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Hold-up : deux policiers abattus par trois bandits, la suite

Histoire
La nouvelle en une du journal La Patrie, le 2 octobre 1948. (BANQ - Coll. Robert Carrière)
La nouvelle en une du journal La Patrie, le 2 octobre 1948. (BANQ – Coll. Robert Carrière)

L’affaire a fait beaucoup de bruit dans tout le pays. Un hold-up tourne au tragique, ce 24 septembre 1948. Et ça se passe dans la Longue-Pointe, angle Notre-Dame et Saint-Just. Les constables Nelson Paquin et Paul-Émile Duranleau sont tués au cours d’un vol armée. Un des «apaches», les malfaiteurs qui ont fait le coup, est capturé. J’ai recopié de longs extraits du journal La Patrie de l’époque que j’ai retrouvés aux Archives nationales du Québec. Troisième texte d’une série publiée tout l’automne.

Le 29 septembre 1948

Les policiers arrivent une heure après la fuite des deux Perreault

Donald et Douglas Perreault, les deux bandits recherchés depuis six jours pour le meurtre des agents Paquin et Duranleau, de la police de Montréal, qui s’étaient réfugiés chez le grand-père de Douglas, sur une ferme près de Pembrooke, Ontario, ont pu prendre la fuite une heure avant l’arrivée des détectives montréalais, lundi soir.

Les deux suspects, deux des trois actuellement recherchés pour le meurtre, ont finalement pu se rejoindre et, samedi, ils arrivaient chez le grand-père de Douglas, âgé de 83 ans, qui vit sur une ferme isolée, près de Sheenboro dans le district de Pembrooke, à 40 milles au nord-ouest d’Ottawa.

Le grand-père de Douglas vit sur une ferme et ne possède pas de radio et ne reçoit aucun journal. Il ignorait tout de ce qui s’était passé à Montréal la semaine dernière. Pendant deux jours, a-t-il dit à la police, il a, sans le moindre doute ou soupçon, offert asile à Donald et Douglas Perreault, qui ont pu se rejoindre on ne sait comment depuis le meurtre.

La nouvelle

Ce ne fut que lundi matin que le vieillard, se rendant à des funérailles dans le village de Chapleau, apprit ce qui s’était passé à Montréal jeudi dernier. On lui raconta en détail le meurtre, lui apprenant les noms des suspects.

À son arrivée chez lui, lundi soir, le vieillard ordonna immédiatement aux deux fugitifs de quitter les lieux sans retard. Les deux meurtriers, qui s’étaient rendus à la ferme du vieillard dans une voiture Cadillac noire, portant le permis 52-860, partirent de cet endroit à 6h45 lundi soir, en direction du nord.

Une heure à peine après le départ des deux fugitifs, l’inspecteur adjoint Georges Allain, de la Sûreté municipale de Montréal, accompagné du lieutenant-détective Armand Picard et du sergent-détective Henry Bond, ainsi que de plusieurs policiers ontariens, tous armés jusqu’aux dents, arrivaient à la ferme qu’ils cernèrent.

L’endroit

Les policiers s’étaient rendus à Pembrooke lundi matin à la suite d’excellents renseignements obtenus par l’inspecteur C-A O’Neil, de la Sûreté municipale, qui les transmit sans tarder à l’inspecteur Ernest Francoeur, qui dirige les recherches. En arrivant à Pembrooke, les policiers communiquèrent avec le révérend Dennis Harrington, curé de Chapleau, qui leur indiqua l’endroit exact ou se trouvaient les deux suspects.

Arrivant sur la ferme, les policiers apprirent, à leur grand chagrin, ce qui s’était passé et le grand-père de Douglas leur annonça qu’il avait chassé les suspects, qui étaient partis une heure plus tôt, à peine.

Un cordon

Le capitaine Allain donna immédiatement ordre d’encercler toute la région. Toute les routes furent bloquées et on inspecta toutes les automobiles qui circulaient dans la région pendant toute la nuit, jusque tard hier matin, mais les deux hommes avaient disparu.

Peu après leur départ de la demeure du grand-père de Douglas, les deux Perreault, qui semblent avoir fait la paix entre eux depuis la fuite de Donald, lors du meurtre, arrêtèrent à un garage de Sheenboro, où ils firent le plein d’essence. Le jeune homme qui les servit les reconnut facilement, mais il eût tellement peur qu’il n’osa faire un geste ni dire un mot avant leur départ.

