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Histoire
Chaque samedi matin, 9h, les membres de Born and Raised in Tétreaultville se réunissent pour parler d'histoire avec leur fondateur, Robert Carrière. Le Journal de Mercier-Est y était le 15 juillet: Robert Carrière discute avec l'éditeur du journal, Stéphane Desjardins, pendant que la journaliste, Marie-Ève Cloutier, prend des notes. (photo: Born and Raised in Tétreaultville)
Chaque samedi matin, 9h, les membres de Born and Raised in Tétreaultville se réunissent pour parler d’histoire avec leur fondateur, Robert Carrière. Le Journal de Mercier-Est y était le 15 juillet: Robert Carrière discute avec l’éditeur du journal, Stéphane Desjardins, pendant que la journaliste, Marie-Ève Cloutier, prend des notes. (photo: Born and Raised in Tétreaultville)

Qui ne s’intéresse pas du tout à l’histoire? Le Journal de Mercier-Est a justement la chance de compter parmi ses collaborateurs Robert Carrière, historien de Tétreaultville et Longue-Pointe (dont vous pouvez suivre le dossier complet en cliquant ici), qui nous livre ses découvertes concernant le quartier, pour votre grand plaisir, vous, chers lecteurs.

Grand passionné, l’homme n’a jamais cessé de fouiller les livres et les archives depuis sa retraite il y a 14 ans, et il continue à le faire même s’il est en phase terminale d’une maladie, depuis quelques mois. Malgré tout, M. Carrière demeure assez actif sur Facebook où il est administrateur des pages Born and raised in Tétreaultville (dont nous vous avons parlé ici et ici) et Mon quartier, mes trouvailles du quartier Longue-Pointe. Depuis février, quelques-uns des membres du groupe Born and raised in Tétreaultville se rassemblent le samedi matin, dès 9h,  au restaurant Chez mon Copain, situé sur la rue Hochelaga. De manière privilégiée, l’équipe du Journal a pu se joindre à ce rassemblement hebdomadaire et en a profité pour demander aux membres présents la raison qui les pousse à venir déjeuner dans Tétreaultville chaque samedi matin, étant donné que plusieurs d’entre eux ne demeurent même plus dans le quartier, ni même sur l’île de Montréal. Voici leurs témoignages.

« Ces rassemblements sont devenus nos rencontres dominicales. Cela fait 35 ans que j’habite ici et j’ai appris beaucoup de choses grâce à M. Carrière. Venir déjeuner et discuter avec lui est une façon de lui rendre hommage », dit Pierre St-Arneault, un des administrateurs de la page Facebook Born and raised in Tétreaulville.

« La page du groupe est une source inépuisable d’information. Je suis né sur la rue Létourneau et j’ai été élevé par ma grand-mère sur la rue Mousseau. Nous partageons notre sentiment d’appartenance en nous retrouvant tous ici et en partageant nos récits avec les autres. C’est important de faire vivre l’histoire du quartier », fait valoir Robert Gingras qui demeure aujourd’hui à Lavaltrie.

« Je suis arrivée dans le quartier à l’âge de 4 ans. Mes parents habitent toujours dans Mercier. C’est Mme Bilodeau, professeur à l’école Sainte-Claire à l’époque, qui m’avait transmis sa passion pour l’histoire. Je me souviens d’ailleurs y avoir rencontré M. Carrière pour la première fois lors du 75e anniversaire de l’école », relate Danièle Fournier, qui songe à revenir dans Mercier-Est au moment de prendre sa retraite.

« Je suis né à Tétreaultville, je demeure à Tétreaultville et je vais mourir à Tétreaultville », affirme fièrement Gilbert Caron. « À l’école, on nous apprend tous l’histoire de Christophe Colomb. Mais, il est tout aussi important de savoir l’histoire de notre quartier. Nous apprenons beaucoup de choses grâce à M. Carrière et nous échangeons des textes et des photos tous les jours sur la page Facebook de Born and raised in Tétreaultville », ajoute-t-il.

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