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Discorde entourant l’abattage d’arbres dans une ruelle du quartier

Élus
Réal Ménard s’est dit ouvert à évaluer toutes les solutions possibles, de l’achat de la ruelle par les citoyens à l’abattage des arbres par une compagnie privée, voir même une révision de l’état de la situation concernant l’accès à la ruelle avec les employés municipaux. (photo: Stéphane Desjardins)
Réal Ménard s’est dit ouvert à évaluer toutes les solutions possibles, de l’achat de la ruelle par les citoyens à l’abattage des arbres par une compagnie privée, voir même une révision de l’état de la situation concernant l’accès à la ruelle avec les employés municipaux. (photo: Stéphane Desjardins)

Plusieurs citoyens présents lors de la séance ordinaire du conseil d’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve ce soir (6 mai) avaient des questions à poser concernant l’abattage d’arbres dans une ruelle située entre les rues Baldwin et Lebrun.

Un appel a été fait à l’arrondissement de la part d’une citoyenne qui s’inquiétait, car elle trouvait certains arbres dangereux. Après une visite de l’endroit, le service des travaux publics de MHM a en effet jugé que deux arbres morts devaient être abattus et un troisième arbre devait être élagué.

Le problème est que les arbres en question, même s’ils sont situés sur le domaine public, sont difficilement accessibles pour la machinerie des cols bleus de l’arrondissement, selon le directeur des travaux publics, Pierre Morissette. En effet, il semblerait que certaines constructions privées empiètent sur le domaine public.

Une lettre a d’ailleurs été envoyée à 16 citoyens à cet égard leur demandant de bien vouloir libérer l’espace au plus tard le vendredi 16 mai afin de faciliter l’accès aux arbres en question.

Dans la lettre, il est également inscrit qu’« étant donné que le lieu d’intervention est actuellement inaccessible, la Ville se dégage de toute responsabilité advenant des désagrément ou bris quelconques causés par [les arbres] ».

« Nous avons demandé quelques estimations auprès de compagnies privées et toutes étaient d’accord qu’il est pourtant possible de faire les travaux malgré tout. Comment se fait-il que les cols bleus ne veuillent pas faire le travail? » a questionné Michel Lepage, un résident concerné par l’abattage des arbres dans la ruelle.

Réal Ménard, maire de l’arrondissement, a réitéré qu’il y avait empiètement sur le domaine public, mais qu’il n’était pas question de « passez le bulldozer dans la ruelle » afin d’en libérer l’accès.

D’autres citoyens ont même envisagé d’acquérir la ruelle puisque, selon leur évaluation, il en couterait moins cher que de démolir les structures présentes sur le domaine public.

Malgré la grogne de certaines personnes qui demandaient des réponses quant à la façon d’agir de la Ville faisant référence à la lettre, Réal Ménard s’est dit ouvert à évaluer toutes les solutions possibles, de l’achat de la ruelle par les citoyens (ce qui engendrait une augmentation de leurs comptes de taxes), à l’abattage des arbres par une compagnie privée, voir même une révision de l’état de la situation concernant l’accès à la ruelle avec les employés municipaux.

Prioriser les endroits à replanter

Il fut également sujet d’autres arbres lors de la réunion du conseil de ce soir. Non pas des arbres à abattre, mais bien des arbres à planter.

Pierre Lesard-Blais a demandé au conseil d’arrondissement si la Ville avait un plan afin de prioriser les endroits où il faudrait planter des arbres en priorité après les désastres causés par l’agrile du frêne dans certains secteurs, étant convaincu que la grande majorité de cette essence d’arbre aura disparu d’ici 5 à 10 ans.

Sur un ton beaucoup plus optimiste, Réal Ménard a répondu que le million de dollars additionnel implanté dans le programme de la Ville de Montréal pourrait permettre de regarder de plus près les endroits où il y aurait une priorité d’intervention, tout en ajoutant que ce programme gagnerait à obtenir encore plus de ressources monétaires.

Bonifier le cocktail de transport

Lors de la période de déclaration des élus en début d’assemblée, la conseillère Laurence Lavigne Lalonde a formulé le souhait de voir l’offre de service d’autopartage s’élargir jusque dans l’arrondissement de MHM, puisque ce serait une bonne façon de bonifier le cocktail de transport offert à Montréal (marche, BIXI, Communauto, Car2Go, etc.).

Le maire de l’arrondissement a rétorqué que cette question allait être débattue au sein de l’arrondissement.

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