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Vie de quartier dans Mercier-Est : changer la roue qui tourne

Vie de quartier
Le manque de place en garderie dans le secteur a été l’un des nombreux problèmes soulevés lors des ateliers du forum Agir pour mon quartier. (photo: Stéphane Desjardins)
Le manque de place en garderie dans le secteur a été l’un des nombreux problèmes soulevés lors des ateliers du forum Agir pour mon quartier. (photo: Stéphane Desjardins)

Les besoins sont nombreux dans le quartier Mercier-Est en terme d’éducation et de services communautaires et institutionnels.

Ainsi, prévenir le décrochage scolaire ou développer collectivement l’offre de services en tenant compte des secteurs défavorisés et des besoins de la population vulnérable, voilà des exemples des priorités que se sont données les participants au forum Agir pour mon quartier, samedi (26 octobre) dernier, organisé par Solidarité Mercier-Est.

Ajout d’un CPE dans le Faubourg Contrecœur?

Le manque de place en garderie dans le secteur a été l’un des nombreux problèmes soulevés lors des discussions.

Catherine Harel-Bourdon, présidente de la Commission scolaire de Montréal et commissaire scolaire dans Tétreaultville, s’est dite désolée lorsqu’elle a appris qu’un projet de CPE dans le Faubourg Contrecœur a échoué. « Dans Mercier-Est, nous avons environ 2400 enfants âgés de 0 et 5 ans et seulement six CPE dans tout le quartier. C’est insuffisant ».

Cependant, il y a un peu d’espoir à l’horizon. Louis Plouffe, membre fondateur du projet de coopérative d’habitation Fusion verte sur le site du Faubourg Contrecœur, a affirmé lors du forum que la construction d’un CPE sera envisagée si le projet va de l’avant.

Favoriser l’approche globale

Dans le quartier, 40 % des jeunes de 15 à 24 ans sont sans certificat ou diplôme, comparativement à une moyenne de 30 % pour Montréal. Des statistiques qui touchent profondément Julie Ouellet, directrice générale de l’Antre-Jeune de Mercier-Est : « On ne peut pas agir simplement sur l’enfant. Dans la plupart des cas, il s’agit de famille d’échec scolaire en échec scolaire. »

De plus, dans le quartier, le manque de ressources professionnelles en services sociaux et santé mentale est criant. « Le temps d’attente peut aller jusqu’à un an alors que nos besoins sont quotidiens », a lancé Catherine Harel-Bourdon.

Dès qu’un enfant présente plus d’une problématique au niveau social ou mental, il devient soudainement difficile de le diriger vers le service approprié. Pourtant, les organismes communautaires pourraient faire partie de la solution. « Un moyen d’innover en terme de protocole d’accompagnement serait de mieux reconnaître le rôle des services communautaires, trop souvent étiqueté comme étant “broche à foin”. Le quartier pourrait mettre en valeur les services que nous offrons », a expliqué Antoine Bartier, travailleur de milieu à la Maison des Familles de Mercier-Est.

Mieux accueillir les familles immigrantes

L’amélioration de la vie de quartier à Mercier-Est passera aussi par une meilleure intégration des familles immigrantes à la vie communautaire pour les années à venir, croit Sébastien Breton, directeur général de la Maison des Familles.

Selon les statistiques d’un sondage réalisé par Solidarité Mercier-Est, 16 % des résidents sont issus de l’immigration, 30 % des nouveau-nées sont de mères immigrantes et 41 % des familles sont monoparentales.

« On sait que d’être une femme, immigrante et seule mère de famille sont des facteurs de risque relié à la pauvreté. Il faut trouver un moyen de les rejoindre pour ainsi mieux les diriger afin qu’elles puissent aller chercher de l’aide », a ajouté M. Breton.

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