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Quand ton voisin est un renard

Environnement
Des petits renards photographiés ce printemps au parc de la Promenade Bellerive. (photo: Les Badauds de Mercier-Est)
Des petits renards photographiés ce printemps au parc de la Promenade Bellerive. (photo: Les Badauds de Mercier-Est)

Détrompez-vous, il n’y a pas que des merles et des écureuils dans notre voisinage. Certes, il y a aussi des ratons laveurs et des moufettes. Mais aussi des renards et parfois même des coyotes. Trop souvent, on oublie que nous cohabitons avec la faune sauvage en milieux urbains. Comment faire pour être de bons voisins?

Au courant de l’été, l’observation d’animaux sauvages a été rapportée au Comité citoyen du parc Thomas-Chapais. On leur a justement mentionné que des renards ont été aperçus au coin des rues de Laporte et de Grosbois et qu’un coyote rôderait aux alentours du jardin communautaire Dupéré. Généralement, les animaux ont peur des humains et vont nous éviter. Cependant, tout comme nous, ces bêtes cherchent naturellement de quoi se nourrir et un abri pour se loger. Deux choses qu’ils peuvent retrouver dans nos parterres et nos jardins.

Un raton laveur observé dans le parc Thomas-Chapais s'alimente d'arachides en écaille déposées dans le boisé. Un geste à proscrire. (photo: Comité citoyen du parc Thomas-Chapais)

Un raton laveur observé dans le parc Thomas-Chapais s’alimente d’arachides en écaille déposées dans le boisé. Un geste à proscrire. (photo: Comité citoyen du parc Thomas-Chapais)

Pour éviter la venue de ces animaux sur notre terrain, il est essentiel de rendre inaccessibles les accès faciles à de l’eau et de la nourriture et si possible leur éliminer la possibilité de se trouver un abri. Par exemple, les ratons laveurs peuvent avoir tendance à s’introduire dans les greniers ou les cheminées. Une solution serait de chapeauter cette dernière et de couper les branches d’un arbre qui se retrouverait trop près de notre demeure, donnant un accès facile à notre toiture. Pour obtenir une liste plus complète de solutions et de mesures de prévention, consulter le site internet de la Ville de Montréal a cet effet.

Selon la Ville, la tolérance est souvent la meilleure solution avec nos petits voisins sauvages. Les dommages qu’ils peuvent nous causer sont souvent minimes. Mais que faire si l’animal est un peu plus gros, comme dans le cas du coyote?

La SPCA de Montréal recommande essentiellement les mêmes mesures de précaution que pour les autres animaux sauvages, sans oublier en plus de ne pas laisser son chat domestique à l’extérieur la nuit et de ne jamais laisser son chien courir vers le coyote. Celui-ci pourrait se blesser en se battant avec l’animal. Si l’on fait nez à nez avec ce mammifère — le coyote a un pelage gris jaunâtre avec une rayure dorsale noire et ressemblent à un petit chien au museau effilé avec des oreilles pointues — il est important de ne pas l’approcher, mais aussi de ne pas prendre fuite en courant. Il suffit de reculer en restant calme et de faire du bruit pour effrayer l’animal s’il devient menaçant.

Finalement, en vertu de l’article 67 de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, sachez que personne ne peut tuer ou capturer un animal qui endommage ses biens s’il lui est possible de simplement l’empêcher de nuire en le privant de son terrier et de ses sources de nourriture.

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