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Yammer: une fausse bonne idée?

Économie
La page Yammer du Regroupement des marchands de Mercier-Est.
La page Yammer du Regroupement des marchands de Mercier-Est.

Yammer serait une perte de temps et d’argent pour les commerçants du quartier, selon Roger Dufresne, citoyen de Mercier-Est.

En effet, un article paru dans le Journal de Mercier-Est, en juin, dernier annonçait que les commerçants de la rue Hochelaga pouvaient dorénavant communiquer entre eux via le réseau social privé. On pouvait y lire que Yammer est « un outil de microblogage gratuit utilisé par les entreprises ou par les communautés [et qui] permet entre autres de communiquer facilement, de partager de l’information, créer des sondages et d’organiser des événements. »

Or, il existe déjà d’autres réseaux sociaux plus connus où les gens pourraient se réunir pour discuter, croit Roger Dufresne. « La mairie, la Maison de la culture Mercier, Solidarité Mercier-Est et une foule d’autres activités citoyennes se retrouvent déjà sur Facebook. De plus, de nombreux professionnels du quartier possèdent un compte LinkedIn ou un compte Twitter. Il faut aller là où tout le monde est déjà », fait valoir M. Dufresne. Se développer sur un nouveau réseau demande beaucoup de travail, ajoute-t-il.

Créé en 2008 à San Francisco, Yammer appartient à Microsoft depuis deux ans. « Non seulement cette compagnie est en déclin, mais la révolution mobile appartient à Apple et à Android aujourd’hui », relate M. Dufresne.

Même si des réseaux comme Facebook et LinkedIn s’apparentent à des solutions plus envisageables que Yammer à court terme, Roger Dufresne a une vision à long terme d’une plate-forme d’échange qui pourrait se retrouver dans la localité plutôt qu’à l’étranger. « Il est peut-être plus facile de dépasser les frontières avec Facebook, mais quand on y pense, c’est aussi moins évident de protéger nos données personnelles quand on fait face à une compagnie dont le siège social se retrouve aux États-Unis. Si les commerçants font affaire avec un service plus local dont les serveurs se retrouvent au Québec, il est plus facile de faire valoir les lois applicables en terme de protection des renseignements et de la vie privée », argumente-t-il.

Ce qui est essentiel, d’après Roger Dufresne, c’est de faire rouler l’économie d’ici. « Soit l’on fait affaire avec les gros joueurs qui existent déjà, soit on peut se rallier à un réseau local déjà mis en place. » Ce dernier suggère même d’utiliser le potentiel de médias numériques déjà installés à Montréal, comme Quartier Hochelaga, RueMasson.com et même Pamplemousse.ca! « Par exemple, reprend-il, le réseau Pamplemousse.ca pourrait offrir des facilités de réseautage aux commerçants, ce qui permettrait une meilleure synergie dans le quartier en pleine renaissance économique », conclut-il.

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