En partant de cet endroit, les deux fugitifs se dirigèrent vers Aylmer, au Québec. La police de Hull fut prévenue dès que le jeune garagiste de Sheenboro eut communiqué avec les autorités.

Limiers

Hier soir, quatre autres détectives de Montréal, aussi fortement armés que leurs compagnons, sont partis pour rejoindre l’inspecteur adjoint Allain et ses compagnons. Tous ces policiers sont des hommes d’expérience et quelques-uns d’entre eux se sont signalés par de nombreuses captures difficiles dans le passé.

Le 30 septembre 1948

Louis Desrosiers se livre à 2 détectives rue Notre-Dame

Deux autres personnes, un homme et une femme, sont conduits à la Sûreté

Louis Desrosiers, 36 ans, garçon de table, recherché depuis cinq jours comme témoin important en rapport avec le meurtre des constables Paquin et Duranleau, de la police municipale, commis jeudi dernier au cours d’un vol à main armée à la Banque Canadienne Nationale de la Longue-Pointe, s’est livré à la police peu après dix heures, hier soir.

Desrosiers, qui avait tout d’abord téléphoné à la Sûreté municipale, s’est livré à l’angle des rues Notre-Dame et Bonsecours. Quelques minutes après que Desrosiers eut été escorté dans les cellules de la Sûreté municipale, des détectives furent dépêchés en toute hâte afin d’aller chercher une femme de 25 ans, une « amie » de Desrosiers, et un homme de 40 ans, qui aurait conduit Desrosiers à Saint-Gabriel de Brandon, où ce dernier passa la fin de semaine. Tous deux sont détenus pour interrogatoire.

Dans l’Ontario

Pendant ce temps, à bonne heure ce matin, on rapportait que les deux autres meurtriers recherchés, Douglas et Donald, avaient été vus à l’ouest de Brantford, Ontario. Les désespérés bandits fuyaient dans une automobile Cadillac portant permis du Québec et se dirigeaient vers l’ouest, sur la route No 5 de l’Ontario.

D’après les renseignements obtenus par la police, ils ne voyagent que la nuit et se reposent cachés dans les bois, le jour. Ils ont apparemment des provisions avec eux, qu’ils se seraient procurées à Sheenboro, chez le grand-père de Douglas, avant leur fuite de cet endroit.

Compagnon de Donald

Ce fut Desrosiers, décrit par la police comme étant un ami très intime de Donald Perreault, qui fut vu avec ce dernier, peu après le meurtre. La police dit que ce fut Desrosiers qui accompagna Donald Perreault au garage de Varenne, peu après quatre heures jeudi dernier, alors que l’auto Cadillac fut examinée, graissée et que Donald y fit le plein d’essence, payant avec un chèque. Il n’y avait alors qu’à peine deux heures que les constables Paquin et Durenleau avaient été tués au cours du vol à main armée.

Appel au sergent Poulin

Desrosiers se livra quelques minutes après avoir téléphoné, lui-même, à dix heures hier soir, au sergent détective Adrien Poulin, membre de l’escouade des vols à main armée.

Immédiatement après avoir reçu l’appel, accompagné du sergent Léopold Guérin, chef de l’escouade des vols à main armée, se rendit à l’endroit mentionné au téléphone, soit angle des rues Notre-Dame et Bonsecours, à quelques pas seulement des quartiers généraux, doutant fort cependant de l’authenticité de cet appel.

Quand les deux policiers arrivèrent à l’endroit mentionné en auto, ils reconnurent Desrosiers qui marchait dans la rue, se dirigeant vers leur voiture. Ils l’appréhendèrent immédiatement et le conduisirent à là Sûreté pour le placer dans la cellule ou Noël Cloutier attend, depuis jeudi dernier, la venue de ses deux compagnons de crime. Il y fut immédiatement interrogé par le capitaine- détective William Fitzpatrik, chef de l’escouade des homicides, qui dirige les recherches sous les ordres de l’inspecteur Ernest Francoeur.

Le sergent-détective Poulin est incidemment un des officiers de la Sûreté qui fut l’un des premiers rendus sur la scène du crime jeudi dernier. Quand il y arriva, peu après deux heures de l’après-midi, le constable Durenleau était mort et l’agent Paquin était mourant, couché sur le bord du trottoir.

