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Abribus dans le Faubourg? Pas demain la veille!

Économie, Environnement, Vie de quartier
La STM n'a pas l'intention d'implanter d'Abribus dans le Faubourg Contrecoeur. Ci-dessus: le nouveau modèle d'Abribus montréalais introduit l'été dernier. (photo: STM)
La STM n’a pas l’intention d’implanter d’Abribus dans le Faubourg Contrecoeur. Ci-dessus: le nouveau modèle d’Abribus montréalais introduit l’été dernier. (photo: STM)

Au moment d’écrire ces lignes, il fait -20 degrés Celsius et il vente. Mais la Société de transport de Montréal (STM) n’a aucune intention, à court ou moyen terme, d’implanter des abribus dans le Faubourg Contrecoeur.

Malgré le fait que le Faubourg est reconnu pour ses forts vents, ses immenses terrains dégagés, et que plusieurs citoyens demandent l’installation d’abribus (notamment sur la page Facebook de Contrecoeur Express), la STM a confirmé qu’elle n’avait pas de projets en ce sens, notamment sur le trajet de la ligne 26.

« Plusieurs critères déterminent l’installation d’abribus, explique la porte-parole de la STM, Isabelle A. Tremblay. Le critère numéro un est l’achalandage sur la ligne visée. Il faut aussi que les dégagements sur les trottoirs ou les terrains publics soient adéquats, en tenant compte du mobilier urbain, comme les bornes-fontaines. Mais l’achalandage pèse très lourdement : la ligne visée doit être très utilisée. »

La STM remplace actuellement plusieurs abribus sur son territoire par un nouveau modèle, dévoilé en juin dernier. Elle va en installer une cinquantaine cette année, dans l’ensemble de l’île de Montréal. La STM dispose actuellement d’environ 3000 abribus sur l’île, pour plus de 9000 arrêts, dans un territoire de 500 km carrés. Le tiers des arrêts d’autobus bénéficient donc d’un abribus.

Les abribus sont entièrement financés par le partenaire publicitaire de la STM, Québecor.

« Dans un monde idéal, nous aimerions multiplier les abribus, reprend Mme Tremblay. Mais les contraintes financières et logistiques sont énormes. Et nous devons faire des choix déchirants. »

Des pressions citoyennes ou politiques pourraient-elles faire la différence? L’appui d’une pétition ou d’un élu, par exemple? La STM dit être en contact constant avec les élus. Mais l’achalandage demeure le critère numéro un.

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