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Élections 2014 : Gaétan Chateauneuf lutte pour la justice sociale

Élus
Il faut voter pour un parti qui représente les valeurs sociales. Le PQ, le PLQ et la CAQ ne sont pas ces partis, affirme Gaétan Chateauneuf. (photo: Québec Solidaire)
Il faut voter pour un parti qui représente les valeurs sociales. Le PQ, le PLQ et la CAQ ne sont pas ces partis, affirme Gaétan Chateauneuf. (photo: Québec Solidaire)

« Il faut un parti qui représente les valeurs sociales. La CAQ, le PQ et le PLQ n’en sont pas. »

Ces paroles sont de Gaétan Chateauneuf, candidat de Québec Solidaire dans Bourget. M. Chateauneuf en est à sa première tentative de se faire élire. Le choix de Québec Solidaire s’est fait tout naturellement pour cet ex-syndicaliste.

« Jusqu’à l’an dernier, j’étais président depuis six ans du Conseil central de Montréal de la CSN. Un des mandats des conseils centraux, c’est d’être en lien avec les luttes populaires. C’est à ce titre que j’ai été impliqué dans des dossiers de santé et d’emploi. » Ainsi, M. Chateauneuf assumait la présidence depuis quelques années du Conseil régional des partenaires du marché du travail, un organisme qui regroupe patrons, syndicats et institutions publiques. Ce mécanicien d’autobus de la STM représentait jusqu’à tout récemment les partenaires socio-économiques à la Conférence régionale des élus. Il milite dans les instance syndicales depuis 1985.

Pourquoi la politique? « Je me suis toujours battu pour la justice sociale, l’équité entre les différents groupes de la société. Et le programme de Québec Solidaire rencontre mes convictions, mes engagements, comme la lutte contre la pauvreté, l’indépendance et le respect de l’environnement. »

Il souhaitait depuis longtemps l’émergence d’un tel parti, plus proche de la classe moyenne et des moins fortunés. « Si on veut qu’un parti comme Québec Solidaire prenne de la crédibilité, il faut se présenter. »

Gaétan Chateauneuf reconnaît qu’il se présente dans une circonscription où le Parti Québécois a des assises solides. « Ça représente beaucoup de travail pour nous. Mais j’aime aller sur le terrain et expliquer nos positions à la population. »

Le candidat habite le comté depuis quelques années. Il s’implique dans la table de quartier de Mercier-Ouest – Quartier en Santé. Il a travaillé au financement de quelques organismes socio-communautaires l’automne dernier. Il considère que le mode de scrutin désavantage les tiers partis qui sont également délaissés par les médias. « Pourtant, les programmes des partis comme la CAQ, la PQ et le PLQ se ressemblent. »

Dans Bourget

La campagne de Québec Solidaire dans Bourget se déroule très bien, affirme le candidat, qui fait beaucoup de terrain. Il fréquente les édicules du métro et fait beaucoup de porte-à-porte. M. Chateauneuf aimerait que Bourget se donne un député plus près des organismes communautaires et des groupes progressistes. « On a vu une vague orange au fédéral, tout est possible lundi prochain! »

Il insiste sur les enjeux de santé. Il soutient la coalition citoyenne qui défend la rénovation de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. « Il n’est peut-être pas dans notre comté, mais c’est celui qui dessert notre population. Et il a grand besoin d’être amélioré. »

Il considère aussi que l’est de Montréal dans son ensemble est l’enfant pauvre du transport en commun de la métropole. Il pousse pour un meilleur financement accordé aux villes en général. « Il faut donner les moyens aux villes d’assurer les services et de les améliorer. Par exemple, plus au sud au comté et à l’est de l’autoroute 25, la fréquence du service d’autobus pourrait être améliorée. »

Il aimerait qu’on ajoute au moins 22 500 logements sociaux à Montréal, notamment dans Bourget, où une trop grande proportion de citoyens consacre plus de 30% de leur revenus au logement.

« Sur le plan de la justice sociale, pour moi, c’est important que le député soutienne activement le milieu communautaire. Il joue un rôle fondamental, complémentaire à l’État. Je m’intéresse aussi à l’agriculture urbaine : il faut soutenir les projets actuels. »

Pour Gaétan Chateaunef, « le Parti Québécois effectue un virage à droite, de plus en plus loin des gens ordinaires. Le recrutement de Pierre Karl Péladeau, un des pires employeurs que le Québec ait connu, en témoigne. »

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