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Peindre le bonheur

Culture
Royal Léger devant l’une de ses œuvres lors du vernissage de l’exposition « Une symphonie de talent! » à la Maison de la culture Mercier, le 6 juin dernier. (photo: Marie-Eve Cloutier)
Royal Léger devant l’une de ses œuvres lors du vernissage de l’exposition « Une symphonie de talent! » à la Maison de la culture Mercier, le 6 juin dernier. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Royal Léger n’est pas un artiste de profession et il a décidé d’attendre à sa retraite pour se consacrer à la peinture. Aujourd’hui, ses œuvres côtoient les plus grands peintres d’art naïf.

Royal Léger a grandi dans Mercier-Est sur la rue Saint-Donas et a fréquenté l’école secondaire Urgel-Archambault qui est devenue aujourd’hui le Centre Tétreaultville. Vers la fin des années 1960, M. Léger quitte le quartier pour emménager non loin, dans Mercier-Ouest. Il a travaillé toute sa vie comme officier pour le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal, dans l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

À l’approche de sa retraite, M. Léger fréquente une galerie d’art appartenant à des amis, allant même les remplacer à leur travail, au besoin. Ayant toujours eu le désir de peindre, ceci lui a permis d’étudier les œuvres dans la galerie afin de mieux les comprendre. « C’est ma femme qui m’a encouragé à me lancer dans la peinture. Au départ, je me suis simplement équipé d’un canevas et de quelques revues d’art pour apprendre les techniques de base », explique celui qui a tout appris par lui-même.

Le policier à la retraite, photographié dans son atelier, peint environ 15 à 25 oeuvres par années, consacrant de 60 à 90 heures par peinture. (photo: Stéphane Desjardins)

Le policier à la retraite, photographié dans son atelier, peint environ 15 à 25 œuvres par années, consacrant de 60 à 90 heures par peinture. (photo: Stéphane Desjardins)

Raconter des histoires 

C’est après avoir vu l’œuvre La procession de la Fête-Dieu à Québec (1944) de Jean-Paul Lemieux en 1985 que Royal Léger s’avait qu’il allait se lancer dans l’art naïf un jour. « L’art naïf, c’est raconter une histoire avec des personnages, mis dans n’importe quelle situation, autant à la campagne qu’en ville, jouant à la marelle ou au hockey par exemple. Ce sont des œuvres qui font sourire », relate-t-il.

Un peu avant le début des années 2000, Royal Léger tente sa chance et décide de contacter la galerie d’art Jeannine Blais, spécialisée en art naïf, située à North Hatley, en Estrie. « On a accepté de me recevoir et de prendre mes tableaux pour les exposer même si cela faisait à peine un an et demi que j’avais commencé à peindre », se souvient l’artiste. Et ce ne fut que le début d’une série de succès.

En effet, les peintures de Royal Léger sont également exposées dans la galerie d’art Klimantris à ville Saint-Laurent. Il y a trois ans, M. Léger a été approché par le propriétaire d’une galerie internationale d’art naïf située à Tel-Aviv, en Israël. « L’homme en question avait vu mes œuvres à la galerie Jeannine Blais. Il est venu à Montréal me rencontrer alors qu’il était de passage à New York durant cette même période. J’ai fini par lui envoyer quelques-uns de mes tableaux », fait valoir M. Léger.

Récemment, une des peintures de M. Léger a été sélectionnée pour un concours international d’art naïf qui a lieu cette année à Magog au Musée international d’art naïf. « Les œuvres de 22 artistes en provenance de 16 pays seront exposées, sélectionnées préalablement par un jury international qui a dû trancher parmi 89 candidats en provenance de 29 pays », exprime fièrement le peintre pour qui cette activité demeure somme toute un passe-temps. Le vernissage de l’exposition aura lieu le 7 septembre prochain (cliquez ici pour plus de détails).  

Trouvez le lapin! 

Si un jour vous vous retrouvez devant une peinture de Royal Léger, sachez qu’il s’amuse à peindre un lapin dans tous ses tableaux. Peut-être l’avez-vous remarqué si vous étiez de passage à la Maison de la culture Mercier pendant l’exposition Une symphonie de talents!, présentée dernièrement lors du Festival Âges et culture qui a eu lieu du 6 au 22 juin, puisque M. Léger y exposait quelques tableaux. « Le lapin est souvent un peu caché, derrière un buisson par exemple. C’est un peu comme jouer à “Où est Charlie?” », s’amuse à dire M. Léger.

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