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Le blogue de Paulina Ayala : Les femmes en politique

Éditoriaux
Notre travail politique est directement conséquent de notre engagement social précédent l’élection.
Notre travail politique est directement conséquent de notre engagement social précédent l’élection.

Trois députées livrent leurs réflexions sur la situation exceptionnelle de l’Est de Montréal

La journée internationale des femmes nous a offert l’occasion de réfléchir sur la place des femmes en politique. La population fait maintenant preuve de progressisme et n’hésite plus à élire des femmes. La contribution de ces femmes est aujourd’hui notable et, dans plusieurs cas, elles occupent maintenant les plus hautes instances. Mais il y a encore place au progrès, puisque la parité n’est pas encore très courante dans les différents paliers politiques.

La situation politique de l’Est de Montréal est exceptionnelle. Sur un total d’une trentaine postes électifs, répartis sur les trois ordres de gouvernement (municipal, provincial et fédéral) : 17 postes électifs sont occupés par des femmes. C’est donc à dire que dans l’Est de Montréal la parité femmes/hommes est maintenant une réalité.

Cette tendance s’est fortement affirmée au lendemain du dernier scrutin fédéral qui a vu l’élection de trois femmes dans l’Est métropolitain, soit Marjolaine Boutin-Sweet (Hochelaga) et Ève Péclet (La Pointe-de-l’Île) et moi-même (Paulina Ayala – Honoré-Mercier).

Je vous présente aujourd’hui des bribes d’une conversation que j’ai eue avec mes collègues Marjolaine Boutin-Sweet et Ève Péclet sur le sujet de la place des femmes en politique.

Paulina Ayala : « Une de mes grandes fiertés suite à l’élection historique du 2 mai 2011 est le fait que nous ayons ensemble contribué à concrétiser le rêve de Jack Layton de faire élire le plus grand caucus de femmes de l’histoire du Canada. De plus, nous avons rejoint les rangs de politiciennes comme Lise Thériault (Anjou-Louis-Riel), Carole Poirier (Hochelaga-Maisonneuve), Nicole Léger (Pointe-aux-Trembles) et Chantal Rouleau (Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles), pour ne nommer que celles-ci.

Marjolaine Boutin-Sweet : « Je me souviens comme si c’était hier qu’au lendemain de l’élection nous nous sommes regardés et avons spontanément décidé de nous liguer afin d’offrir une réelle dynamique de collaboration aux citoyens et citoyennes. C’est ainsi que le trio des députées fédérales de l’Est de Montréal est né. Je crois que nous avons depuis réussi à nous démarquer.

Ève Péclet : « Nous avons gagné l’élection avec le slogan Travaillons ensemble ! C’est exactement la doctrine que nous avons appliquée depuis. Nous siégeons ensemble sur les comités de développement économique et social, nous sommes intervenues conjointement dans les enjeux de sécurité ferroviaire, de gestion du patrimoine culturel et écologique, du maintien de l’offre de logement abordable et des services postaux. Elles s’apprêtent d’ailleurs à se mobiliser à nouveau afin d’appuyer les organismes de soutien à l’emploi dont le financement est menacé par le dernier budget du gouvernement Harper.

Paulina Ayala : « Selon vous, comment la contribution des femmes change le paysage politique dans l’Est de Montréal?

Marjolaine Boutin-Sweet : Je crois qu’en ce qui nous concerne, notre travail politique est directement conséquent de notre engagement social précédent l’élection. Toi, Paulina, tu militais déjà pour la social-démocratie dans ton pays d’origine, le Chili, tandis qu’Ève était très engagée à l’université alors qu’elle terminait ses études en droit. Pour ma part, ma passion à défendre les droits des travailleurs et travailleuses s’est affirmée dans mon rôle de députée ».

Paulina Ayala : « Pour ma part, je crois que notre rôle de représentation est double. Non seulement nous devons bien représenter l’ensemble de la population, mais aussi nous ne pouvons négliger que nous montrons la voie aux jeunes femmes qui nous observent et jugeront, de par nos actions, de la pertinence de leur implication future en politique ».

Ève Péclet : « Une chose est certaine, nous posons toutes trois le même constat : La situation exceptionnelle de l’Est de Montréal est une réalité qui profite à toutes et à tous les citoyens ».

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
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