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Zone commerciale : l’intérêt demeure très fort

Économie
Catania est toujours intéressée à développer la zone commerciale et les travaux commenceraient demain matin si la question du stationnement était réglée. (photo: Stéphane Desjardins)Catania est toujours intéressée à développer la zone commerciale et les travaux commenceraient demain matin si la question du stationnement était réglée. (photo: Stéphane Desjardins)
Catania est toujours intéressée à développer la zone commerciale et les travaux commenceraient demain matin si la question du stationnement était réglée. (photo: Stéphane Desjardins)

Les grandes bannières du commerce de détail, notamment dans l’alimentation et la pharmacie, demeurent très intéressées à s’installer dans le Faubourg Contrecoeur. Mais pas avant que la réglementation sur le stationnement de la zone commerciale ne soit changée.

C’est ce qu’a révélé à Contrecoeur Express le PDG de Catania, André Fortin. Cette société possède toujours les terrains de cette zone qui s’étend de la rue Sherbrooke jusqu’au tout nouveau parc Carlos d’Alcantara, à l’est de la rue Contrecoeur. La zone occupe aussi un espace à l’ouest de cette rue, au nord du CLSC de la Pointe-de-l’Île jusqu’à la rue Marie-Ange Bouchard, un terrain qui abrite actuellement les bureaux de vente de Devlor, la société qui développe la phase IV du Faubourg. Une maison de retraite est également prévue dans ce secteur, plus à l’ouest, derrière l’immeuble de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui veut aussi agrandir son immeuble.

« Il y a énormément d’intérêt pour la zone commerciale du Faubourg Contrecoeur, confirme M. Fortin. Tous les leaders de l’industrie du commerce de détail ont pris contact avec nous. Ils sont prêt à s’installer demain matin! Il ne fait aucun doute que nous aimerions les avoir comme locataires. Ils n’auraient pas de concurrent sérieux dans un rayon de quatre ou cinq kilomètres. Ils ont tous fait leurs études de marché et apprécient la clientèle potentielle, qui proviendrait du Faubourg et aussi des quartiers environnants. »

Il y a un hic

Mais la question du stationnement bloque toute implantation possible.

« Les Sobeys et autres Loblaws de ce monde aimeraient implanter une épicerie d’environ 50 000 pieds carrés ou une pharmacie de 15 000 à 17 000 pieds carrés sur le site, reprend M. Fortin. Mais ils se heurtent au problème du stationnement. Ces gens ne sont pas intéressés à faire du commerce de proximité. Ils veulent implanter des grandes surfaces. Et ils savent pertinemment que leurs clients ne feront pas leur commande à pied ou à vélo. Ils viendront avec leur voiture. »

Le problème, c’est que la Ville de Montréal a conçu la zone commerciale en fonction de petits commerces. Or, les habitants du Faubourg et des environs désirent des supermarchés (v. autre texte). Et ils les exigent pour l’an prochain.

Ils risquent d’être déçus car la réglementation actuelle du zonage ne permet qu’une seule case de stationnement par 1000 pieds carrés de surface de magasin. Les futurs commerçants réclament quatre ou cinq cases par 1000 pieds carrés! « À une seule case de stationnement, leurs commerces ne seraient pas viables selon eux, ajoute M. Fortin. Car il faut accommoder les clients et aussi les employés des futurs magasins. »

Les commerçants intéressés ne bougeront pas tant que le ratio du nombre de places de stationnement ne sera pas changé. D’autant plus qu’à quelques kilomètres, la Place Versailles dispose de vastes stationnements.

« Contrairement à ce que tout le monde pense, on n’a pas besoin de bouleverser le zonage de la partie commerciale du Faubourg pour changer ce ratio, reprend M. Fortin. On peut régler le problème en modifiant certaines grilles réglementaires qui accompagnent le zonage, ce qui est beaucoup moins complexe. Le zonage actuel permet tous les types de commerces. »

Pourquoi les délais?

Gaëtan Primeau, conseiller du district de Tétreaultville, a déclaré récemment à Contrecoeur Express que l’arrondissement et la ville-centre négociaient de manière continuelle sur cette question, depuis plusieurs mois. Dans ce contexte, le nouveau comité de citoyens du Faubourg lançait, il y a deux semaines, un ultimatum au gens de la Ville : le chantier de la zone commerciale doit commencer au printemps prochain.

André Fortin reconnaît ne demanderait pas mieux : « Ça fait trois ans qu’on tourne en rond dans ce dossier, dit-il. On a cogné à toutes les portes. Les élus en sont conscients, mais le dossier fait du sur-place. »

Il est clair que Catania veut encore développer la zone commerciale du Faubourg. « Mais je ne m’accrocherai pas à ce terrain, reprend M. Fortin. Je ne suis pas naïf : si son développement doit passer par quelqu’un d’autre, on va le céder. On va tout faire pour que les citoyens du Faubourg ne souffrent pas de ce qui se dit sur Catania dans les médias. On a toujours dit aux dirigeants de la SHDM qu’on s’effacerait si cette question demeure un irritant. Il faut toutefois être réaliste : qui voudra de ce terrain dans les conditions actuelles? »

M. Fortin ne pense pas que les retards sont causés par de la mauvaise volonté au sein de la bureaucratie municipale. « Il y a un an, nous n’étions peut-être pas encore prêts à implanter de tels commerces à cet endroit. Le parc d’Alcantara n’était pas aménagé, la phase IV pas encore lancée. Aujourd’hui, on approche les 1000 unités dans le Faubourg Contrecoeur. Je crois qu’on a atteint la masse critique pour que le projet aille de l’avant », conclut-il.

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