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EXCLUSIF: Le financement des éco-quartiers sera revu

Environnement, Vie de quartier
pauline picotin YQQ

« Nous avons fait cette proposition dans un esprit de cohérence pour l’arrondissement », affirme Pauline Picotin, directrice générale de YQQ. (photo: Stéphane Desjardins)

L’arrondissement de Mercier Hochelaga-Maisonneuve entend revoir le financement des éco-quartiers. Un projet de centralisation est sur la table.

Depuis 2009, l’arrondissement finance les quatre éco-quartiers sur son territoire par une entente avec deux organismes : Y’a Quelqu’un l’aut’ bord du mur (YQQ) et le Comité de surveillance Louis-Riel (CSRL). YQQ offre deux points de service : Tétreaultville, au 8676, de Grosbois (qui dessert le Faubourg Contrecoeur) et Maisonneuve Longue-Pointe. Le CSRL offre les deux autres points de service : Louis-Riel et Hochelaga.

La convention de financement entre l’arrondissement et ces deux organismes se terminait le 31 décembre dernier. À l’automne, YQQ a soumis une proposition de centralisation de l’administration de tous les éco-quartiers entre les mains d’un seul organisme. « Nous avons rencontré les dirigeants et le conseil d’administration du CSRL pour intégrer ces derniers à notre projet. Nous avons essuyé un refus catégorique », dit Pauline Picotin, directrice générale de YQQ.

Le 4 mars, le maire de l’arrondissement, Réal Ménard, a rencontré les représentants de YQQ et du CSRL pour leur présenter la réflexion des élus : le principe de la centralisation est retenu et l’arrondissement irait en appel d’offres en ce sens d’ici quelques semaines.

Les élus n’ont pas encore arrêté de version définitive du projet. Ils ont étudié le dossier hier (17 mars) et entendent se pencher encore sur cette question qui a soulevé une certaine controverse dans les milieux concernés. Ils espèrent faire une annonce dans les prochains jours ou prochaines semaines.

Améliorer l’efficacité

Actuellement, les éco-quartiers fonctionnent selon les districts électoraux. Cette situation fait en sorte que certains territoires sont mal desservis. Par exemple, l’éco-quartier de Maisonneuve Longue-Pointe dessert mal les citoyens situés aux extrémités est et ouest de son territoire. Celui de Tétreaultville est trop au nord.

Le projet est plutôt articulé sur les quartiers naturels. Le nombre d’éco-quartiers passerait donc de quatre à trois (Mercier-Est, Maisonneuve Longue-Pointe et Louis-Riel, Hochelaga), mais le nombre de points de service augmenterait. Si le scénario de centralisation est retenu, les coûts d’administration devraient diminuer. « Nous avons fait cette proposition dans un esprit de cohérence pour l’arrondissement, affirme Pauline Picotin. Nous voulions augmenter l’efficacité et l’offre de service dans tous les quartiers. Dans notre esprit, le nombre d’emplois va augmenter, pas diminuer. Il ne faudrait surtout pas qu’il y ait une perte d’expertise. »

« L’arrondissement veut revoir le modèle actuel pour augmenter l’efficacité, commente Nadia Cardin, coordonnatrice de l’éco-quartier Hochelaga. Pour voir comment ça va se traduire concrètement, nous attendons d’avoir les détails de tous les changements proposés par l’arrondissement. C’est certain qu’un tel changement crée des incertitudes. D’autant plus que le CSRL est à l’origine du premier éco-quartier de Montréal, celui de Louis-Riel. Actuellement, deux organismes administrent le service depuis des années. Les gens sont très impliqués. Ce que nous retenons toutefois du processus enclenché par l’arrondissement, c’est que les élus ont à cœur d’adopter une approche humaine, respectueuse du milieu et des organismes. Ils ne veulent pas qu’il y ait des pertes d’emplois ou d’expérience. »

YQQ et le CSRL ont confirmé à Contrecoeur Express qu’ils allaient soumettre une offre si l’arrondissement allait de l’avant avec le projet de centralisation.

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