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Les fables de Fabienne

Culture
Fabienne Nozerand devant son oeuvre « Marelle de la Vie » dans laquelle on retrouve des maisons du Faubourg Contrecoeur. (photo: Marie-Eve Cloutier)
Fabienne Nozerand devant son oeuvre « Marelle de la Vie » dans laquelle on retrouve des maisons du Faubourg Contrecoeur. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Fabienne Nozerand partage son temps entre la France et le Québec depuis les 15 dernières années. Riche de ses nombreux voyages, l’artiste-peintre a même trouvé l’inspiration dans le Faubourg Contrecœur pour l’une de ses œuvres.

Propriétaire d’une résidence dans les Laurentides depuis trois ans, Fabienne Nozerand a tout de même eu l’occasion de visiter le Québec lors de ses nombreux séjours. « Au départ, mon mari et moi voulions nous installer à La Tuque. Cependant, des amis québécois nous ont prévus que l’hiver ici pouvait être assez dur et ils nous ont plutôt trouvé une maison moins au Nord, dans les Laurentides. Effectivement, ils avaient raison! », se souvient Fabienne.

Par ailleurs, le couple de Français n’a que des amis québécois de ce côté de l’Atlantique, dont un couple d’amis résidants au Faubourg Contrecœur. « En France, nous habitons dans un quartier particulier, mais j’ai tout de même pu faire un parallèle avec le style des maisons là-bas et dans le Faubourg. Ici, les gens s’installent dans ce nouveau quartier, c’est la naissance. En France, les gens partent à cause de la fermeture d’une usine, c’est la mort. Malgré tout, on retrouve des enfants qui jouent dans les rues des deux quartiers », explique l’artiste.

Inspiration et transposition

Étant enfant, Fabienne se rappelle avoir dessiné pour faire travailler son imaginaire et exprimer les choses qu’elle ressentait. Vers l’âge de 15 ans, elle s’est mise à faire des portraits. De l’âge de 20 à 30 ans, Fabienne s’est plutôt tournée vers la vidéo et d’autres types d’installations afin de réaliser un travail plus contemporain. À la sortie de l’école, il s’est écoulé sept ans avant qu’elle ne renoue avec la peinture, le temps de briser le moule académique et de retrouver une espèce de naturel artistique.

« Les artistes se développent en fonction de ce qu’ils vivent. Nous travaillons à transposer notre monde intérieur pour ensuite l’exprimer sous différentes formes de langage, par exemple une toile. Les gens aiment ou n’aiment pas. C’est tout », fait valoir Fabienne.

La principale source d’inspiration de l’artiste demeure la vie. Elle explique: « J’ai pu visiter des sites archéologiques dans des endroits comme le Pérou ou l’Île de Pâques. Malgré cela, j’ai préféré visiter des réserves indiennes à Maniwaki, là où il y avait des cigarettes et des bouteilles de whisky. J’ai aimé cet endroit, car il y avait de la vie. Ce n’était pas le cas des sites archéologiques. Le regard des gens en dit long et c’est parfois émouvant. La vie est belle. »

Expositions

Quelques-unes de ses peintures de Fabienne Nozerand ont été exposées à la Maison de la culture Mercier dans le cadre du Festival Âges et culture, du 6 au 22 juin dernier (voir la galerie d’images plus bas).

Il est possible de voir deux œuvres de Fabienne accrochées aux murs du Bistro le Sainte-Cath situé sur la rue Sainte-Catherine Est, dans les locaux de l’ancien bistro In Vivo. Le Sainte-Cath a été relancé par l’équipe du Café Graffiti, presque en face. Ses tableaux seront également exposés à l’espace Georges Laoun en mai 2015 et une prochaine exposition, intitulée Ici & Ailleurs, verra le jour en 2016 au Centre d’Art de Kamouraska. On pourrait y retrouver des portraits qui témoignent de la vie et qui s’articulent autour des enfants, des femmes et des paysages. Elle expose aussi au sein de Pamplemousse.ca.

Pour voir plus d’œuvres de Fabienne Nozerand, consulter son site web: www.nozerand.com

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Commentaires

  1. […] lire également: « Les fables de Fabienne» qui retrace ses sources […]

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