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La députée Ève Péclet déplore la disparition du prix Thérèse-Casgrain du bénévolat

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En 1985, la Société canadienne des postes émettait un timbre à l’honneur de Thérèse Casgrain commémorant la clôture de la Décennie pour la femme, proclamée par les Nations Unies. (Photo: Postes Canada)
En 1985, la Société canadienne des postes émettait un timbre à l’honneur de Thérèse Casgrain commémorant la clôture de la Décennie pour la femme, proclamée par les Nations Unies. (Photo: Postes Canada)

À l’instar de l’ensemble de ses collègues du NPD, la députée de La Pointe-de-l’Île, Ève Péclet, est profondément déçue de la décision du gouvernement conservateur de reléguer aux oubliettes l’héritage de Thérèse Casgrain, féministe, militante pour la justice sociale et politicienne, décédée en 1981, en abolissant en catimini le prix Thérèse-Casgrain du bénévolat.

« Voilà encore une belle illustration du double discours des conservateurs. D’un côté, ils disent qu’il est important de créer une identité canadienne basée sur des batailles militaires et la monarchie. De l’autre, ils éliminent du portrait une personnalité leur apparaissant sans aucun doute comme trop progressiste et trop féministe », estime Mme Péclet.

L’élue néo-démocrate rappelle que les conservateurs ont discrètement aboli, le prix Thérèse-Casgrain du bénévolat, créé en 1982, qui lui rendait hommage tout en soulignant l’engagement social de personnes œuvrant au mieux-être de leur communauté. Sans aucune consultation publique, le gouvernement l’a remplacé par un prix du premier ministre, et ce sans avoir la décence d’en faire l’annonce et sans même en informer la famille de la disparue. Mentionnons que l’illustration de Mme Casgrain figurant sur les billets de 50 $ a aussi été remplacée subrepticement en 2012.

Mme Thérèse Casgrain a été une figure marquante de la lutte pour l’égalité homme femme et pour le droit de vote des femmes au Québec. Tout au long de sa vie, elle a travaillé à l’émancipation des femmes et à l’amélioration de leur qualité de vie.

Elle a été vice-présidente du Parti social-démocratique du Canada (en anglais Cooperative Commonwealth Federation, un ancêtre du Nouveau Parti démocratique). Ensuite, elle a été la chef de la branche québécoise de ce parti, faisant d’elle la première femme à diriger un parti politique au Canada.

Elle s’est présentée pour le NPD à deux reprises en 1962 et en 1963, dans la circonscription d’Outremont-Saint-Jean. Thérèse Casgrain a été nommée sénatrice quelques mois avant son 75e anniversaire.

Mme Péclet évoque sa présence, en mars 2013 au lancement du livre, intitulé « Thérèse Casgrain, la gauchiste en collier de perles », écrit par Nicolle Forget et publié chez Fides. « Mme Casgrain, à titre de pionnière de la cause de l’avancement des femmes au Québec au pays et de la participation des femmes en politique, mérite toute notre reconnaissance. Elle ne doit pas être une oubliée de l’histoire canadienne. »

Ève Péclet, députée de La Pointe-de-l’Île

Porte-parole adjointe à la Justice pour l’Opposition officielle

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