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Le blogue de Paulina Ayala: Les îlots de chaleur

Environnement
La carrière Lafarge contribue au phénomène des îlots de chaleur qui affectent notre santé. (photo: Lafarge Canada)
La carrière Lafarge contribue au phénomène des îlots de chaleur qui affectent notre santé. (photo: Lafarge Canada)

Les îlots de chaleur représentent un enjeu de santé publique local qui nécessite par contre une vision globale.

Ainsi, je visitais récemment les nouveaux développements immobiliers du Faubourg Contrecoeur. Je suis heureuse de constater la vitalité de l’est de Montréal, qui devient rapidement un secteur très convoité, notamment par les familles et les retraités qui recherchent un environnement paisible, mais tout de même près de tous les services urbains.

Mais je me suis dit que cette opportunité doit être accompagnée par une réflexion sur la qualité de l’environnement dans l’est de Montréal, notamment la qualité de l’air. Nous pouvons construire ensemble de belles communautés, mais si nos enfants et nos parents respirent un air vicié, à quoi bon ?

Le Faubourg Contrecoeur est situé près d’une source importante de réchauffement de l’atmosphère et de pollution de l’air ; soit le secteur industriel de l’est de Montréal, avec ses raffineries pétrolières. De plus, il est sillonné de chemins de fers et de routes bétonnées. À ce secteur se greffe la carrière Lafarge de Montréal, où la calotte végétale a été complètement retirée.

Les cartes de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) démontrent d’ailleurs clairement qu’un large secteur de l’est de Montréal est considéré comme un îlot de chaleur important.

Paulina AyalaNous ne voulons pas accueillir les nouvelles familles du Faubourg Contrecoeur dans un environnement qui n’est pas optimal. Nous n’accepterons pas que nos parents, cherchant la paix, choisissent sans le savoir un environnement qui n’est pas bénéfique pour leur santé. C’est pourquoi nous devons agir. C’est pourquoi nous devons adresser l’enjeu des ilots de chaleur et de leurs impacts sur la santé publique.

Le 7 mai 2011, soit au lendemain de l’élection qui m’a honoré de votre confiance, j’ai participé au Forum aménagement et environnement de la Pointe-de-l’Île, qui se tenait à Pointe-aux-Trembles.

C’est là que j’ai été introduite pour la première fois à l’enjeu des îlots de chaleur. J’ai notamment appris que l’est de Montréal était particulièrement touché par les périodes de canicules, qui affectent en premier lieu les personnes âgées, qui représentent plus de 17% de la population.

J’ai alors été estomaquée d’apprendre quels étaient les impacts des îlots de chaleur dans l’est de Montréal : un taux d’asthme alarmant chez les jeunes de l’est de Montréal, un taux d’admission à l’urgence anormalement élevé en période de canicule, une augmentation notable des épisodes de smog et de la nocivité des particules qui le compose, etc.

J’ai aussi été choquée de voir certaines incohérences face aux connaissances scientifiques : de nouvelles constructions sans plan de verdissement, des programmes de soutien à l’éco-énergie éliminés par le gouvernement fédéral, des installations ferroviaires sans couvert végétal à leurs abords, des centres d’hébergement et des écoles en plein cœur d’îlots de chaleur notables, etc.

Et la plus grande incohérence de toutes : l’absence d’un plan national d’intervention pour contrer les effets des îlots de chaleur urbains.

C’est pourquoi j’ai décidé d’agir : dès cet hiver, je présenterai un projet de loi au Parlement canadien, qui visera à exiger du gouvernement fédéral qu’il se dote d’une stratégie d’intervention cohérente et aux impacts mesurables dans ce domaine.

Je vous ferai part de l’avancement de mes travaux portant sur les îlots de chaleur, mais je tenais à ouvrir le dialogue avec vous dès maintenant ! Écrivez-moi si le sujet vous interpelle.

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
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