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Au feu! Saint-Jean-de-Dieu brûle en août 1924

Histoire
Les bâtiments de la ferme de Saint-Jean-de-Dieu, aujourd'hui situés au sud de la Maison des Futailles de la SAQ, à l'ouest de l'autoroute 25. (photo: coll. Robert Carrière)
Les bâtiments de la ferme de Saint-Jean-de-Dieu, aujourd’hui situés au sud de la Maison des Futailles de la SAQ, à l’ouest de l’autoroute 25. (photo: coll. Robert Carrière)

Ce jour-là, un violent incendie affecte la ferme de l’asile de Saint-Jean-de-Dieu, aujourd’hui l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (aussi connu sous le nom de Louis-H. Lafontaine). À l’époque, l’institution est déjà immense et dispose de sa propre ferme pour nourrir les bénéficiaires (qu’on appelait les «patients» ou même les «fous») et les membres du personnel.

La lutte contre le brasier mobilise les pompiers, le personnel et même des patients! Cette action concertée permet de sauver 300 porcs, 61 vaches, 23 chevaux, et environ 500 volailles. Seuls trois porcs ont été noyés dans la porcherie.

Voici ce qu’écrivent les journaux de l’époque :

Le violent incendie de l’asile Saint-Jean de Dieu, rapporté dans notre édition de samedi matin, n’a été complètement maîtrisé, par la brigade de Montréal, que dans la soirée et a causé des pertes matérielles que la supérieure de l’institution évalue à plus de 175 000$. Ce montant n’est couvert qu’en faible partie par les assurances.

Trois constructions en pierre ont été complètement détruites par les flammes qui, à l’intérieur, ont trouvé un aliment facile dans le foin, la paille, les voitures, appareils et harnais. Les pompiers, aidés d’une cinquantaine d’employés et d’une trentaine de patients de la maison, ont réussi à sauver 300 porcs, 61 vaches, 23 chevaux, et environ 500 volailles qui s’y trouvaient. Seuls trois porcs ont été noyés dans la porcherie, vers laquelle ont a dirigé plusieurs jets d’eau, dès le début, pour permettre aux pompiers d’y entrer. Trois pompiers ont failli être écrasés sous un mur qui s’est écroulé au plus fort de l’incendie ; heureusement, aucun n’a été blessé.

C’est dans le grenier à foin, situé au-dessus de l’étable, que les flammes ont été découvertes. À ce moment, elles avaient déjà fait de grands progrès. Malgré tous les efforts tentés par les pompiers, sous les ordres du chef adjoint P. Marin, des chefs du district Doolan et Sarazin et de l’assistant ingénieur en chef J. Forget, on est parvenu qu’à sauver les animaux qui s’y trouvaient. Douze jets d’eau, alimentés par quatre pompes automobile et à vapeur, ont été employés par la brigade.

Malgré toutes les recherches qui ont été faites, il a été impossible de découvrir la cause de cet incendie désastreux. Tous les fils électriques avaient été renouvelés, il y a à peine six mois et le gardien de nuit affirme qu’il ne fumait pas quand il a fait sa tournée d’inspection, une vingtaine de minutes auparavant.

On croit que seule, la combustion spontanée, dans le foin ou la paille, a pu causer cet incendie.

 

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