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Contrecoeur Express fait encore parler de lui!

Éditoriaux
Après la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, c'est au tour de l'Association de journalistes indépendants du Québec de s'intéresser à Contrecoeur Express.
Après la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, c’est au tour de l’Association de journalistes indépendants du Québec de s’intéresser à Contrecoeur Express.

Le phénomène des médias hyperlocaux fascine les spécialistes des médias. Ainsi, l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ) publiait un article sur Contrecoeur Express hier (14 novembre).

Le journaliste André Dumont signe un texte intitulé « Un train pour l’information hyperlocale ». Il y explique que « Contrecoeur Express s’inscrit dans un renouveau de l’information journalistique initié par des journalistes indépendants, plusieurs faisant partie de l’AJIQ. On n’a qu’à penser à RueMasson.com, Journaldesvoisins.com et Nouveau Projet. La semaine dernière, Mariève Paradis et Sarah Poulin-Chartrand ont annoncé le lancement prochain de Planète F, un magazine dédié aux enjeux touchant les jeunes familles. »

Le 28 octobre, c’était le magazine Le 30, de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), qui consacrait deux pages à Contrecoeur Express.

Dans son texte pour l’AJIQ, Dumont explique les motivations et les démarches qui ont mené à la création de Contrecoeur Express, en citant son fondateur : « L’idée de fonder un média hyperlocal est venue en jasant avec les voisins, peu de temps après avoir déménagé d’un loft du Vieux-Montréal vers une résidence neuve du
Faubourg Contrecoeur. Tout le monde se posait les mêmes questions au sujet des services offerts et du développement du quartier, raconte Stéphane Desjardins. Il y avait un urgent besoin de faire le pont entre les nouveaux résidents et la communauté existante de Mercier-Est. »

Le texte donne l’exemple de la couverture du forum Agir pour mon quartier, organisé par Solidarité Mercier-Est, pour illustrer que les journaux hyperlocaux comblent un besoin et même un vide : la mauvaise qualité de la couverture journalistique des enjeux locaux par les médias traditionnels. « C’était un événement majeur, affirme Stéphane Desjardins. J’ai même embauché un journaliste et réalisé de la vidéo. L’hebdo local y a dépêché un photographe qui est resté 10 minutes! », écrit le journaliste de l’AJIQ.

forum Agir pour mon quartier

Le forum Agir pour mon quartier a été pratiquement boudé par les médias traditionnels. C’est pourtant un événement majeur de la vie citoyenne de Mercier-Est. (photo: Stéphane Desjardins)

M. Dumont ajoute que les médias hyperlocaux ne révolutionnent pas la pratique du journalisme. Qu’en fait, ils reviennent à l’essence des journaux du début des années 1900, avant la création des grands conglomérats. Ces journaux étaient dirigés par des entrepreneurs membres de la communauté, qui voulaient que la vérité se sache et que leur milieu s’améliore.

De plus, les journaux hyperlocaux offrent une information plus proche des citoyens, moins complaisante, plus indépendante et plus diversifiée que ce qui est offert actuellement par les médias traditionnels.

Contrecoeur Express s’inscrit donc dans une vague de renouveau du journalisme local, qui frappe tous les pays industrialisés. Cette vague est particulièrement forte en France, aux États-Unis et au Royaume-Uni. Plusieurs médias hyperlocaux ont été fondés au Québec depuis quelques années, dont certains connaissent un véritable succès, comme RueMasson.com, MonLimoilou.com, le Journal des Voisins, Infosuroît.com et QuartierHochelaga.com, qui fête aujourd’hui sa première année d’existence au Café-bistrot Bobby McGee (3213, rue Ontario Est), à 19h. Contrecoeur Express dresse une liste sommaire de médias hyperlocaux québécois ici.

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