Publicité

Élections scolaires: quatre candidats dans Mercier

Élus
Une douzaine de personnes ont assisté au débat de la circonscription de Mercier. Les débats de chacune des circonscriptions de la CSDM avaient lieu simultanément dans différentes salles de classe de l'école Marguerite-De Lajemmerais. (photo: Marie-Eve Cloutier)
Une douzaine de personnes ont assisté au débat de la circonscription de Mercier. Les débats de chacune des circonscriptions de la CSDM avaient lieu simultanément dans différentes salles de classe de l’école Marguerite-De Lajemmerais. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Lors de la journée des élections scolaires du 2 novembre prochain, les gens de Mercier auront à décider qui sera le ou la prochaine commissaire scolaire en votant pour l’un des quatre candidats qui ont fait valoir leur intention auprès du président d’élection de la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Seulement deux d’entre eux étaient par ailleurs présents lors du Grand débat électoral de la CSDM qui a eu lieu hier soir (mercredi) à l’école Marguerite-De Lajemmerais.

La joute s’est donc déroulée entre Émilie Auclair, candidate pour le Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO), et Zine Elabidine Hajouji Idrissi, de la Coalition du renouveau des écoles montréalaises (CREM). Christian Prévost de Priorité École n’a pas pu se présenter à cause de son travail alors que l’absence de Philippe Corbeil, candidat indépendant, n’a pas été motivée.

Deux candidats, deux enjeux majeurs

Pour Émilie Auclair, l’enjeu majeur dans Mercier en est un à la fois montréalais. « Il faut préserver la mission sociale de la commission scolaire dans un contexte de restrictions budgétaires, tout en composant avec une augmentation du nombre d’enfants sur le territoire », a-t-elle soutenu.

Selon Zine Elabidine Hajouji Idrissi, le principal enjeu de la circonscription qu’il souhaite représenter en est un d’immigration. « Je suis moi-même un immigrant dans le quartier. Beaucoup de jeunes familles, mais aussi beaucoup de nouveaux arrivants décident de venir vivre ici et il faut penser à leur intégration et à leur francisation » a-t-il fait valoir.

Une mère présente dans la salle a demandé aux candidats s’il serait possible d’avoir des classes spécialisées pour enfant avec un trouble envahissant du développement (TED) dans Mercier, chose qu’elle souhaite voir depuis un certain temps. À cela, Mme Auclair a répondu qu’une des premières actions qu’elle poserait à titre de commissaire scolaire, c’est de faire un diagnostic du quartier afin d’évaluer les besoins dans Mercier en soulignant que le MÉMO a toujours travaillé pour intégrer ces enfants à l’école. M. Idrissi en a alors profité pour lancer une flèche à son adversaire : « Vous dites que vous le demander depuis longtemps et je vois que le MÉMO n’a rien fait, alors que la présidente [sortante] de la CSDM (Mme Catherine Harel-Bourdon) était commissaire dans le quartier. C’est faux de penser que c’est parce qu’il n’a pas assez d’argent pour le faire, il faut simplement revoir la gestion. »

Concernant les salles de classe qui débordent à la CSDM, certaines personnes ont demandé à M. Idrissi plus de précision concernant sa réponse disant qu’il y avait un déséquilibre dans le quartier entre les écoles pour filles et d’autres écoles où l’on retrouve un ratio plus élevé de garçons. « On veut créer des écoles mixtes et égales pour être démocratique. En ce moment, un retrouve des écoles justes de filles et d’autres avec plus de garçons que de filles. Je ne citais qu’un fait », a alors répondu Zine Elabidine Hajouji Idrissi.

Émilie Auclair a alors ajouté qu’il est vrai que l’école pour filles Louise-Trichet n’est pas au maximum de sa capacité en ce moment. « Nous en avons discuté lors du dernier comité de quartier auquel j’ai assisté et on peut penser que cette école pourrait faire partie de la solution. »

Vos commentaires
loading...