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Qui est Richard Celzi?

Élus, Vie de quartier
Richard Celzi est né dans Tétreaultville. Il veut rencontrer le milieu communautaire dans les meilleurs délais. (photo: Équipe Denis Coderre)
Richard Celzi est né dans Tétreaultville. Il veut rencontrer le milieu communautaire dans les meilleurs délais. (photo: Équipe Denis Coderre)

Il a gagné par 161 voix. Il a battu un vieux routier. Sa victoire a causé la surprise. Il est inconnu dans le monde communautaire. Qui est Richard Celzi, nouveau conseiller de Tétreaultville?

Contrecoeur Express a pu lui parler à deux reprises depuis son élection. Richard Celzi a 38 ans. Il n’est pas marié mais il a eu un enfant. Il est né et a grandi à Tétreaultville.

« Mes parents ont déménagé hors du quartier quand j’étais enfant, mais je revenais toujours ici car j’ai été en grande partie élevé par mes grands-parents, qui habitaient dans Longue-Pointe, confie-t-il. J’étais donc rattaché à la paroisse de San Domenico Savio, rue Sainte-Claire. Mes parents sont nés en Italie. Ma mère vient de Supino, un hameau près de Rome. Mon père est né à Silvi Marina, un petit village touristique sur la mer Adriatique, connu pour ses plages. Ils ont immigré à Montréal et je suis né ici, dans le quartier. »

M. Celzi, qui parle italien, français et anglais, a étudié en techniques policières au Cégep John Abbott. Il a fait toute sa carrière dans la vente, mais pas au détail. Il a géré des comptes pour de grandes compagnies, notamment chez Honda Canada, où il fut directeur de territoire. Il travaille présentement à la Banque Nationale, mais a pris un congé pour se consacrer à sa campagne électorale.

Il songe depuis longtemps à revenir « vers ses racines » et à s’installer dans Tétreaultville car il habite présentement dans Montréal-Nord. Son nouveau poste va peut-être précipiter les choses…

Inconnu

Dans le milieu communautaire, on ne connaît même pas son visage, vu que l’Équipe Coderre n’a pas jugé bon d’imprimer des pancartes électorales (c’était même une stratégie électorale). Il a été invité au débat pré-électoral organisé par Solidarité Mercier-Est, le 30 octobre, mais ne s’y est pas présenté. Il a ouvert sa page Facebook le 24 septembre, peu après avoir été choisi comme candidat par Équipe Coderre. La page est pratiquement vide. Et il a peu twitté pendant les élections.

A-t-il simplement fait campagne? « J’ai cogné à des centaines de portes, répond-il. Ma stratégie était simple : le porte-à-porte, le terrain, les appels téléphoniques. J’ai usé plusieurs paires de souliers! J’ai eu un tas de suggestions des citoyens durant la campagne. Ce fut tout un apprentissage. »

Il a gagné par 161 voix. « Je suis conscient que c’est une faible, très faible marge, répond-il. J’avais une très bonne équipe de bénévoles, que je remercie, mais le vote n’est pas sorti comme on le voulait. C’est ça la démocratie. C’est vrai que c’est mince mais les gens vont apprendre à me connaître. Je vais travailler très fort car je ne me vois pas seulement en poste pour quatre ans. La prochaine fois, j’aurai une très bonne majorité. »

Richard Celzi attribue sa victoire à une série de facteurs, comme la volonté de changement incarnée par Denis Coderre, et qu’il avait une très bonne équipe de bénévoles. Ainsi qu’à la nature de l’électorat, qui est plus âgé que la moyenne. Or, les personnes âgées votent massivement.

Hâte de faire sa marque

Si les groupes communautaires ont hâte de connaître leur nouveau conseiller (v. autre texte), ce dernier a tout aussi hâte de les rencontrer.

« Je vais être sur le terrain, c’est certain, dit-il. Je serai accessible et je ne manquerai pas de rencontrer tous les groupes communautaires pour connaître leurs dossiers. Je viens du monde des affaires : les échanges ne se font pas seulement en cravate ou dans votre bureau. Il faut être près des gens pour faire avancer les dossiers. Je suis peut-être novice en politique mais j’ai une bonne idée de ce qui m’attend. »

Richard Celzi a eu une courte conversation lundi dernier (4 novembre) avec le maire Réal Ménard. Ils ont convenu de passer tous les dossiers de l’arrondissement dès que le 14 novembre sera passé, date à laquelle les élus en place doivent quitter leur poste. Le dossier majeur est celui du budget de l’arrondissement. Durant la campagne électorale, les élus avaient averti que les prochaines années seront difficiles à Montréal sur ce plan. Richard Celzi n’a pas peur de ce genre de contraintes : « Je suis habitué de travailler avec des budgets serrés. »

Il est conscient que le conseil d’arrondissement compte des représentants de trois partis politiques. « J’y vais dans un esprit de collaboration, dit-il. Comme l’a affirmé Denis Coderre : on travaille pour les Montréalais d’abord. »

Enjeux locaux

Comme il n’était pas présent lors du forum Agir pour mon quartier, le nouveau conseiller ne connaît pas beaucoup les enjeux du territoire. Il sait que le développement de la zone commerciale du Faubourg Contrecoeur se fait attendre et qu’il s’agit d’une question de zonage. « À prime abord, je ne vois pas de problème à changer le zonage pour faire débloquer ce dossier, mais je vais vous donner une réponse de politicien : laissez-mois connaître cette question à fond avant de vous donner une réponse précise. J’ai besoin de plus d’informations pour savoir comment on va s’y prendre. »

Richard Celzi a aussi été frappé par le fait que les rues de Tétreaultville étaient pratiquement vides durant la campagne. « Quand j’étais jeune, elles étaient remplies d’enfants et de parents qui se promenaient le soir, dit-il. Durant mon porte-à-portes, c’était désert! C’est clair qu’il faut attirer davantage de jeunes familles sur le territoire. Il va falloir vendre les qualités et les beautés de Tétreaultville à ceux qui cherchent à s’établir à Montréal. »

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