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RUI: Vers un nouveau projet collectif pour Mercier-Est

Vie de quartier
Piste à explorer pour le réaménagement de l’entrée de Mercier-Est : donner une signature visuelle et du dynamisme au quartier, comme en ajoutant une touche de couleur dans le secteur. (photo: Marie-Eve Cloutier et Flickr)
Piste à explorer pour le réaménagement de l’entrée de Mercier-Est : donner une signature visuelle et du dynamisme au quartier, comme en ajoutant une touche de couleur dans le secteur. (photo: Marie-Eve Cloutier et Flickr)

Aucun des quatre projets présentés à Solidarité Mercier-Est le 3 avril dernier n’a pu être retenu pour être financé dans le cadre de la Stratégie Imaginer-Réaliser Montréal 2025, a-t-on pu apprendre lors de la dernière réunion du Comité local de revitalisation (CLR), le 7 mai dernier.

L’enveloppe attribuée à ce projet, d’une valeur de 416 666 $, provient de l’octroi d’une aide financière de 175 M$ à la Ville de Montréal, pour la période 2012-2013 à 2017-2018, de la part du gouvernement du Québec. De ce montant, 5 M$ est réparti également entre 12 RUI dans le cadre de la stratégie Imaginer-Réaliser Montréal.

Malgré les efforts déployés afin de trouver la formule qui permettrait de faire émerger un projet collectif structurant pour Mercier-Est, le comité chargé de choisir un seul projet parmi les quatre présentés – CERES : un café et fruiterie de quartier (SÉSAME); Station Vu : un cinéma de quartier; Verdissement et animation (Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur) et projet d’animation collective (Corporation d’animation des Places publiques) – a été dans l’obligation de tous les éliminer. En effet, les projets ne répondent pas aux critères de sélection pour l’attribution de l’enveloppe de 416 666 $.

Problème de communication

La présentation des projets collectifs a eu lieu le 3 avril dernier lors de la réunion du Comité local de revitalisation. Cette même journée, le comité « Vers un projet collectif », dont le mandat était de faire émerger un seul projet parmi les quatre soumis, a été formé. Leur première rencontre s’est tenue le vendredi 11 avril, afin de prendre une décision et aller de l’avant avec un projet qui allait être retravaillé et bonifié. L’idée présentée par le CERES avait alors été retenue.

Or, le lundi 14 avril, des précisions concernant les paramètres des projets pouvant être financés ont été apportées par la ville centre. « Nous avons appris que le projet devait pouvoir se faire maintenant, qu’il soit rentable et structurant. L’organisme choisi doit avoir les reins solides pour gérer l’enveloppe de plus de 400 000 $ », a expliqué Jean-François Simoneau, conseiller à la Corporation de développement de l’Est (CDEST)
et membre du comité « Vers un projet collectif ».

Contactée par téléphone, la conseillère de Maisonneuve-Longue-Pointe, Laurence Lavigne-Lalonde, déplore les problèmes de communication qui semble avoir eu entre la ville centre et Solidarité Mercier-Est : « Les critères de départ étaient vagues. Le comité a malheureusement commencé le processus de sélection avant d’avoir les précisions dans les critères. Cela prouve aussi que les gens qui gèrent ces enveloppes budgétaires ne composent pas avec les mêmes réalités des groupes communautaires. »

Déposer un projet malgré tout

Le 24 avril, les membres du comité « Vers un projet collectif » se sont rencontrés une deuxième fois afin de trouver une solution. L’ébauche d’un projet doit être déposée durant la première semaine de juin afin de bénéficier de l’aide financière fournie par Imaginer-Réaliser Montréal.

« Nous avons eu l’idée d’aller voir le service d’urbanisme de l’arrondissement afin de savoir s’ils n’avaient pas des projets dans leurs cartons auquel le plan stratégique de la RUI répond », a raconté Jean-François Simoneau. « Selon nous, nous devons justement nous appuyer sur le plan stratégique de la RUI en l’arrimant avec des souhaits de l’arrondissement afin que cela soit réalisable », ajoute-t-il.

Un projet de réaménagement et de revitalisation de l’entrée de Mercier-Est sur la rue Hochelaga, qui pourrait bénéficier à l’ensemble des entreprises présentes et à venir, pourrait fonctionner, selon le comité « Vers un projet collectif ». Autrement dit, il s’agit de prendre toutes les idées derrière le plan stratégique de la RUI et d’en donner un exemple concret sur une portion délimitée de territoire.

« Il n’y a pas de projet parfait ni de solution idéale. Il faut se l’avouer : on nous a offert de l’argent sur un plateau qui n’est réellement pas en argent. Nous avons peu de temps pour empêcher de perdre collectivement ce financement », a révélé Jean-François Simoneau.

Alors que l’ébauche du projet sera présentée le 6 juin, un appel à tous sera lancé dans les semaines suivant le dépôt afin de travailler sur les détails du projet.

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