Les autres témoins

Cinq minutes après son arrivée aux quartiers généraux, et pendant que le capitaine-détective Fitzpatrik et l’inspecteur Francoeur étaient à interroger Desrosiers, plusieurs escouades de détective partaient à toute vitesse.

Peu avant 11 heures, ces mêmes détectives ramenaient aux quartiers généraux une jolie grande femme, vêtu d’une longue robe noire. Cette femme, Marie Disnard, 25 ans, qui habite l’ouest de la ville, aurait été vue en compagnie de Desrosiers peu après le double meurtre de jeudi dernier et ,d’après la police, elle aurait accompagné Desrosiers à Saint-Gabriel de Brandon en fin de semaine dernière.

Quelques minutes plus tard d’autres policiers revenaient accompagnant cette fois un homme. Il s’agit d’un nommé Paul Belhumeur, 40 ans, qui aurait été le chauffeur de l’automobile dans laquelle Desrosiers se rendit à Saint-Gabriel de Brandon en fin de semaine. Tous trois ne seraient revenus de la campagne qu’hier soir, quelques heures avant que Desrosiers ne se livre.

Les recherches

Pendant ce temps les recherches entreprises afin de capturer les deux Perreault, qui ne sont aucunement parents, se poursuivirent avec la plus grande activité, particulièrement dans la région d’Ottawa et de Pembrooke, Ontario, où ils parvenaient, lundi soir, à prendre la fuite, une heure à peine avant l’arrivée des détectives de Montréal envoyés sur les lieux afin de les appréhender.

Toutes les routes du nord-ouest de l’Ontario et de la région adjacente du Québec sont actuellement sous la surveillance des polices provinciales de l’Ontario et du Québec, pendant que les détectives de Montréal, au nombre de sept, tentent de retrouver les traces du Cadillac dans lequel ils fuient. Toutes les routes du comté de Waterloo sont surveillées et la police croit que la capture des deux fugitifs est prochaine.

Bien armé

Tous les policiers qui s’occupent de rechercher les deux bandits ont été avertis que ces derniers sont fortement armés et sont très dangereux. Tous ont reçu ordre de ne pas prendre de chance s’ils les voient. Pendant ce temps, on continue, à la Sûreté, de recevoir des téléphones de partout.

De Québec, on apprend de la police provinciale qu’elle a laissé tomber un certain nombre de rapports voulant que Douglas et Donald Perreault soient dans la région de Québec. On a rapporté les avoir vus à Valcartier, Charlesbourg, Loretteville et Champigny près de Québec, de même qu’à Saint-Georges de Beauce.

Le 1er octobre 1948

Donald Perreault aurait été vu près de Noranda

Pendant que les recherches des policiers des deux provinces continuent sans relâche afin de tenter de retrouver Donald et Douglas Perreault, à la suite du meurtre des constables Paquin et Duranleau, le coroner Richard-L. Duckett, à la demande du capitaine détective W. Fitzpatrik, chef de l’escouade des homicides de la police municipale, a ajourné à une date indéterminée l’enquête sur les circonstances entourant la mort des deux policiers.

Hier les recherches se sont dirigées vers la région de l’Abitibi, soit vers Rouyn et Noranda ou l’un des suspects, Donald Perreault, aurait des parents. Quatre membres de la Sûreté municipale sont arrivés, hier, dans cette région après que l’on eût été informé que Donald avait été vu dans la région de Arntfield, à 15 milles de sa demeure.

Près de Pembrooke

Depuis lundi dernier, la police recherchait les deux suspect dans la région de Pembrooke, dans le nord de l’Ontario, après qu’ils eurent fuit de chez le grand-père de Douglas, où ils s’étaient réfugiés samedi dernier après avoir pu quitter Montréal sans être remarqués.

Les deux bandits quittèrent Sheenboro, non loin de Pembrooke, après que le grand-père de Douglas, ayant appris ce qui s’était passé à Montréal, les chassa. D’après les nouvelles obtenues hier à la Sûreté, il semble que Donald et Douglas Perreault ont réussi à déjouer le cordon de policiers dans l’Ontario et à se rendre dans l’Abitibi. Du moins l’un deux aurait réussi, car on rapporte n’avoir vu que Donald à Arntfield.

