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Il faut améliorer nos rues commerciales

Économie, Environnement, Vie de quartier
Pourquoi ne pas faire appel aux artistes du quartier pour redécorer les façades et les vitrines non seulement des commerces abandonnés mais aussi existants? (photo: Stéphane Desjardins)
Pourquoi ne pas faire appel aux artistes du quartier pour redécorer les façades et les vitrines non seulement des commerces abandonnés mais aussi existants? (photo: Stéphane Desjardins)

Refaire les façades des magasins ainsi que le mobilier urbain, améliorer les vitrines, redécorer celles qui sont abandonnées, rénover les logements sont quelques suggestions pour relancer le développement de Mercier-Est.

Dans les années 1960, le développement de la Place Versailles et des Galeries d’Anjou a vidé d’une bonne partie de leurs commerces les rues Des Ormeaux, Hochelaga et Notre-Dame. Elles ne s’en sont jamais remises. Les participants aux ateliers du développement du territoire, lors du forum Agir pour mon quartier, samedi (26 octobre) dernier, organisé par Solidarité Mercier-Est, veulent que ça change.

Créer une ambiance

Ils insistent sur des initiatives qui ne coûtent pas des millions. Comme de faire appel aux artistes du quartier pour redécorer les façades et les vitrines non seulement des commerces abandonnés mais aussi existants! Ils réclament aussi que certains axes et intersections des rues commerciales soient rénovés par la Ville. On demande des commerces de proximité, des cafés et des terrasses, question de mettre de l’ambiance pour empêcher l’exode de nos citoyens, qui vont faire leurs courses en voiture souvent loin de Mercier-Est.

Le développement de la zone commerciale du Faubourg Contrecoeur est aussi ardemment souhaité dans les meilleurs délais possibles. Un message entendu par les candidats aux élections municipales présents aux ateliers. Notamment par Gaëtan Primeau, le conseiller sortant de Tétreaultville, qui estime qu’un projet pourrait être concrétisé dès l’an prochain si tout va bien. C’est clair : le manque d’épicerie à grande surface est souligné à gros traits par les citoyens.

Un peu de planification économique et commercial ne ferait pas de tort sur le territoire, clament les représentants de la Corporation de développement de l’Est (CDEST), pour éviter que la relance de nos artères et des emplois en général ne passe que par des bannières et des chaînes, qui créent généralement des emplois bas de gamme mal payés.

Les participants aux ateliers ont relancé l’idée d’associations de commerçants pour les rues commerciales du quartier, un projet que Gaëtan Primeau, le conseiller sortant dans Tétreaulville a essayé d’implanter sans succès il y a quelques années. Les commerçants craignaient de nouvelles taxes déguisées associées aux Sociétés d’initiatives des artères commerciales (SIDAC) : ils devraient comprendre qu’une association de commerçants, ça n’a rien à voir avec une SIDAC. Et que l’union fait la force.

Malgré tout, Mercier-Est génère tout de même un revenu moyen plus élevé qu’à Montréal, à 37 220$ selon les derniers chiffres, même si le quartier compte quelques territoires où la pauvreté est très importante, notamment au sud de Sherbrooke.

forum Agir pour mon quartier

Gaëtan Primeau, le conseiller sortant de Tétreaultville, estime que le projet de zone commerciale du Faubourg Contrecoeur pourrait être concrétisé dès l’an prochain si tout va bien. (photo: Stéphane Desjardins)

 

Logement abordable

Le débat sur la construction intensive de condos n’a pas épargné le forum. On n’a rien contre de grands immeubles en co-propriété, mais ils devraient davantage être érigés sur les grands boulevards pour ne pas défigurer la trame urbaine.

Et, surtout, on demande aux promoteurs de miser sur les grands logements, pour maintenir les familles dans le quartier et en attirer d’autres.

En ce qui a trait au parc de logements locatifs, on constate une certaine détérioration. Solidarité Mercier-Est a révélé que 8% des logements nécessitent des travaux majeurs de rénovation, surtout dans Saint-Victor et Saint-François d’Assise, au sud de Sherbrooke. Il faut les rénover et faire en sorte de maintenir leur nombre et leur accessibilité.

La conversion de duplex et de triplex en condominiums est moins souhaitable que la construction de condos neufs sur des terrains vagues et de garages abandonnés. Pour éviter ce genre de conversion, pourquoi ne pas subventionner les propriétaires pour qu’ils puissent rénover leurs logements? Car, pour de nombreux petits propriétaires, leur duplex ou triplex, c’est leur fonds de retraite. Quand leur valeur a grandement augmenté, la tentation est forte de vendre chaque étage séparément…

On souhaite aussi que les ménages à faible revenus et les personnes âgées puissent conserver un logement en bon état et abordable. D’autant plus que les chiffres de Solidarité Mercier-Est font état d’une hausse moyenne des loyers de 13,6% ces dernières années sur le territoire.

Les citoyens tiennent à la mixité sociale dans Mercier-Est et veulent aussi attirer ou conserver les jeunes ménages de la classe moyenne.

Le Faubourg a la cote

Les participants se sont aussi inquiétés du développement du nord de la rue Robitaille, dans le Faubourg Contrecoeur, qu’on réserve à la construction de maisons unifamiliales.

Gaëtan Primeau a réaffirmé qu’il se fera, mais pas dans sa forme actuelle. Le concept actuel est trop cher pour le marché. Les promoteurs devront refaire leurs devoirs.

Les citoyens de Mercier-Est apprécient le développement du Faubourg Contrecoeur. Notamment pour la proportion de 25% de logements sociaux qu’on y retrouve et, évidemment, le parc Carlos d’Alcantara. Ils voient d’un bon œil l’implantation prochaine d’une troisième coop et d’une maison de retraite. Quand le projet sera terminé, plus de 4500 résidents habiteront le Faubourg Contrecoeur. La future zone commerciale se fait beaucoup attendre.

En ce qui concerne le futur développement de la cour de la voirie, sur Honoré-Beaugrand, elle comprendra plus de 300 unités d’habitation, des commerces, des espaces verts et beaucoup de stationnement souterrain. On aimerait que le projet comprenne davantage d’unifamiliales et de grands logements pour les familles que les petits condos, qu’on bâtit massivement à Montréal depuis quelques années.

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