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EXCLUSIF: Huit mois après les élections: comment ça se passe au conseil d’arrondissement? (Suite)

Élus
Les élus de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve lors d'une réunion du conseil d'arrondissement. (photo: Stéphane Desjardins - archives du Journal de Mercier-Est)
Les élus de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve lors d’une réunion du conseil d’arrondissement. (photo: Stéphane Desjardins – archives du Journal de Mercier-Est)

Lors des dernières élections municipales en novembre 2013, la composition du conseil d’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve a changé de manière drastique alors que le maire Réal Ménard fut le seul à survivre après le dépouillement des votes. Du coup, ce n’était plus un seul parti politique, mais bien trois que l’on retrouvait représentés au sein du conseil.

Le lendemain des élections, M. Ménard déclarait à Contrecoeur Express (l’ancêtre du Journal de Mercier-Est) qu’il allait être un maire rassembleur. Huit mois après ces événements, comment ça se passe au conseil d’arrondissement de MHM? Le Journal de Mercier-Est a posé la question aux principaux intéressés (suite de la première partie).

Un même objectif

Peu importe l’allégeance politique des différents élus, ceux-ci ont tous le même rôle à jouer, soit celui de représenter les citoyens de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

« Sur le terrain, les gens ne m’accostent pas en tant que conseiller de l’Équipe Coderre, mais en tant que conseiller de Tétreaultville », fait valoir Richard Celzi, photographie ici avec sa collègue Karine Boivin Roy lors de l’inauguration de la piscine Annie Pelletier en avril dernier. (photo: Patrick Deschamps)

« Sur le terrain, les gens ne m’accostent pas en tant que conseiller de l’Équipe Coderre, mais en tant que conseiller de Tétreaultville », fait valoir Richard Celzi, photographie ici avec sa collègue Karine Boivin Roy lors de l’inauguration de la piscine Annie Pelletier en avril dernier. (photo: Patrick Deschamps)

« Nous sommes d’abord élus pour faire un travail sérieux et nous sommes redevables à la population de notre district. Nous avons le devoir de prendre nos responsabilités envers nos citoyens et nous avons un devoir de représentation sur le terrain. La politique municipale est celle qui touche le plus près à la vie quotidienne des gens. Chaque décision prise par notre administration peut avoir des conséquences directes sur [leur vie]. Pensons à un changement de signalisation routière, à l’émission ou non de permis de construction ou de rénovation, à l’octroi d’un contrat pour la réfection d’un aréna, etc. », mentionne Karine Boivin Roy, conseillère du district de Louis-Riel.

Son collègue Richard Celzi partage la même opinion: « Quand les citoyens de Tétreaultville m’appellent ou m’envoient un courriel pour se plaindre d’une situation qui les affecte, je dois les servir du mieux que je peux. Quand un citoyen me signale la présence de nids-de-poule, de tapage nocturne dans une rue résidentielle, de la désuétude d’une pataugeoire ou d’une aire de jeux, je ne peux pas laisser place à la partisannerie politique. Je dois répondre à la requête, rappeler ou rencontrer le citoyen, aller sur les lieux pour voir l’état de la situation, etc. Il s’agit là d’une des tâches principales de tout élu municipal. »

Les avantages d’un conseil hétérogène

Travailler avec différents partis politiques au sein d’un même conseil d’arrondissement peut comporter certains avantages. « Nous arrivons sûrement à mieux à moduler et à mieux relativiser nos priorités », pense Réal Ménard.

« Quand toutes les personnes élues sont de bonne foi, comme je n’en doute pas chez nous, les commentaires et prises de position soulevés dans nos réunions statutaires hebdomadaires par des élus de d’autres partis contribuent à alimenter la réflexion, amènent à être davantage créatifs et à s’ouvrir à des perspectives nouvelles. Les équipes politiques municipales fondent parfois leurs actions [ou leurs] opinions sur des programmes divergents, et c’est tant mieux. La variété des opinions émises, découlant parfois des éléments contenus dans les différents programmes de partis, améliore la discussion et permettent de trouver des terrains d’entente. Elle contribue à faire consensus, quand cela est possible. Et c’est fréquemment possible », est d’avis Karine Boivin Roy.

« Que l’on vienne des rangs de l’Équipe Coderre, de Projet Montréal ou de la Coalition Montréal, il reste que nous faisons face à [un défi d’envergure commun, soit] celui de conserver, malgré l’ère économique plus difficile, l’offre de services à nos citoyens en matière de sports, de loisirs, de culture [et de] sécurité », conclut Richard Celzi.

À lire également:

Première partie

Dossier Élections municipales 2013

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