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Cinéma Paradis: des citoyens veulent sa reconversion

Économie
«Ce serait merveilleux que le cinéma Paradis, cet espace stratégique de la rue Hochelaga, soit transformé pour les citoyens du quartier», déclare Catherine Lussier, d'Info-Logis. (photo: Stéphane Desjardins)
«Ce serait merveilleux que le cinéma Paradis, cet espace stratégique de la rue Hochelaga, soit transformé pour les citoyens du quartier», déclare Catherine Lussier, d’Info-Logis. (photo: Stéphane Desjardins)

Le cinéma Paradis, rue Hochelaga, est abandonné depuis 2009. Des citoyens ont manifesté aujourd’hui (13 mai) pour qu’il soit reconverti.

«Ce serait merveilleux que cet espace stratégique de la rue Hochelaga soit transformé. Qu’on y trouve un cinéma de répertoire, un café, un endroit pour les jeunes, un parc, des jardins communautaires ou même des logements sociaux. Il faudrait que cet endroit bénéficie aux citoyens du quartier», explique Catherine Lussier, de l’organisme Info-Logis, qui organisait la «plantation» d’un arbre symbolique, à la porte de l’ancien cinéma, sur l’heure du midi.

L’organisme a mené une consultation depuis la fin avril auprès des groupes communautaires de Mercier-Est. Elle a récolté des «mains» en papier, sur lesquelles les membres de ces organismes ont inscrit une idée de reconversion de l’édifice ou de son terrain. Les mains ont été collées à un arbre fait de matières recyclées, fournies par l’Éco-Quartier de Tétreaultville et l’Antre-Jeunes de Mercier-Est.

La manifestation suit une autre du même genre qui avait ciblé l’ancien centre de rénovation de la rue Des Ormeaux, juste au sud d’Hochelaga, lui aussi à l’abandon depuis quelques années. Cette manif s’était déroulée le 21 mai 2013.

«Aujourd’hui, nous voulons que les citoyens puissent s’exprimer pour passer un message au propriétaire de l’édifice. On veut lui dire qu’il doit s’en occuper! Nous sommes sur une rue commerciale qui a besoin d’une relance», ajoute Mme Lussier.

Cette dernière est consciente qu’il s’agit d’un terrain zoné commercial et qu’il serait naturel que des commerces s’installent au rez-de-chaussée d’un éventuel immeuble reconverti. Elle suggère des logements sociaux aux étages. «Nous préférons une coopérative à des condos, car il y en a assez dans le quartier. Par contre, il y a une pénurie de logements sociaux à travers la ville.»

Mme Lussier aimerait rencontrer Vincent Guzzo, le grand patron des Cinémas Guzzo, pour engager un dialogue. Joint par le Journal de Mercier-Est (v. autre texte), ce dernier n’a pas d’objection à rencontrer les gens d’Info-Logis. «Du moment qu’ils reconnaissent qu’un projet sur ce terrain doit être commercialement rentable», a-t-il ajouté.

Rappelons que les cinémas Guzzo ont commencé en 1974 précisément au cinéma Paradis, qui se nommait autrefois le cinéma Capri. La famille Guzzo a, depuis, ouvert douze multiplex dans la région de Montréal. Le cinéma Paradis a fermé en 2009 par manque de rentabilité, selon M. Guzzo.

V. autre texte: Exclusif: Vincent Guzzo prépare une relance du Paradis

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