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Les nouveaux compteurs d’Hydro dans le Faubourg

Économie
compteur Hydro-Québec

Avant de quitter pour le travail le matin, il serait sage d’éteindre vos ordinateurs pour les prochains jours. (photo: Stéphane Desjardins)

Les compteurs intelligents d’Hydro-Québec sont arrivés dans le Faubourg Contrecoeur

Le sous-traitant d’Hydro-Québec, Cap Gemini, a commencé à installer les compteurs de nouvelle génération dans le Faubourg Contrecoeur.

Comment ça marche? L’installateur sonne à votre porte. Si vous êtes absent, il accroche de la documentation à votre poignée de porte principale et procède au remplacement de l’ancien compteur par le nouveau. Une opération qui prend quelques secondes. Mais qui s’accompagne d’une courte interruption de courant.

Cette interruption pourrait endommager certains appareils électroniques, notamment les ordinateurs. Avant de quitter pour le travail le matin, il serait sage d’éteindre vos ordinateurs pour les prochains jours.

Obligatoire

Le remplacement des compteurs est obligatoire. Mais devant le tollé public soutenu par plusieurs opposants et élus, Hydro Québec permet un « droit de retrait ». Il est donc possible de refuser l’installation d’un compteur par radio fréquence pour lui préférer un compteur traditionnel.

Mais cette option est coûteuse, car le client doit assumer lui-même le coût d’installation du nouveau compteur électromécanique, à 137$. S’il avertit hydro 30 jours avant le remplacement du compteur qu’il ne désire pas avoir le modèle à radiofréquence, la société d’État lui accordera un crédit de 39$, ce qui ramène la facture à 98$. De plus, il devra débourser 17$ par mois pour une relève manuelle. « Nous considérons qu’une grande majorité de ceux qui se sont prévalu de leur droit de retrait ont bénéficié de ce crédit », affirme Patrice Lavoie, attaché de presse chez Hydro-Québec.

Moins que prévu

Hydro Québec s’attendait à ce que 1% de ses clients refuse les nouveaux compteurs. Fin novembre, environ plus de 900 000 compteurs avaient été installés. Autour de 3200 clients les ont refusé, soit environ 0,003% de tous les compteurs installés. « Nous constatons très peu de résistance sur le terrain », ajoute Patrice Lavoie

Début novembre, TVA révélait que des discussions étaient engagées entre la ministre des Ressources Naturelles, Martine Ouellet, et Hydro-Québec pour revoir la question des pénalités en cas de refus. Les députés de l’Assemblée nationale ont même adopté une motion unanime demandant à Hydro de reculer sur les pénalités demandées à ses clients qui refusent les compteurs à radio-fréquences. La semaine dernière, Hydro-Québec a publié un communiqué affirmant qu’elle allait demander à la régie de l’énergie de se pencher sur une demande de révision à la baisse des pénalités de retrait, mais sans avancer de chiffre.

Pour en savoir plus, le site d’Hydro-Québec.

Voir notre autre texte sur le sujet.

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