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Didier Fleury quitte la direction de la CDEST

Économie, Vie de quartier
Didier Fleury

Didier Fleury, au forum Agir pour mon quartier, organisé par Solidarité Mercier-Est en octobre dernier. (photo: Stéphane Desjardins)

Il y a quelques heures (20 mars), le directeur général de la CDEST, Didier Fleury, annonçait qu’il quittait l’organisme. Il a accepté un poste de directeur de comptes sénior à la Caisse d’économie solidaire de Desjardins.

L’annonce a pris tout le monde par surprise dans les milieux économiques et communautaires, ainsi qu’au sein des employés de la Corporation de développement de l’est de Montréal (CDEST). M. Fleury y travaillait depuis six ans, dont quatre à la direction générale. Il quitte officiellement le 12 avril. Le directeur adjoint de la CDEST, Bernard Gauvreau, assurera l’intérim.

« Ça n’a pas été une décision facile, souligne-t-il. J’adore ce que je fais. J’aurais continué encore pendant plusieurs années. Mais cette opportunité est survenue et j’avais le goût de relever ce nouveau défi. » M. Fleury, 45 ans, est père de deux jeunes filles. Il compte ainsi consacrer plus de temps à sa famille.

Dans un communiqué publié par la CDEST, il affirme que sa décision « s’inscrit dans une dynamique de poursuite de mon implication sociale. » De fait, M. Fleury a fait toute sa carrière dans le développement social québécois.

Didier Fleury assure qu’il quitte en très bons termes. Pour lui, la CDEST est plus que jamais pertinente comme outil de développement économique et social, « pour maintenir et développer une vie de quartier inclusive, qui fait toujours la réputation enviable de Montréal. »

Il évoque avec fierté certaines réalisations des dernières années, dont Vélopousse Maisonneuve, le partenariat avec le Parc olympique et celui avec l’École de technologie supérieure (ÉTS). Il se réjouit des investissements records de plus d’un million de dollars dans la communauté, pilotés par la CDEST en 2012-2013.

Didier Fleury est né en Bretagne et a vécu à Paris pendant quelques années, où il a étudié en marketing et travaillé au sein d’agences de publicité. Fuyant un certain marasme économique, il s’installe au Québec en 1992 pour y parfaire des études au baccalauréat et à la maîtrise en communications, à l’Université Laval. Son mémoire porte sur les effets de la violence à la télé.

Il travaillera comme organisateur communautaire dans le quartier Saint-Michel et occupera un poste de conseiller au développement des entreprises collectives pour la CEDEC Ahuntsic Cartierville. « C’est à cette époque que j’ai développé des liens avec la Caisse d’économie solidaire, car cette dernière finançait des projets d’économie sociale », ajoute-t-il.

À son nouveau poste, il s’occupera d’un portefeuille de projets en économie sociale, notamment en analyse et en financement, et fera du développement d’affaires.

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