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Qu’arrivera-t-il aux employés de l’usine Energizer?

Économie
L'ancienne usine de Johnson & Johnson, située au 7101, rue Notre-Dame Est, avait été rachetée par Energizer il y a environ un an. (photo: Marie-Eve Cloutier)
L’ancienne usine de Johnson & Johnson, située au 7101, rue Notre-Dame Est, avait été rachetée par Energizer il y a environ un an. (photo: Marie-Eve Cloutier)

L’usine Energizer, située au 7101 rue Notre-Dame Est, va fermer et mettre à pied ses 430 employés de manière progressive dès 2015, a-t-on appris dans la journée du 8 juillet dernier. Heureusement, des mesures seront mises en places pour penser au sort des travailleurs dont certains proviennent du quartier.

« Au départ, c’est une décision difficile à comprendre. Energizer a acheté l’usine de Johnson & Johnson il y a à peine un an et ils décident maintenant de fermer. Et malheureusement, ni la Ville de Montréal ni le gouvernement du Québec ne peuvent y faire quelque chose », a expliqué Réal Ménard, maire de l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, rejoint par téléphone par le Journal de Mercier-Est.

« Le directeur de l’usine nous a expliqué que la compagnie possède plus de 20 emplacements dans le monde et que sa production est excédentaire. Energizer n’a pas d’autre choix que de délocaliser les emplois de l’usine de Montréal dans une usine située à Dover dans le Delaware », a-t-il ajouté.

L’usine du géant américain était consacrée à la production de produits de soins personnels de marques OB, Carefree et Stayfree. À partir de l’été prochain, la division OB sera la première à être touchée par des mises à pied, suivi des deux autres divisions de manière progressive jusqu’à la fermeture complète en 2017.

« C’est un dur coup pour le secteur manufacturier et nos travailleurs », peut-on lire dans un communiqué publié mercredi par la Chambre de commerce de l’est de Montréal (CCEM). « Il est décevant de constater qu’une telle décision soit prise sans que nous ne puissions rien y changer », a commenté la directrice générale de la CCEM, Isabelle Foisy.

Penser au sort des employés 

Suite à l’annonce de la fermeture, Energizer a formé un comité dédié au reclassement de ses employés. « Nous sommes heureux d’entendre qu’Energizer a mis en place un programme de requalification des employés sur le marché du travail et que ces derniers seront dédommagés en fonction de leur ancienneté », a souligné Isabelle Foisy.

Comme pour plusieurs, Bernard Gauvreau, directeur général par intérim de la Corporation de développement de l’est (CDEST), a été surpris par la nouvelle de la fermeture de l’usine et déçu de l’entreprise qui avait pourtant promis de conserver ses emplois à Montréal après le rachat du bâtiment de Johnson & Johnson il y a un an. Étant donné que cette décision ne peut pas être annulée, la CDEST a déjà en tête deux priorités concernant le sort des travailleurs et de l’usine. 

« Premièrement, nous devons parvenir à préserver la zone d’emploi d’ici la fermeture de l’usine en 2017. Le site a du potentiel et nous devons réfléchir avec nos partenaires afin de voir si l’usine peut être vendue, transformée, etc. Deuxièmement, même si nous sommes heureux d’apprendre qu’un comité est mis en place par Energizer afin de reclasser ses employés, nous sommes également préoccupés par leur sort. Nous sommes prêts à donner un coup de main aux travailleurs qui auront besoin de nos divers services d’aide à l’emploi et de placement si cela est nécessaire », a fait valoir M. Gauvreau.

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