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Élections 2014 : Sylvain Medza se bat pour un avenir meilleur

Élus
Sylvain Medza voit une opportunité d'affaires dans les déserts alimentaires du comté. (photo: CAQ)
Sylvain Medza voit une opportunité d’affaires dans les déserts alimentaires du comté. (photo: CAQ)

« Il faut avoir le courage de dire les vraies choses. On a besoin de mieux, d’une équipe plus solide sur le plan économique. Il faut un nouveau souffle dans la politique. »

C’est ce que croit Sylvain Medza, qui se présente dans Bourget pour la Coalition Avenir Québec (CAQ). M. Medza en est à sa deuxième tentative. Il s’était présenté pour la CAQ dans Laviolette à la dernière élection provinciale. « Ce fut assez enrichissant comme expérience pour que je la répète cette année dans Bourget. C’est important, pour moi, de défendre la CAQ. »

M. Medza est gestionnaire de projets pour le réseau Bell : il s’assure de coordonner les travaux d’infrastructure de la firme de télécommunications avec ceux de la ville. Il est aussi profondément impliqué dans les sports pour non-voyants, notamment comme guide de ski alpin. Il est bénévole au sein de l’Association sportive pour les aveugles de Montréal (ASSAM). Il a aussi participé à de nombreuses reprises à des épreuves cyclistes pour la recherche contre le cancer.

Pourquoi faire de la politique? « Ce qui me rejoint le plus, c’est le programme de la CAQ, dit-il. C’est celui qui fait le plus de sens pour notre avenir collectif. »

Beaucoup de gens considèrent la CAQ comme un parti de droite. Or, le Québec est foncièrement social-démocrate. « Je ne crois pas à cette perception. Nous sommes un parti de centre. On fait la juste part des choses. On va à droite pour certains dossiers, à gauche pour d’autres. On reflète les valeurs des Québécoises. Nous sommes des sociaux-démocrates. Prenez les soins de santé : nous voulons qu’il y ait une meilleure accessibilité. Me semble que c’est une position de gauche, non? »

Le candidat affirme que les gens sont d’ailleurs très respectueux et fort réceptifs lorsqu’il les aborde depuis le début de la campagne. « Le message passe encore plus que la dernière fois, même si certains citoyens ne sont pas de notre bord. Ils comprennent notre position avec respect. »

M. Medza est embêté par la polarisation actuelle du vote. « Les gens veulent se débarrasser du gouvernement actuel mais plusieurs entendent voter PQ car le comté est péquiste. Moi, je dis aux gens de voter selon leurs convictions. »

Pour le candidat caquiste, son parti propose de donner un nouveau souffle à la calsse moyenne, notamment en baissant le fardeau fiscal. Il reprend les grands thèmes de la campagne de la CAQ sur ce plan, axés sur l’élimination de la taxe santé et des taxes scolaires, ce qui ajouterait 1000$ en moyenne dans les poches des familles, chaque année.

« Le Québec vit au-dessus de ses moyens. C’est possible de maintenir les programmes sociaux tout en faisant le ménage dans la fonction publique. On ne veut pas mettre la hache mais restructurer pour être plus efficace pour donne les services. Le Québec traîne une dette de 256 milliards de dollars. C’est insoutenable. »

Dans Bourget

Sylvain Medza s’intéresse à la progression des condominiums dans le comté, et à la raréfaction des logements locatifs abordables. « Ça met une pression sur les citoyens qui ont des revenus moins élevés. Les baisses de taxes proposées par la CAQ vont permettre d’alléger le fardeau fiscal des propriétaires. Ça va freiner la hausse des loyers. »

M. Medza se dit d’accord avec la proposition de l’établissement d’un registre des baux, du moment que ça ne se traduise pas par de nouvelles taxes. Le registre des baux permettrait de dresser un inventaire de tous les baux pour l’ensemble du Québec. Les locataires pourront ainsi connaître le montant du bail du locataire précédent au moment de négocier un nouveau bail. Le registre est une revendication de longue date des comités de logements et même de la Ville de Montréal, qui aimeraient qu’un tel registre soit appliqué à l’ensemble de la province.

Dans un autre domaine, le candidat pousse un autre projet central de la plate-forme caquiste : le projet Saint-Laurent, qui prévoit le réaménagement des berges du fleuve pour attirer des entreprises de haute technologie. « Même si ce réaménagement ne touchera pas directement Bourget (car les berges du fleuve y sont occupées par le Port de Montréal), ça va quand même se traduire par la création de nombreux emplois par les entreprises qui vont venir s’établir dans le comté, qui offre beaucoup de terrains à développer. »

Sylvain Medza veut aussi valoriser davantage le recours au transport en commun. Mais il refuse de s’avancer sur un financement additionnel avant de « voir les livres comptables du gouvernement ». « C’est certain que les transports actifs, c’est bon pour la santé et ça diminue la pollution. Moi, je me déplace en vélo la plupart du temps. On doit encourager les transports actifs », explique le candidat, qui habite dans le comté, rue Bossuet.

Il s’inquiète aussi de la question des déserts alimentaires : « Ce n’est pas normal qu’il faille prendre sa voiture et rouler longtemps pour acheter des fruits et des légumes. J’y vois une opportunité d’affaires dans Bourget : ça pourrait être intéressant de démarrer une entreprise pour palier ce problème. Il faut donner le goût de l’entrepreneurship à des gens qui n’y auraient pas pensé du premier coup. Le besoin est là : il faut le combler. »

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