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Braconnage dans le parc Thomas-Chapais?

Environnement
Angle Pierre-Bernard et Éric, le parc Thomas-Chapais comporte plusieurs bosquets de conifères matures, un environnement de prédilection pour les lièvres, situé à deux pas du boisé. (photo: Stéphane Desjardins)
Angle Pierre-Bernard et Éric, le parc Thomas-Chapais comporte plusieurs bosquets de conifères matures, un environnement de prédilection pour les lièvres, situé à deux pas du boisé. (photo: Stéphane Desjardins)

Des citoyens ont découvert une ligne de trappe dans le parc Thomas-Chapais.

Au moins un lièvre aurait été aperçu dans le parc Thomas-Chapais ces derniers jours. Mais sa sécurité est menacée.

Une citoyenne, qui a voulu garder l’anonymat, se promenait samedi dernier (1 mars) dans le parc avec sa fille, Elle a repéré trois collets dans le secteur nord du parc, près de la rue Éric. Il s’agit d’une activité illégale. Il est interdit de piéger et de chasser sur le territoire de la Ville de Montréal (v. règlement). Évidemment, on ne connaît pas l’identité du braconnier.

La citoyenne et sa fille ont désactivé les pièges à l’aide de branches et de bâtons, qu’ils ont laissé sur place. « Ces pièges peuvent poser un danger d’étranglement pour les enfants ou les animaux de compagnie qui déambulent dans le parc, signale Michel Ferrara, un passionné du boisé, qui a rapporté l’incident au Comité citoyen du Parc Thomas-Chapais, hier (3 mars). Ces pièges sont situés dans le secteur 3 au nord du parc, là où se trouve le petit bassin et où la faune et la flore sont les plus variés. »

M. Ferrara se plaint depuis des années du manque de surveillance dans le parc, une doléance reprise récemment par Tandem Mercier Hochelaga-Maisonneuve et le Comité citoyen du Parc Thomas-Chapais (v. autre texte).

Une marche dans le secteur permet de constater de multiples pistes de lièvres. Hier, Contrecoeur Express n’a pas trouvé les collets. Ni M. Ferrara, qui est aussi allé inspecter les lieux. « Je n’ai absolument aucune raison de douter de la sincérité de cette dame, reprend ce dernier. Je crois que ceux qui ont posé leurs pièges les ont enlevés quand ils ont vu que quelqu’un les avait rendus inopérants, pour ne pas se faire identifier. »

L’Éco-Quartier Tétreaultville a été informé de l’existence de ces pièges, de même que le maire de l’arrondissement, Réal Ménard. Son attaché, Marc Tessier, indique que M. Ménard va réagir plus tard cette semaine.

Le parc Thomas-Chapais abrite aussi une population de ratons laveurs, de renards et de coyotes, ainsi que des espèces d’oiseaux et de plantes rares dans l’est de Montréal. On y a aussi vu un Épervier de Cooper et une personne y a même photographié un Faucon Pèlerin.

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