Publicité

Crise du stationnement : faut que ça change!

Environnement, Vie de quartier
Ailleurs en ville, notamment sur la rue Sainte-Catherine, l'application de la norme en vigueur dans le Faubourg soulèverait un tollé, selon Martine Campeau, qui a pris cette photo angle Claude-Masson et Anne-Courtemanche.
Ailleurs en ville, notamment sur la rue Sainte-Catherine, l’application de la norme en vigueur dans le Faubourg soulèverait un tollé, selon Martine Campeau, qui a pris cette photo angle Claude-Masson et Anne-Courtemanche.

Plusieurs citoyens du Faubourg Contrecoeur dénoncent la crise du stationnement qui sévit dans les rues du quartier. Ils veulent que l’arrondissement réaménage la signalisation pour améliorer leur qualité de vie (v. autre texte).

« Certaines interdictions de stationner sont artificielles, dit-elle. Je ne vois ça nulle part ailleurs en ville. Les arrêts d’autobus, les traverses au coin des rues, on interdit trop large pour rien, car le trafic est à son minimum. Nous vivons dans un quartier résidentiel, les rues sont larges », explique Martine Campeau, une résidente de la rue Anne-Courtemanche.

Plusieurs citoyens rencontrés par Contrecoeur Express aimeraient que certains arrêts d’autobus soient déplacés et que l’espace qui leur est alloué soit réduit. Actuellement, la ligne 26 suit la rue Contrecoeur de Sherbrooke jusqu’à Anne-Courtemanche, pour rapidement bifurquer sur Claude-Masson. Le terminus est situé dans le fond de bouteille, angle Claude-Masson et Robitaille, où le stationnement est interdit.

« On n’a rien contre l’autobus, mais pourquoi ne pas marcher quelques mètres de plus pour l’attendre, explique Joe Pelle, qui habite sur Claude-Masson. L’arrêt angle Claude-Masson et Anne-Courtemanche pourrait très bien être déplacé tout près, face au parc d’Alcantara. Ça ne changerait rien pour les usagers. Et les interdictions au coin des rues, liées aux traverses piétonnes, sont complètement illogiques. »

« Ailleurs en ville, notamment sur la rue Sainte-Catherine, l’application de la norme en vigueur dans le Faubourg soulèverait un tollé », commente Mme Campeau.

Ça va être pire

M. Pelle s’inquiète pour l’avenir : « C’est désormais interdit de stationner dans le fond de bouteille angle Robitaille et Claude-Masson où est situé le terminus de la ligne d’autobus 26. Tout ce secteur sera encombré dès l’été prochain quand Habitations Laurendeau va ériger ses dernières maisons Californiennes, dont la façade du dernier immeuble de sept unités donne sur ce fond de bouteille. Il y a carrément un manque de vision dans ce dossier. »

Mme Campeau a rencontré l’ancien conseiller de Tétreaulville (où est justement situé le Faubourg), Gaëtan Primeau, avant les élections, qui était aussi responsable du comité de circulation de l’arrondissement. Après une visite des lieux, il a promis des correctifs. Mais il a perdu ses élections. Avec plusieurs citoyens, elle a à nouveau rencontré le maire de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard, début janvier. Ce dernier lui a promis une prochaine rencontre, avec la STM et des fonctionnaires, mais la rencontre n’a pas encore eu lieu.

C’est le successeur de M. Primeau, Richard Celzi, qui est désormais responsable du comité circulation. Son attaché politique a confirmé que celui-ci allait se familiariser avec le dossier du stationnement dans le Faubourg au cours des prochains jours. Les élus sont actuellement plongés dans l’étude et l’adoption du budget de la Ville de Montréal. Il n’ont donc pas pu commenter pour Contrecoeur Express. Mais leurs attachés assurent qu’ils préparent actuellement une réunion, au cours des prochaines semaines, avec les citoyens, la STM et les élus, qui portera sur le dossier du stationnement dans le Faubourg.

Vos commentaires
loading...