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Le boisé Roger-Rousseau ne sera pas sacrifié

Environnement
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On peut apercevoir la bande de terrain concernée par le projet de règlement directement à partir du « fond de bouteille » des rues Claude-Masson et Robitaille. (photo: Stéphane Desjardins)

Un changement de zonage dans le secteur du parc Roger-Rousseau, juste à l’est du Faubourg Contrecoeur, dans Anjou, suscite des appréhensions. Vérification faite : le boisé ne cèdera pas la place à des maisons.

Un avis public (qu’on peut consulter ici), publié ces derniers jours par l’arrondissement Anjou (v. illustration), a semé l’inquiétude chez plusieurs résidents du Bas-Anjou et du Faubourg Contrecoeur. L’arrondissement voisin a adopté un projet de règlement qui modifie le zonage du boisé. La loi prévoit la tenue d’un référendum sur ce projet de règlement si les résidents concernés récoltent au moins 12 signatures d’ici le 29 janvier.

Cette zone, située derrière les maisons du côté est des rues Lionel-Daunais et Charles-Goulet (P-310 sur la carte), s’étend aussi à l’est de la rue Claude-Masson (derrière les maisons californiennes actuellement construites par Laurendeau Habitations) et à l’est du « fond de bouteille » des rues Claude-Masson et Robitaille, dans la partie nord du Faubourg. Il s’agit du boisé qui s’étend des terrains de soccer jusqu’au « fond de bouteille » des rues Contrecoeur et Claude-Masson, et qui longe la carrière Lafarge.

La piste cyclable située à cet endroit relie la voie de service de l’autoroute 40, les terrains de soccer, le parc Roger-Rousseau et les maisons des deux rues voisines dans ce secteur. Elle sera un jour prolongée vers le sud, au cœur du boisé, pour déboucher sur le parc Jules-d’Alcantara. Une source mentionne que, lors des consultations sur l’aménagement du parc d’Alcantara, le boisé Roger-Rousseau serait protégé par un décret du ministère de l’Environnement du Québec, car il sert à la reproduction d’une espèce rare de couleuvres. Nous n’avons pu confirmer cette information.

Le projet de règlement de l’arrondissement Anjou prévoit l’agrandissement de la zone d’habitation H-315, qui comprend la rue Charles-Goulet au complet. Les citoyens craignent que le boisé ne soit cédé à des entrepreneurs et qu’on y bâtisse des maisons.

« Les gens ne devraient pas s’inquiéter, explique Louise Goudreault, directrice des services administratifs de l’arrondissement Anjou. Le projet ne concerne qu’une toute petite bande de terrain de cette zone à l’extrémité sud de la rue Charles-Goulet, derrière trois résidences seulement. Il s’agit d’une bande de terre d’environ 60 par 20 pieds (18,29 mètres de profondeur par 67,37 mètres de largeur précise le projet de règlement) située derrière la cour actuelle de ces résidences. Elle est déjà partiellement utilisée par ces résidents, qui veulent agrandir officiellement leurs propres terrains. Si le règlement est approuvé, ils vont acheter cette bande de terre de la Ville. Il est impossible de construire quoi que ce soit sur les terrains concernés. À part cette petite bande de terre, le reste du lot P310 demeurera un parc. »

carte

On peut apercevoir la bande de terrain concernée par le projet de règlement directement à partir du « fond de bouteille » des rues Claude-Masson et Robitaille.

Pour Mme Goudreault, il s’agit d’une formalité administrative qui ne menace en rien l’intégralité de l’espace vert. Plusieurs renards ont été aperçus aux alentours de ce boisé (notamment par l’auteur de ces lignes), qui abrite aussi une vaste gamme d’espèces d’oiseaux. C’est un des rares boisés encore sauvages dans l’est de Montréal. Il sert aussi de zone-tampon anti-bruit entre les habitations et la carrière Lafarge, qui aménage présentement un talus à proximité, qui sera lui aussi boisé.

À l’arrondissement, on confirme que le projet de prolongement de la piste cyclable est toujours dans les cartons mais on n’en sait pas plus. Contrecoeur Express reviendra bientôt sur ce dossier de prolongement.

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