Toutefois la police croit qu’ils sont toujours ensemble et qu’ils continuent de fuir dans la puissante Cadillac, propriété de Donald Perreault. Hier après-midi et hier soir, de nombreux policiers ont fait des recherches dans la région de Noranda et de Rouyn.

Hier soir, les détectives furent alertés quand ils reçurent une information disant que l’un des deux Perreault avait été vu dans le voisinage du numéro 1000, de la rue Saint-Antoine. Une forte escouade se rendit en toute vitesse mais les recherches demeurèrent sans succès.

On est d’opinion à la Sûreté que les deux fugitifs ont maintenant très peu d’argent sur eux et qu’ils doivent dépenser beaucoup pour continuer leur fuite. Il semble qu’il leur faudra sous peu changer leurs plans et se montrer quelque part afin de se procurer l’argent, sans lequel ils ne pourront continuer de se sauver. Cela aidera grandement la police dans ses recherches. La police déclare que Louis Desrosiers, qui se livra mercredi soir à Montréal, alors qu’il était recherché comme témoin important, déclare avoir aidé les deux Perreault sous la menace de représailles de la part de Donald. Ce dernier lui aurait donné à choisir entre l’aider à fuir ou à avoir à « en subir les conséquences ».

La police a de plus appris de Desrosiers que Donald Perreault, après avoir quitté la ville quelques minutes après le double meurtre des policiers, revint à Montréal dans sa voiture Cadillac noire sans être vu par la police et repartir ensuite de la même manière.

Avec Noël Cloutier, 24 ans, arrêté près de la Banque Canadienne Nationale, à Longue-Pointe, peu après le meurtre, et Desrosiers, la police détient maintenant deux des quatre individus impliqués dans cette affaire. De plus la police a détenu, mercredi soir, deux autres personnes, une femme de 25 ans, amie de Desrosiers, et un homme de 40 ans qui avait conduit le suspect à la campagne en fin de semaine dernière.

On sait que Cloutier a fait une déclaration racontant comment le vol à main armée avait été préparé et perpétré, impliquant les deux Perreault.

L’alarme générale a été donnée à la police dans la partie ouest du Québec après qu’une alerte précédente avait été infructueuse près de Pembrooke. Une fillette de treize ans, de Hull, Québec, donna l’alerte quand elle déclara à la police qu’un homme, portant un mouchoir sur la figure et tenant un revolver à la main, frappa à la porte de la demeure de ses parents hier soir.

Non loin de lui se tenait un autre homme, également masqué, assis au volant d’une automobile noire, ressemblant à la Cadillac dans laquelle les deux bandits fuient depuis une semaine. La fillette, Lucienne Gamache, a dit à la police que les hommes repartirent quand elle leur dit qu’elle n’était pas seule et que son père était dans le hangar à l’arrière de la maison.

Elle déclara à la police que les deux hommes partirent dans la direction de la route No 11, conduisant vers le nord à Maniwaki, situé à environ 100 milles d’Ottawa. Plus à bonne heure, un chauffeur de camion de Shawville déclara à la police de Pembrooke avoir vu une Cadillac noire stationnant sur le bord de la route de la rivière Noire, près de Pembrooke. Les policiers de Montréal se rendirent à cet endroit à toute vitesse et commencèrent des recherches dans les broussailles, mais ce fut sans succès.

La justice a le bras long !

Elle l’a prouvée hier en cueillant à 1500 milles de Montréal les deux cruels assassins, recherché ddepuis plus d’une semaine pour le meurtre de deux agents de police montréalais. Depuis hier, Donald et Douglas Perreault sont en prison, attendant maintenant leur procès.

L’arrestation des deux Perreault met fin à l’une des chasses à l’homme les plus sensationnelles des annales policières, et venge la mort de leur deux victimes, les agents Paul-Émile Duranleau et Nelson Paquin, abattus brutalement le jeudi 23 septembre, à Montréal, lors d’un vol à main armée que les deux bandits perpétrèrent à une succursale de la Banque Canadienne Nationale, rue Notre-Dame Est à Longue-Pointe.

