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Économie, Vie de quartier
Stéphane Tremblay, D.G. du Sésame, lors du forum Agir pour mon quartier de Solidarité Mercier-Est, le 26 octobre dernier. (photo: Solidarité Mercier-Est)
Stéphane Tremblay, D.G. du Sésame, lors du forum Agir pour mon quartier de Solidarité Mercier-Est, le 26 octobre dernier. (photo: Solidarité Mercier-Est)

Un éventuel marché public dans Mercier-Est devrait-il avoir pignon sur rue ou se déplacer vers les populations qu’il souhaite desservir? Ou les deux?

Service d’Éducation et de Sécurité alimentaire de Mercier-Est (Sésame) et Y’a Quelqu’un l’Aut’ bord du mur (YQQ), qui pilotent le projet CÉRES, les promoteurs du projet CÉRES, jonglent actuellement avec diverses options. « Nous nous sommes donnés cinq ans pour mener ce projet à terme, explique Catalina Bonilla, agente de développement au Sésame. Dans un premier temps, nous songeons à instaurer un marché saisonnier dans la zone de revitalisation urbaine intégrée (RUI, au sud d’Hochelaga, à l’est de l’autoroute 25), autour de la promenade Bellerive. Nous songeons aussi à instaurer un marché permanent, avec pignon sur rue. Mais, une première étape serait de créer un marché mobile pour évaluer la demande. Un projet pilote est envisagé pour 2015, mais il pourrait voir le jour dès cet été. »

« L’idée d’un projet public dans ou près de la Promenade Bellerive revient de façon récurrente dans le quartier depuis des années, explique Stéphane Tremblay, directeur général du Sésame. Il s’agirait d’un projet d’économie sociale qui origine du Sésame. »

Le marché sera donc une coopérative ou une OBNL qui, le Sésame l’espère, aura pignon sur rue sur une artère commerciale comme Hochelaga, Des Ormeaux ou Sherbrooke. Il offrira un vaste choix de produits frais, comme des fruits et légumes, au plus bas prix possible.

Pour maintenir des prix abordables, les promoteurs du CÉRES proposent de produire, dans le quartier, une partie des aliments qui seront vendus au marché!

On propose donc la création de quatre centres de production agricole urbaine : trois jardins collectifs et une serre sur toit. Tous les semis seraient produits dans cette serre, qui alimenteront les jardins collectifs. Les semis seront également vendus au public. La serre, elle, servira aussi de lieu de formation aux citoyens, écoles et organismes du quartier. La production sera soumise à des critères de développement durable

Si la production de la serre et des jardins collectifs est insuffisante, le marché conclura des ententes avec des producteurs maraîchers.

Le CÉRES disposera aussi d’une cuisine commerciale. On espère offrir des produits à valeur ajoutée élaborés directement à partir de ce qui sera cultivé sur place. On pense notamment à des repas santé, des boites à lunch pour enfants, adultes, aînés ou convalescents, offerts notamment par un service de popote roulante.

Marché fixe ET mobile

Le CÉRES tiendra un marché public tout l’été, grâce à une entente avec la Société d’animation de la Promenade Bellerive. Pour maximiser l’affluence, on mise sur des ententes avec des commerçants privés du quartier pour étendre l’offre.

Mais le CÉRES comporte aussi un volet mobile, avec un camion hybride qui se déplacera notamment dans les cours d’école.

Le projet comporte un volet d’employabilité. On veut mousser de développement des compétences à la la vente directe, au service à la clientèle, à la gestion des inventaires, à la gestion de caisse, à la cuisine, pour les résidents du quartier qui veulent revenir sur le marché du travail.

Évidemment, le projet permettra de sensibiliser la population du quartier eux bienfaits de consommer des produits frais.

Le CÉRES profite des conseils et de l’appui de Solitarité Mercier-Est, du CSSS Pointe-de-l’Île, de l’Arrondissement Mercier Hochelaga-Maisonneuve, de la Corporation de Développement de l’Est de l’Île de Montréal (CDEST), du Programme d’information sur le travail et la recherche d’emploi de Montréal (PITREM), de la Société d’animation de la Promenade Bellerive, du Regoupement Est de la CSDM et de plusieurs commerçants du quartier.

Les promoteurs du CÉRES mentionnent qu’un projet similaire, en Caroline du Nord, a permis d’augmenter de 11% l’offre de marchés publics dans les quartiers défavorisés de cet État américain puis 2010. Ces projets ont permis de joindre plus de 5900 personnes et 688 entreprises et d’injecter 23,7 M$US dans l’économie locale.

V autres textes :

Le Sésame veut un marché dans Mercier-Est

Un quartier qui a bien besoin d’un marché public

Où s’installera le futur marché public?

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