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EXCLUSIF: Forte baisse du marché immobilier dans Mercier

Économie, Immobilier
La vente des plex a drastiquement diminué de 30 % en 5 ans dans Mercier. (photo: Marie-Eve Cloutier)
La vente des plex a drastiquement diminué de 30 % en 5 ans dans Mercier. (photo: Marie-Eve Cloutier)

De septembre 2009 à septembre 2014, les ventes toutes catégories confondues dans le domaine de l’immobilier ont chuté de près de 18 % dans Mercier.

« Le quartier connait une forte diminution des ventes depuis quelques années et ce sont surtout les “plex” qui en souffrent le plus », précise Christian Duhamel, courtier immobilier chez Remax Harmonie inc., qui tire cette analyse à partir de chiffres obtenus de la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers.

Dans les détails, pour la même période, la vente de maisons unifamiliales a diminué de près de 14 % et celle des copropriétés d’à peine 3 %. Les ventes de plex ont drastiquement baissé de près de 30 %.

La construction de condos dans le secteur, notamment dans le Faubourg Contrecoeur, y est sûrement pour quelque chose, mais il ne s’agit certainement pas de la seule raison expliquant la chute des ventes dans le domaine de l’usagé. « Une des raisons pour laquelle le marché a drastiquement changé, c’est à cause des 11 modifications apportées à l’assurance prêt de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) depuis 2009. Elles ont eu comme effet de faire fondre le bassin d’acheteurs », ajoute Christian Duhamel.

Un courtier en assurance de dommages, Charles-Antoine Carra, parlait notamment de ces mesures adoptées par la SCHL dans son blogue en 2012. Parmi celles-ci, on note la baisse des périodes d’amortissement maximale à 25 ans pour les prêts assurés par la SCHL, alors qu’il était possible d’hypothéquer sa propriété pour une période de 40 ans autrefois.

De plus, puisque les critères concernant la capacité d’emprunt ont été resserrés, il est plus difficile d’obtenir du financement aujourd’hui pour l’achat d’une propriété. D’un autre côté, ces modifications ont été apportées afin d’éviter « la bulle immobilière » que les États-Unis ont connue en 2008, selon M. Duhamel.

« Le prix des maisons a doublé, voir triplé depuis 10 ans. Aujourd’hui, il faut pratiquement être millionnaire pour acheter un immeuble à revenus comme un plex. Le cycle est présentement dans un marché d’acheteurs. Autrement dit, ceux qui peuvent se permettre d’acheter ont l’embarras du choix », conclut le courtier immobilier.

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