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Pertes de mémoire en vieillissant: normal ou pas?

Santé
Le Dr Fadi Massoud, gériatre à l’IUGM et au CHUM, était le premier invité des Cafés Alzheimer qui ont lieu à la bibliothèque Langelier tous les troisièmes vendredis du mois au courant de l'automne. (photo: Marie-Eve Cloutier)
Le Dr Fadi Massoud, gériatre à l’IUGM et au CHUM, était le premier invité des Cafés Alzheimer qui ont lieu à la bibliothèque Langelier tous les troisièmes vendredis du mois au courant de l’automne. (photo: Marie-Eve Cloutier)

On estime que le tiers des personnes de 65 ans et plus seront atteintes d’une maladie de la mémoire, par exemple la maladie d’Alzheimer, selon une étude pancanadienne sur le vieillissement.

Considérant également que d’ici 2025, un Canadien sur cinq aura plus de 65 ans et que dans 30 ans, le Québec sera l’une des sociétés les plus vieilles en occident, le vieillissement de la population sera l’un des enjeux de santé publique majeurs des prochaines décennies. « Le facteur de risque le plus important associé aux pertes de mémoire, c’est l’âge. En plus, ce facteur est non modifiable », explique le Dr Fadi Massoud, gériatre au CHUM et à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, à l’occasion du premier Café Alzheimer organisé par la Société Alzheimer de Montréal à la bibliothèque Langelier, le 19 septembre dernier.

Mais, n’est-ce pas normal de perdre la mémoire en vieillissant? Oui et non. D’après le Dr Massoud, on ne considère plus cela « normal » d’avoir des pertes de mémoire « significatives » lorsque l’on avance en âge.

Lorsqu’une personne vieillie normalement, on observera chez elle un ralentissement de son temps de réaction, une diminution de son attention divisée et une diminution de sa concentration : il est plus facile de lire un livre en regardant la télévision d’un œil et en écoutant la radio d’une oreille lorsque nous sommes plus jeunes qu’en vieillissant. De plus, il est aussi normal d’oublier parfois des noms propres, d’égarer ses clés ou bien de ne plus se souvenir où nous avons garé la voiture dans un stationnement. « Ces oublis sont bénins, mais il faut quand même surveiller leur évolution dans le temps », indique le Dr Fadi Massoud.

Il existe aussi d’autres facteurs qui peuvent causer des pertes de mémoire en vieillissant qui, eux, sont considérés comme « anormaux ». La prise de certains médicaments (antidouleur, antidépresseur, somnifère pour n’en nommer que quelques-uns) et souffrir de certaines maladies chroniques graves (insuffisance cardiaque, démence) en sont des exemples. Aux États-Unis, le top trois des facteurs de risque associés aux pertes de mémoire est la dépression, la cigarette et l’inactivité physique.

« Tous des facteurs sur lesquels il est possible d’avoir une incidence grâce à la prévention et en adoptant de saines habitudes de vie », souligne le docteur.

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