique Jean-Claude en remplaçant une semelle. Il faudra qu’il apprenne le métier pendant plusieurs années et que je le finance pendant cinq ans pour qu’il puisse réussir. La machinerie, les loyers, tout est dispendieux de nos jours… »

One man show

En plus de réaliser le film, François Laflamme en fut le caméraman, preneur de son, monteur et producteur. Musicien, il a même composé la bande sonore! Son expérience de réalisateur de nombreux reportages dans le nord ontarien et de vidéojournaliste pour la télévision de Radio-Canada à Hearst, Ontario, lui a bien servi. Laflamme a aussi travaillé sur le documentaire « Enfants Sorciers de Yves Bernard.

« J’ai tout fait sur ce film parce j’éprouvais un sentiment d’urgence pour le réaliser, dit-il. Si j’avais attendu les subvention, certains de mes sujets auraient pu prendre leur retraite! »

Le fait qu’il soit seul à la caméra lui procure un avantage, affirme le réalisateur : « Mes personnages oubliaient que je les filmais. Ils pouvaient être eux-mêmes et ça se voit à l’écran. »

« Artisan de père en fils », dont la production s’est échelonnée sur trois ans, est le premier documentaire de François Laflamme comme réalisateur. Il fut l’objet d’une projection publique fort courue au parc Bellerive, à l’été 2012, ainsi qu’une projection à la Maison de la culture Mercier, en présence des sujets du film. Ces derniers auraient beaucoup apprécié le travail de Laflamme!

Lui-même en affaires

Son prochain film portera sur le cimetières comme lieux de mémoire mais aussi d’endroits étonnamment « vivants ». Il a déjà interviewé un père dominicain spécialiste des religions, Benoit Lacroix, 97 ans, et le célèbre sociologue Guy Rocher. Le tournage et la post-production se termineront à l’automne 2014.

François Laflamme est propriétaire de La boîte lumineuse, une société de production de films corporatifs qui compte notamment Alcoa, le Collège des médecins et Adecco comme clients. Il enseigne la réalisation et le montage à l’Institut Grasset et s’implique dans le projet de cinéma Station Vu.

Vos commentaires

Commentaires

  1. Stéphane Desjardins dit :

    Merci!

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