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Qu’est-ce que vous mangez?

Économie, Vie de quartier
Les promoteurs d'un marché public dans le quartier veulent connaître ce que vous mangez pour ajuster leur éventuelle offre de produits. (photo: http://www.cepolina.com)
Les promoteurs d’un marché public dans le quartier veulent connaître ce que vous mangez pour ajuster leur éventuelle offre de produits. (photo: http://www.cepolina.com)

C’est la question que posent deux organismes qui aimeraient sonder votre opinion sur le sujet. Le projet CÉRES en dépend.

Le Sésame (Service d’éducation et de sécurité alimentaire de Mercier-Est) et Y’a QuelQu’un l’aut’ bord du mur (YQQ) se sont associés pour créer un sondage sur les habitudes alimentaires des citoyens du quartier. Ces organismes veulent connaître les besoins alimentaires des citoyens car ils entendent changer une réalité très désagréable pour une majorité d’entre nous : nous vivons dans un désert alimentaire.

Qu’est-ce qu’un tel désert? C’est une zone urbaine où il est impossible d’acheter des produits frais de bonne qualité, comme des fruits, des légumes ou du pain, sans utiliser sa voiture. Ce qui est exactement le cas des résidents du Faubourg Contrecoeur.

Plusieurs projets de marché public sont dans les cartons dans Mercier-Est (v. autre texte). Un de ceux-là est piloté par le Sésame et YQQ. Il s’agit du CÉRES, pour Consortium d’Élaboration d’Une Ressource pour un Environnement Santé. Cérès est également la déesse romaine de l’agriculture, de la fertilité et des moissons

Marché public?

Le CÉRES sera une entreprise d’économie sociale qui fera sa spécialité de faire passer Mercier-Est d’un désert alimentaire à un quartier où il est possible d’acheter des fruits et légumes frais à proximité de chez soi. Il s’agit d’un service qui répondra tout particulièrement aux besoins des personnes âgées et démunies. Le CÉRES organisera aussi des projets d’agriculture urbaine.

« Certains secteurs de Mercier-Est sont plus défavorisés que d’autres, notamment dans Saint-Victor et au sud d’Hochelaga, explique Catalina Bonilla, agente de développement au Sésame. Mais le projet ne concerne pas juste les gens pauvres. Une bonne part des personnes âgées du quartier ont de la difficulté à se nourrir convenablement. Et tous les habitants du quartier pourraient bénéficier d’un tel service. »

Les organisateurs en sont à peaufiner la formule, qui gravitera autour d’un marché public ayant pignon sur une des rues commerciales du quartier mais aussi de centres de production agricole sous forme de jardins collectifs et même d’une serre. Contrecoeur Express a déjà écrit sur le projet de marché public dans Mercier-Est (v. autre texte).

Mme Bonilla mentionne qu’elle travaille actuellement aux études de faisabilité. « Plusieurs options sont sur la table : un marché saisonnier dans la zone de la RUI, autour de la Promenade Bellerive, ou un marché plus permanent, dit-elle. On regarde aussi l’implantation d’un marché mobile sur vélos triporteurs, pour rejoindre la clientèle là où elle se trouve. Cette formule, le Fruixi, existe déjà, avec le Marché solidaire Maisonneuve. » La RUI est un concept de Revitalisation Urbaine Intégrée de Mercier-Est (v. autre texte).

Mais avant de se lancer dans la vente de fruits et légumes, les promoteurs du CÉRES veulent connaître les besoins alimentaires de la population et aussi l’intérêt des gens envers un projet de marché public estival ou de kiosques maraîchers. Toutes les réponses sont confidentielles.

On peut compléter le sondage en cliquant ici.

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