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Les Conservateurs refusent de créer un ombudsman pour les entreprises canadiennes d’extraction actives dans les pays en développement, déplore Ève Péclet

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La mine de cuivre de Chuquicamata, au Chili. (photo: selbst fotografiert, Wiki Commons)
La mine de cuivre de Chuquicamata, au Chili. (photo: selbst fotografiert, Wiki Commons)

« Ce printemps, j’ai soumis à la Chambre des communes un projet de loi proposant la création d’un mécanisme visant à s’assurer que les entreprises minières canadiennes, actives à l’étranger, respectent les droits de la personne de même que l’environnement. Les conservateurs ont rejeté cette idée. C’est une grande déception! », déplore Ève Péclet, députée néo-démocrate de La Pointe-de-l’Île.

Le projet de loi C-584 ― déposé le 31 mars 2014 ― mettait de l’avant la création d’un ombudsman de la responsabilité sociale d’entreprise (RSE) touchant aux activités, dans les pays en développement, des sociétés extractives canadiennes. Le 1er octobre dernier, les conservateurs ont tous voté contre.

L’équipe du NPD et son chef Thomas Mulcair continuent de penser que le Canada doit se doter d’un ombudsman indépendant. Celui-ci veillerait à ce que les sociétés extractives canadiennes respectent les normes internationales touchant aux droits des travailleurs, à ceux de la personne et à la protection de l’environnement. Mme Péclet estime que la création d’un poste d’ombudsman est une nécessité, car le Canada occupe une position mondiale dominante dans le domaine minier. Trois compagnies minières mondiales sur quatre (75 %) sont enregistrées ici, au Canada!

« Les compagnies extractrices reçoivent souvent des subventions et des appuis du gouvernement canadien. Il serait donc normal qu’elles soient redevables lorsqu’elles œuvrent à l’étranger. Ces entreprises canadiennes devraient refléter nos valeurs et respecter les droits de la personne, les droits des travailleurs et l’environnement. Des pratiques qui ne leur sont pas permises au Canada ne devraient pas l’être à l’étranger », soutient Mme Péclet.

La députée fédérale de La Pointe-de-l’Île remercie toutes les personnes et les organismes ― dont la section locale de Développement et Paix ― qui ont appuyé son projet de loi sur la responsabilité sociale des entreprises canadiennes. « Les néo-démocrates continueront d’exercer des pressions sur le gouvernement pour que le Canada adopte une législation plus stricte qui rendrait nos entreprises minières, gazières et pétrolières responsables de leurs activités dans les pays en développement. »

 

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