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Succès de « Gabrielle », présenté par StationVu à la Maison de la culture Mercier

Culture
La projection du film Gabrielle était précédée de la prestation d'une dizaine de chansons offertes par la Gang à Rambrou, dont plusieurs membres font partie du film. (photo: Stéphane Desjardins)
La projection du film Gabrielle était précédée de la prestation d’une dizaine de chansons offertes par la Gang à Rambrou, dont plusieurs membres font partie du film. (photo: Stéphane Desjardins)

Grand succès du film « Gabrielle », présenté par StationVu hier (vendredi 24 janvier) à la maison de la culture Mercier.

L’événement était précédé de la prestation d’une dizaine de chansons offertes par la Gang à Rambrou, une chorale dont plusieurs membres présentent des déficiences intellectuelles. Ils étaient plusieurs hier sur scène à avoir fait partie du film de Louise Archambault. Ils ont été chaudement applaudis par le public, qui a pratiquement rempli la salle.

La projection du film a suivi et fut visiblement appréciée par les cinéphiles. C’est que « Gabrielle » est manifestement un feelgood movie, une histoire touchante d’une jeune femme atteinte du syndrome de Williams dont la joie de vivre est communicative, mais qui possède aussi l’oreille absolue, soit un talent réel pour la musique. Gabrielle (Gabrielle Marion-Rivard) fait partie d’une chorale formée de personnes atteintes de déficiences intellectuelles qui préparent leur passage à un festival de chorales animé par Gregory Charles. Ils se produiront sur scène avec nul autre que Robert Charlebois.

Autre membre de la chorale : Martin (Alexandre Landry). Gabrielle et Martin sont inséparables. Mais leur histoire d’amour, et la quête d’autonomie de Gabrielle, inquièteront leurs proches, dont la mère de Martin, qui accueille avec difficulté l’épanouissement amoureux du jeune couple.

Mélissa Désormeaux-Poulin joue la sœur complice de Gabrielle, Sophie, déchirée entre ses responsabilités pour sa sœur et ses projets personnels, professionnels et amoureux, qui l’amènent en Inde, où travaille son amoureux Raphaël (Sébastien Ricard).

Pendant que la chorale pratique, dirigée par Rémi (Vincent Guillaume-Otis), le film illustre les efforts de Gabrielle et Martin pour faire leur place et, surtout, s’épanouir doucement dans une relation amoureuse exprimée avec beaucoup de délicatesse.

Louise Archambault (Familia, National Parks Project) a choisi de tourner « Gabrielle » sur le ton du faux direct, avec beaucoup de plans tournés avec la caméra à l’épaule, comme pour mettre le spectateur dans le coup, d’égal à égal avec les personnages. Le film, qui offre de magnifiques prestations musicales, suggère plus qu’il ne montre et évite les constats moralisateurs pour mieux exprimer les sentiments des personnages. La fin, ouverte, en est une d’espoir.

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