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Une santé fragile dans Mercier-Est

Environnement, Vie de quartier
Cocktail santé explosif dans Mercier-Est: très forte proportion de fumeurs, de personnes obèses et sédentaires. Notre photo: la piscine Annie-Pelletier le jour de son inauguration. (photo: Patrick Deschamps, arrondissement MHM)
Cocktail santé explosif dans Mercier-Est: très forte proportion de fumeurs, de personnes obèses et sédentaires. Notre photo: la piscine Annie-Pelletier le jour de son inauguration. (photo: Patrick Deschamps, arrondissement MHM)

Cocktail santé explosif dans Mercier-Est : très forte proportion de fumeurs, de personnes obèses et sédentaires. Et nos chiffres sont les pires de la région montréalaise.

La santé de la population de Mercier-Est est préoccupante selon Claude Riendeau, directeur local de la santé publique du CSSS de la Pointe-de-l’Île.

Il s’avère que c’est dans le territoire de la Pointe-de-l’Île que les maladies chroniques affectent le plus de citoyens de l’ensemble de la métropole, selon le rapport sur la santé des Montréalais mené par la Direction de la santé publique, publié il y a quelques jours. « Les résultats de l’enquête vont comme un gant à l’arrondissement Mercier-Est-Anjou », dit M. Riendeau.

C’est 21 % de la population qui souffre d’obésité dans la Pointe-de-l’Île, le taux le plus élevé à Montréal. M. Riendeau met en partie le blâme sur le territoire mal aménagé et sur les transports en commun relativement peu accessibles.

En effet, les imposants axes routiers comme la rue Sherbrooke en plus du métro inexistant dans l’est, découragent les citoyens de se déplacer en ville autrement qu’en automobile. Conséquemment, l’accès aux installations sportives et aux marchés de fruits et légumes s’en trouve réduit. Comme quoi un problème est souvent une conséquence logique d’une multitude de facteurs.

Toutefois, les habitudes de vie de l’est de Montréal ne sont pas homogènes. La Pointe-de-l’Île comprend 33 000 fumeuses et fumeurs. La majeure partie d’entre eux se trouvent dans Mercier-Est et Anjou, ce qui va de pair avec un taux de maladies pulmonaires plus élevé.

L’accès à un médecin de famille tient du paradoxe dans la Pointe-de-L’Île, selon M. Riendeau. Le taux de citoyens jouissant d’un médecin de famille n’est pas le pire en ville. Ceux-ci s’en dénichent un hors de leur territoire, par exemple à Bordeaux-Cartierville. Cependant, la Pointe-de-l’Île est l’endroit où les médecins de famille sont le plus demandés. Des démarches ont été entreprises auprès du Ministère de la Santé et des Services sociaux afin d’en attirer. Cette année, dix ont été embauchés.

M. Riendeau ne se dit pas découragé de la situation de l’est de l’île. « Au contraire, les CSSS travaillent en collaboration avec leurs partenaires afin de renverser la vapeur », dit-il confiant.

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