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Qui sera le prochain président de la CSDM?

Élus
Les quatre candidats pour la présidence de la CSDM, de gauche à droite: Catherine Harel-Bourdon du MÉMO, Christine Fournier du CREM, Jocelyne Cyr de Priorité Écoles et Martin Boyer, indépendant. (photo: Marie-Eve Cloutier)
Les quatre candidats pour la présidence de la CSDM, de gauche à droite: Catherine Harel-Bourdon du MÉMO, Christine Fournier du CREM, Jocelyne Cyr de Priorité Écoles et Martin Boyer, indépendant. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Le Grand débat des chefs pour la présidence de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a ressemblé une centaine de personnes à l’école Marguerite-De Lajemmerais le 15 octobre (mercredi), sans compter les dizaines de gens qui l’on regarder en direct sur internet.

Les quatre candidats, dont trois proviennent d’équipes (il n’existe pas de partis politiques à proprement parler en démocratie scolaire) et un est indépendant, avaient donc intérêt à se faire valoir lors de cette soirée puisque pour la première fois, le poste de président sera déterminé par suffrage universel le 2 novembre prochain. Certains y sont parvenus mieux que d’autres, à en croire les réactions de la foule.

Déjà connues du milieu scolaire, Catherine Harel-Bourdon, présidente sortante du Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO), Christine Fournier, de la Coalition du renouveau des écoles montréalaises (CREM), et Jocelyne Cyr, de Priorité Écoles, ont eu tour à tour des acclamations après différentes rondes lors du débat.

Quant à Martin Boyer, il s’est plutôt attiré huées et railleries dès le départ.

« Je suis un spécialiste de l’efficacité du marché. J’ai déjà eu un rendement de 10 000 % à la bourse et j’ai usé de formules mathématiques pour y arriver. Les élections scolaires sont aussi un phénomène mathématique, car les médias nous amènent à voter pour des partis connus. Par contre, puisque les médias sont corporatifs, ils sont inefficaces. Mais, c’est du charabia tout ce que je dis… » s’est empressé de conclure M. Boyer lors du tour de présentation, sensible à la réaction de l’auditoire abasourdi par ses propos.

Le capital de sympathie de Martin Boyer a par la suite drastiquement diminué lorsqu’il s’est mis à parler des besoins des élèves, en affirmant que ce sont « les élèves turbulents qui ralentissent les salles de classe ». Devant l’agitation des gens dans la salle, le candidat indépendant a préféré mettre fin à son intervention : « Le public est négatif. Il ne veut pas écouter ce que j’ai à dire, donc j’arrête. »

Opportunisme politique? 

Alors que le Martin Boyer ne cache pas le fait qu’il se présente pour le poste de président à la CSDM comme « toute personne opportuniste en politique », Christine Fournier a lancé subtilement une flèche à l’une de ses adversaires à cet égard. « Aucun membre de ma famille n’est en politique, ce qui veut dire que je ne dois rien à personne et que j’ai toute la latitude requise pour prendre des décisions, sans agenda caché. Nous pourrons donc agir avec plus de transparence et d’indépendance, un atout majeur », a-t-elle fait valoir.

Puisque ce jugement était clairement dirigé envers Catherine Harel-Bourdon, fille de Louise Harel, ex-chef de Vision Montréal, elle s’est donné la peine de répondre à cette attaque dès son tour de parole venu, alors qu’on lui demandait ce qu’elle pourrait accomplir de plus si elle obtenait un nouveau mandat : « Je viserais à défendre la réussite scolaire de nos élèves. Je ne me présente pas ici pour atteindre d’autres paliers en politique. Désolée maman, je ne te dois rien, sauf beaucoup d’heures de gardiennage ces temps-ci. »

Quel avenir pour les commissions scolaires? 

Un point sur lequel tous les candidats arrivaient à s’entendre est celui sur le renouvellement des façons de faire dans les commissions scolaires du Québec.

« Le statu quo n’est plus possible. La commission scolaire doit être au service de ses écoles pour développer le plein potentiel des élèves. Il faudrait développer des partenariats avec divers organismes montréalais pour se renouveler. Dire “non” au ministère au sujet des coupes, c’est une chose. Mais après coup, on se déresponsabilise? C’est ce qui se passe en ce moment et c’est inacceptable », a soutenu Jocelyne Cyr.

Catherine Harel-Bourdon a tenu à rappeler à quel point les écoles sont sous-financées : « S’il n’y avait pas eu autant de compressions ces dernières années, nous ne serions pas en déficit en ce moment. Malgré tout, nous avons évité des situations extrêmes et des fermetures d’établissement. Nous avons souvent l’impression que la CSDM est la grosse commission scolaire au Québec qui coûte cher, mais nous arrivons à donner des services à nos 200 écoles avec des frais administratifs de seulement 3,5 %. »

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