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L’agrile du frêne préoccupe les citoyens

Élus, Environnement, Vie de quartier
Denis Cyr

M. Denis Cyr, nouveau directeur des services administratifs de l’arrondissement Mercier Hochelaga-Maisonneuve. (photo: Stéphane Desjardins)

L’agrile du frêne, les coupes et les plantations d’arbres ont mobilisé la période de questions du conseil d’arrondissement de Mercier Hochelaga-Maisonneuve, qui vient de se terminer il y a une heure (4 mars).

En début de séance, le maire de l’arrondissement, Réal Ménard, a « voulu contrer des rumeurs qui circulent dans certains réseaux. Contrairement à ce qui se dit, il va y avoir de la surveillance dans les parcs de l’arrondissement cet été. »

Dès le début de la période de questions, Mme Suzie Miron a demandé aux élus s’ils avaient l’intention d’encourager la création de regroupements de commerçants, notamment sur les rues Sherbrooke, Hochelaga et Des Ormeaux. Car le conseil a voté un soutien financier de 118 847$ à la Société de développement commercial d’Hochelaga-Maisonneuve. Le maire Ménard a répondu qu’il n’avait pas réfléchi à l’opportunité, pour les élus, d’inciter les commerçants à se joindre à de tels regroupements. « Solidarité Mercier-Est a piloté ce dossier, qui est un prolongement naturel de son mandat de concertation. Est-ce notre rôle? Je ne le sais pas. Mais nous allons certainement y réfléchir », a-t-il ajouté.

La question de l’agrile du frêne a été soulevée par un citoyen, Bruno Dagenais, qui a demandé aux élus : quand l’arrondissement va-t-il planter des arbres pour remplacer ceux qui ont été coupés jusqu’à présent? Le citoyen a souligné que les arbres sont une partie essentielle de la qualité de vie en ville. « La question de l’agrile du frêne est une véritable tragédie, a répondu le maire Ménard. L’agrile est un insecte qui résiste à l’hiver. Nous avons abattu 50 arbres infectés depuis 2011 dans notre seul arrondissement. On va en abattre 153 autres dans les prochains jours. C’est une catastrophe. La Ville de Montréal compte 200 000 frênes sur le territoire public et probablement autant sur le domaine privé. Comme responsable de l’environnement pour Montréal, j’ai invité tous les élus au Planétarium ce lundi (10 mars) pour une présentation sur le sujet. Il faut instaurer une stratégie pour l’ensemble de la métropole. » Le maire a mentionné que l’arrondissement plantera au moins 320 arbres cette année et dispose d’un budget supplémentaire de la ville-centre pour en planter d’autres. L’arrondissement fera deux plantations, en avril et à l’automne, cette année.

Un autre citoyen, Jean Lapointe, qui est aussi président du Collectif en environnement de Mercier-Est, a insisté pour connaître les endroits où seront plantés les arbres et leur nombre. Les fonctionnaires de l’arrondissement ont répondu que le programme habituel de plantation s’est singulièrement compliqué cette année avec l’agrile du frêne. Ils vont revenir au prochain conseil d’arrondissement (en avril), avec un bilan de la gestion des arbres en 2013 et une stratégie pour 2014.

Cour de voirie Honoré-Beaugrand

M. Serge Godin a posé deux questions concernant le secteur de la rue Hochelaga. Il a demandé si le projet de relocalisation et de développement de la cour de voirie, dans ce secteur, verra effectivement le jour, malgré les mauvaises nouvelles récentes sur le sujet. Le maire Ménard a répondu que le dossier cheminait et qu’il aura bientôt de bonnes nouvelles, sans donner de date. « Le maire, le président du Comité exécutif et les autres élus de la Ville de Montréal ont compris que ce projet est essentiel au développement de l’arrondissement et je ne vois pas pourquoi il n’aboutirait pas », a-t-il ajouté.

« Le Tour de l’île de Montréal passe sur Hochelaga cette année, ce qui nuit aux commerces, sur une rue qui en arrache déjà beaucoup sur le plan économique, a ajouté M. Godin. Le Tour de l’île ne peut-il pas passer sur la rue Souligny? » Le maire Ménard a répondu que Montréal est une ville cycliste, que le Tour de l’île doit exister, malgré des inconvénients de quelques heures chaque année pour certains. Il faut faire preuve d’une certaine tolérance et encourager les transports actifs. Laurence Lavigne-Lalonde, conseillère de Maisonneuve Longue-Pointe, a renchéri : « Des milliers de personnes vont découvrir cette rue et ses commerces grâce au Tour de l’île. Une bonne part ne connaît pas le secteur. »

A suivi un débat sur les difficultés des enfants et leurs familles, qui fréquentent la désormais célèbre école Baril, qui a été fermée pour des questions de contamination de l’air. La démolition et la reconstruction ont fait l’objet d’échanges par moments assez émouvants entre citoyens et élus. Ces derniers ont réitéré l’importance que les enfants retrouvent leur école dans les meilleurs délais, mais que les décisions ultimes se prennent chez les élus scolaires et non au sein de l’arrondissement.

M. Pascal Chevrier, du Comité pour la république du Canada, a quant à lui proposé que l’arrondissement appuie un projet de loi poussé à Ottawa par son organisme, concernant le principe de séparation bancaire. « Nous sommes conscients que ce dossier semble loin des préoccupations municipales, mais il touche les gens ordinaires. Nous nous acheminons peut-être vers une autre crise financière majeure, aussi grave que la dernière, selon certains experts. Et, la prochaine fois, les contribuables ne seront pas les seuls à renflouer les banques, mais aussi les épargnants eux-mêmes. Plusieurs villes dans le monde et même au Canada appuient notre projet de loi », a-t-il expliqué. Depuis plus d’une décennie, les lois séparant les activités d’épargne, d’investissement et d’assurance offertes par les banques n’existent plus. Le fait que les banques offrent toutes ces activités les fragilise lors de bulles spéculatives, comme on a pu le constater lors de la dernière crise financière, qui a précipité le monde en récession. Le maire Ménard a répondu que les élus vont en discuter entre eux.

Les élus ont adopté une augmentation d’une soixantaine de milliers de dollars des frais de surveillance du chantier de la piscine Annie-Pelletier, liés aux retards du chantier causés par la grève de la construction de l’été dernier et de problèmes techniques concernant une rampe d’accès à la piscine. Le budget surveillance passe donc à 255 115,64$.

L’arrondissement a nommé M. Denis Cyr au poste de directeur des services administratifs. Le conseiller d’Hochelaga, Eric Alan Caldwell, a présenté quelques défis à son nouveau haut-fonctionnaire : redonner du lustre au service téléphonique 311 aux citoyens, produire une meilleure présentation des documents financiers et gérer plus efficacement le parc immobilier public.

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