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Un quartier qui a bien besoin d’un marché public

Économie, Vie de quartier
Mercier-Est est un désert alimentaire. (photo: Wiki Commons)
Mercier-Est est un désert alimentaire. (photo: Wiki Commons)

Les promoteurs du projet CÉRES ont identifié des problèmes bien réels du quartier, que viendraient améliorer un éventuel marché public.

Le Service d’Éducation et de Sécurité alimentaire de Mercier-Est (Sésame) et Y’a Quelqu’un l’Aut’ bord du mur (YQQ), qui pilotent le projet CÉRES (v. autre texte), ont identifié plusieurs problèmes typiquement associés au phénomène de désert alimentaire, dans Mercier-Est.

Ils considèrent que la situation géographique du quartier a en quelque sorte isolé sa population, puisque Mercier-Est est éloigné de la ville-centre et adjacente à la zone industrielle de Montréal-Est et d’Anjou. Le plan présenté à l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal fait plusieurs constats alarmants :

extrême rareté des commerces de proximité;

absence de commerces de grande surface à l’intérieur d’un rayon de 3 km;

peu de commerces de moyenne surface;

peu de services de transport en commun;

fort taux de monoparentalité;

faible taux de diplomation;

vieillissement notable de la population;

taux de défavorisation sociale élevé;

taux de défavorisation économique élevé.

« Bien que certains secteurs du quartier Mercier-Est affichent des indices de défavorisation très élevés (Saint-Victor, Saint-Justin et Saint-François d’Assise), le quartier entier n’échappe pas aux enjeux décrits ci-dessus. Il en résulte un territoire parmi les plus mal desservis en termes alimentaires à Montréal », poursuit le document.

En fait, les promoteurs du CÉRES considèrent inacceptable le fait de devoir utiliser sa voiture pour aller faire ses courses à l’extérieur du quartier. L’offre de produits alimentaires, dans Mercier-Est, se résume à certains dépanneurs ou surfaces moyennes, souvent dépourvus en produits frais. Le choix est limité, les produits sont de qualité moyenne et les prix élevés.

De plus, selon des données d’une étude de Centraide du Grand Montréal de 2012, reprises par les promoteurs du CÉRES, Mercier-Est présente des moyennes inférieures à celle de la métropole sur le plan du revenu par ménage, 32% de la population qui consacre plus de 30% de ses revenus au logement et une sur-représentation des familles monoparentales (40% à Mercier-Est comparativement à 33% pour l’Île de Montréal).

Mercier-Est connaît aussi une croissance de l’immigration de plus du double de celle de Montréal dans son ensemble. Les nouveaux immigrants, enrre 2001 et 2006, ont affiché un taux de croissance de 113%, contre 36% pour l’île de Montréal.

Le quartier est aussi affecté par une certaine carence en transport en commun, peu ou pas de commerce de proximité selon le quartier, un taux de scolarisation assez faible en moyenne, une population vieillissante.

V autres textes :

Le Sésame veut un marché dans Mercier-Est

Produit ici, vendu ici!

Où s’installera le futur marché public?

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