Publicité

Un marché public dans Mercier-Est?

Économie, Vie de quartier
Un marché public s'installera-t-il bientôt dans Mercier-Est, voir la zone commerciale du Faubourg Contrecoeur? Ci-dessus: le marché Maisonneuve. (photo: Stéphane Desjardins)
Un marché public s’installera-t-il bientôt dans Mercier-Est, voir la zone commerciale du Faubourg Contrecoeur? Ci-dessus: le marché Maisonneuve. (photo: Stéphane Desjardins)

Plusieurs d’entre nous fréquentons les marchés Maisonneuve et Jean-Talon. Un tel marché pourrait-il voir le jour dans Mercier-Est? Et même dans la zone commerciale du Faubourg Contrecoeur?

Actuellement, le débat fait rage entre deux types de marchés : un itinérant, l’autre fixe. Mais le constat est le même : Mercier-Est et le Faubourg Contrecoeur sont considérés comme un « désert alimentaire ». Le concept est simple : si vous devez vous déplacer en voiture pour acheter des aliments frais de qualité, vous habitez un désert alimentaire.

Le quartier comprend quelques supermarchés, rue Sherbrooke, Hochelaga et Joseph-Renaud, dans Anjou, offrant une bonne sélection de fruits et légumes. Mais l’offre est jugée insuffisante et peu attrayante, tant pour ceux qui se déplacent à pied qu’en voiture.

Au forum Agir pour mon quartier du 26 octobre dernier organisé par Solidarité Mercier-Est, la question fut largement débattue en atelier. Ce sera donc une priorité de développement du quartier pour les prochains cinq ans. Mais le futur marché prendre quelle forme? Faut-il un concept mobile, qui s’installe dans divers lieux de Mercier-Est pour mieux rejoindre la clientèle-cible? Ou bien un immeuble dédié, comme le marché Maisonneuve?

« Peu importe la formule, à prime abord, je ne vois pas pourquoi un tel marché ne pourrait pas être implanté sur notre territoire d’ici les prochaines élections », commente Richard Celzi, nouveau conseiller de Tétreaultville.

Ce dernier semble séduit pas l’idée d’un marché fixe. Mais à certaines conditions. « Il faudra que l’offre de produits se démarque des supermarchés des environs et aussi des marchés Maisonneuve, Jean-Talon ou des Halles d’Anjou, dit-il. Il faudra que l’offre soit assez originale pour attirer des clients de l’extérieur de Tétreaultville et de Mercier-Est. Un tel concept permettra de démontrer aux gens de l’extérieur que Tétreaultville a de quoi d’irrésistible à leur offrir. »

Avant d’aller plus loin, M. Celzi veut discuter du dossier avec les autres élus au conseil d’arrondissement et, surtout, avec la population et le milieu communautaire. Ainsi qu’avec les promoteurs éventuels. Question de fixer la formule la plus prometteuse. « Je me dois de connaître à fond les enjeux et les ressources disponibles. Parce qu’un tel projet, fixe ou mobile, va demander des ressources. Je ne sais encore pas si nous les avons. »

M. Celzi ne se dit pas contre un concept de marché mobile. « Mais il faut voir la logistique derrière, dit-il. Il faut soigneusement choisir les sites en fonction des accès et du zonage. Un tel projet a l’avantage d’être moins cher qu’un marché avec son édifice et son stationnement. »

Une priorité

« Le projet fut soulevé au forum Agir pour mon quartier, alors c’est une priorité, souligne Réal Ménard, le maire de l’arrondissement Mercier Hochelaga-Maisonneuve. Quelques sites ont été proposés pour ce projet, dont le parc Clément-Jetté. Je suis favorable au principe, mais je ne me prononcerai pas sur l’emplacement. C’est une initiative citoyenne et on va l’appuyer à fond. Ça va sûrement demander des analyses. »

M. Ménard retient lui aussi les questions de zonage, d’infrastructure et de l’environnement d’accueil : il faut éviter que l’éventuel marché nuise à des résidents à cause du va-et-vient des clients.

Il faut aussi, selon lui, déterminer un porteur de ballon : qui va officiellement défendre ce dossier devant toutes les instances publiques et privées? « Ce n’est pas le rôle de l’arrondissement, précise le maire. Mais c’est une problématique de santé publique et c’est notre rôle d’appuyer ce genre d’initiative. »

Au Faubourg?

Certains aimeraient qu’un tel marché s’installe dans la zone commerciale du Faubourg Contrecoeur. Réal Ménard refuse de se prononcer sur une telle possibilité.

« Il faudra régler avant tout la cession de ce terrain privé de Catania vers un nouveau promoteur, dit-il. C’est ce dernier qui devra proposer des projets de développement pour la zone commerciale. J’espère juste qu’un éventuel projet comportera une offre commerciale la plus diversifiée possible. Mais l’idée d’un marché public dans la zone commerciale me semble peu plausible. Pour développer cette zone, il faudra attirer un joueur majeur de l’alimentation. Je vois mal ce dernier accepter la présence d’un marché public à quelques dizaines de mètres. »

Vos commentaires
loading...