Publicité

Le Blogue de Réal Ménard : Découvrez l’histoire de la construction du pont-tunnel Louis-H.-Lafontaine

Éditoriaux
Vue vers la rive sud à partir des tours d'aération du pont-tunnel Hippolyte-La Fontaine, 1967. (Collection, Ministère des transports du Québec)
Vue vers la rive sud à partir des tours d’aération du pont-tunnel Hippolyte-La Fontaine, 1967. (Collection, Ministère des transports du Québec)

Réal Ménard, maire de l’arrondissement Mercier Hochelaga-Maisonneuve, signe ici son premier blogue pour Contrecoeur Express. Il vous invite à une fascinante exposition de photos portant sur un événement marquant de l’histoire du quartier.

L’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve innove en prêtant ses murs pour l’exposition Le pont-tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine, une œuvre moderne sur les traces du passé.

Vous y apprendrez l’histoire de la construction du pont-tunnel, devenu nécessaire, voire obligatoire, à la suite de l’augmentation du transport commercial et du nombre de familles qui acquièrent des voitures au cœur de la Révolution Tranquille.

La nécessité de construire de nouvelles voies devait répondre à deux objectifs : soulager les automobilistes de plus en plus nombreux dans les embouteillages et faciliter le transport commercial pour permettre le développement industriel et, par conséquent, une urbanisation plus étendue.

Les arguments en faveur d’un tunnel concernaient les coûts de construction, d’entretien et d’exploitation moins élevés qu’un pont. Les architectes de l’époque parlaient aussi d’économie de temps, d’essence et le fait qu’un tunnel apporte moins d’inconvénients causés par les chutes de neige.

D’une longueur de 5 000 mètres, le tunnel s’inscrit comme l’une des plus longues routes « sous-marines » du monde. La construction du tunnel a pris 7 mois, 250 000 verges cubes de béton, 60 000 000 de pieds de fils d’acier, et une ventilation d’un débit maximal de 3 200 000 pieds cubes par minute, malgré un trafic maritime incessant.

Le projet marqua une rupture du fait qu’il constitue un bel exemple où le Québec moderne prit le pas sur le Québec traditionnel. Un ouvrage remarquable de l’ingénierie québécoise.

Bien sûr, tout projet d’envergure comme le pont-tunnel apporte son lot d’irritants, de problèmes qui peuvent devenir majeurs dans certains cas. Je pense, entre autres, à la partie du quartier de Mercier-Est qui a été démolie, poussant 300 familles à se reloger.

On peut affirmer que la construction du pont-tunnel a permis, à l’époque, de régler les problèmes de circulation tout en lançant un grand chantier de développement de l’est de Montréal et sur la Rive-Sud.

Longue-Pointe

Vue aérienne de l’ancien village de la Longue-Pointe, qui sera démoli pour la construction du pont-tunnel Hippolyte-La Fontaine (environ 1963). À droite, les terrains et installations de l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu, anciennement hôpital Louis-H. Lafontaine, aujourd’hui l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal. (Collection Ministère des transports du Québec)

Toutefois, ce nouveau développement économique, plus résidentiel que commercial, a entraîné, à son tour, une augmentation du trafic renouvelant ainsi le cycle des embouteillages que nous tentons de contrôler aujourd’hui par différentes politiques sur la circulation des camions dans l’arrondissement.

Présentée dans le hall d’entrée du conseil d’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, l’exposition est accessible au grand public, pour une période d’un an, les soirs où il y a une séance du conseil. L’exposition est offerte en collaboration avec l’Atelier d’histoire de la Longue-Pointe.

 

 

 

 

 

 

menard

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
Vos commentaires
loading...