Les deux Perreault furent appréhendés hier matin, par la gendarmerie Royale, et conduits à Medicine Hat, dans la province d’Alberta, pour y comparaître en justice. Le crime dont étaient alors accusés les deux assassins était bénin, et l’on ignorait détenir les deux assassins que recherchaient si activement la police de Montréal. Au cours de la nuit de jeudi à vendredi, les deux Perreault avaient apparemment cambriolé un poste d’essence afin de s’y procurer neuf gallons de carburant. Ils furent arrêtés, alors qu’ils roulaient entre Lethbridge et Medicine Hat.

Vol d’essence

Lorsqu’ils furent traduits devant le tribunal, ils donnèrent les noms de Louis Desrosiers et Jean-Bernard Dussault. Le crime qu’on leur reproche était sans gravité et la sentence qui leur fut imposée était légère. On les condamnait à payer 25$ d’amende. Comme les deux prévenus n’avaient pas cette somme sur eux, ils télégraphièrent froidement à Montréal, afin d’obtenir les 25$ nécessaires à leur libération. C’est alors que le constable O. E. Kumms, de la Gendarmerie royale, eut un éclair de génie qui mit fin à la carrière criminelle des deux bandits. Il fit passer les deux hommes dans une cellule et leur ordonna de se dépouiller de leurs vêtements. Tout comme il l’avait soupçonné, le suspect qui disait se nommer Desrosiers portait les marques et cicatrices correspondant au signalement de l’un des assassins. Et pour cause.

L’appareil de la justice se mit en branle et les téléphones commencèrent à s’échanger entre Montréal et l’Alberta. Peu après, l’inspecteur Ernest Francoeur qui, de Montréal, dirigeait la chasse à l’homme, était prévenu. Quelques heures encore et l’inspecteur Francoeur savait que sa besogne était pratiquement terminée.

Empreintes digitales

Un officier de la Gendarmerie royale a déclaré qu’il ne reste plus qu’à comparer les empreintes digitales pour identifier positivement les deux Perreault. Les deux hommes, d’ici là, sont enfermés à Lethbridge. Leur signalement correspond exactement à celui qui a été fourni à tous les corps de police du pays, mais la Gendarmerie royale prétend que son enquête n’est pas encore complète.

Toujours en Cadillac

Quand la Gendarmerie royale appréhenda les Perreault, ils roulaient dans un sedan Cadillac de modèle 1941, de couleur noire. L’arrestation eut lieu à Tager, à 32 milles à l’ouest de Lethbridge.

Un officier de la gendarmerie royale dit que les deux accusations qui pesaient contre les deux Perreault, lors de leur arrestation, étaient de cambriolage et de vol. Le duo, au cours de la nuit de jeudi à vendredi, avait pénétré par effraction à l’intérieur d’un garage, à Medicine Hat, et y avait dérobé de l’essence. La description de la voiture Cadillac avait été communiquée au poste de la Gendarmerie royale à Lethbridge, et un des constables de la Gendarmerie aperçut l’automobile, hier matin à Tager.

Les deux occupants du véhicule durent comparaître à Medecine Hat, où ils déclinèrent de faux noms, et ils furent condamnés à 30 jours de prison, pour cambriolage. Cependant, la Gendarmerie royale de Lethbridge devint soupçonneuse et compara le signalement des deux hommes avec celles que lui avait communiqué la police de Montréal. Par la suite, les deux suspect, pressés de questions, admirent être les deux Perreault, et leurs empreintes digitales furent expédiés à Ottawa, pour plus de certitude.

L’automobile Cadillac portait des licences du Manitoba, et la police croit que les plaques d’enregistrement furent dérobées par le duo, au cours de leur randonnée. Lorsqu’on vérifia le numéro de série du moteur, on constata que la voiture était enregistrée à Montréal, au nom de Donald Gregory Perreault.

La police ne savait pas

Les officiers de la gendarmerie royale ont déclaré qu’ils ignoraient totalement que les deux assassins se trouvaient dans la province de l’Alberta, lorsque le hasard voulut qu’ils fissent leur arrestation. Les agents de la gendarmerie recherchaient alors une voiture Cadillac dont le signalement leur avait été fourni par le propriétaire du garage cambriolé.

La police a ajouté qu’elle ignore où les bandits ont séjourné ou voyagé au cours des huit derniers jours, en se rendant de Montréal à Medicine Hat.

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