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La CSDM veut revoir son offre de service

Élus
L'équipe du MÉMO a raflé tous les postes de commissaires scolaires et la présidence à la CSDM suite au scrutin du 2 novembre. (photo: www.memo.qc.ca)
L’équipe du MÉMO a raflé tous les postes de commissaires scolaires et la présidence à la CSDM suite au scrutin du 2 novembre. (photo: www.memo.qc.ca)

La nouvelle équipe d’élus à la Commission scolaire de Montréal, composée entièrement de candidats du Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO) avec à sa tête Catherine Harel-Bourdon comme présidente, veut revoir l’offre de service dans les écoles sur son territoire.

« Nous avons travaillé très fort durant la campagne et je suis fière que les citoyens nous aient choisis. En même temps, être 13 candidats élus sur 13 nous confère une grande responsabilité. L’assermentation de tous les commissaires scolaires et commissaires parents aura lieu le 12 novembre et notre première réunion du conseil se tiendra le 26 novembre. Beaucoup de dossiers sont à l’ordre du jour », mentionne Mme Harel-Bourdon, qui entame un deuxième mandat à titre de présidente suite aux élections scolaires du 2 novembre dernier.

La chef du MÉMO a bien l’intention de mettre ses partenaires à contribution afin que le conseil des commissaires dépose un document détaillant une révision de l’offre de service de la CSDM cet hiver. « Nos écoles offrent différents types de projets éducatifs en sciences, en arts, en sport, etc., et nous souhaitons offrir ce genre de programme de manière équilibré sur notre territoire. Nous voulons aussi assurer la continuité de ces programmes lors du passage du primaire au secondaire, ce qui n’est pas toujours possible pour le moment », explique Catherine Harel-Bourdon.

La recherche d’espace pour accueillir tous les élèves dans Mercier-Est, qui connait un pic de croissance ces dernières années, tout comme dans d’autres secteurs de la CSDM, demeure également un défi. « Nous savons que la population étudiante est en baisse à Louise-Trichet et en hausse à l’Académie Dunton. Le ministère de l’Éducation nous a donné la permission pour agrandir deux de nos écoles, Philippe-Labarre et Saint-François-D’Assise. Émilie Auclair, commissaire dans la circonscription de Mercier, va d’ailleurs mener des consultations auprès des parents et des citoyens concernant ces agrandissements une fois que nous aurons reçu les appels d’offres d’architectes pour les plans », laisse entendre l’ancienne commissaire de Tétreaultville qui est assurée que Mme Auclair sera une très bonne représentante pour la nouvelle circonscription de Mercier.

L’importance des élus scolaires

Sur un potentiel de plus de 600 000 électeurs, seulement 29 221 votes ont été enregistrés au terme des élections scolaires de dimanche dernier pour la CSDM, ce qui correspond à un taux de participation de 4,82 %, soit un résultat presque qu’identique à celui de l’ensemble du Québec à 4,85 %.

Dès le lendemain, le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, laissait entendre en conférence de presse que le système de gouvernance scolaire devra être révisé en profondeur (voir autre texte). De plus, cet exercice passera par un projet de loi.

« Il est dommage que le ministre Bolduc entretienne un flou concernant le sort des commissions scolaires, car cette situation peut insécuriser le milieu », fait valoir la présidente de la CSDM. Elle ajoute: « Je suis prête à regarder toutes les options possibles, pourvu que les décisions qui seront prises fassent en sorte que nos élèves réussissent mieux à l’école, que le système soit plus efficace et finalement, moins couteux, mais dans cet ordre de priorité et non l’inverse. »

Pour Mme Harel-Bourdon, il est primordial d’avoir des gens nommés comme commissaires scolaires en éducation. « Il ne faut pas mélanger la structure des commissions scolaires, qui peut toujours être améliorée, et le rôle des élus, qui agissent comme des courroies de transmission en représentant la population d’élèves et de parents, contrairement à des administrateurs qui doivent uniquement appliquer des règles », explique-t-elle.

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