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Le MÉMO était un adversaire de taille

Élus
Zine Hajouji, candidat du CREM aux côtés d'Émilie Auclair, candidate pour le MÉMO, lors du débat pour le poste de commissaire scolaire dans Mercier le soir du 15 octobre à l'école Marguerite-De Lajemmerais. (photo: Marie-Eve Cloutier)
Zine Hajouji, candidat du CREM aux côtés d’Émilie Auclair, candidate pour le MÉMO, lors du débat pour le poste de commissaire scolaire dans Mercier le soir du 15 octobre à l’école Marguerite-De Lajemmerais. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Au lendemain des élections scolaires du 2 novembre, le candidat défait dans Mercier Zine El Abidine Hajouji-Idrissi se dit déçu du résultat du vote, mais s’encourage en regardant le travail accompli.

Selon les chiffres publiés hier soir sur le site internet de la Commission scolaire de Montréal (CSMD), c’est Émilie Auclair du MÉMO qui a remporté le scrutin pour le poste de commissaire scolaire avec 70,3 % des voix, suivi de M. Hajouji du CREM avec 9,67 % (voir autre texte).

Ce qui désappointe le plus M. Hajouji, c’est le taux de participation anémique aux élections scolaires pour l’ensemble du Québec. « Je pensais que plus de 5 % des électeurs seraient allé voter hier. Peut-être ont-ils été démotivés par le froid », avance le candidat à la retraite, rejoint au téléphone par le Journal de Mercier-Est. « De mon côté, je suis tout même satisfait de mon 9 %. J’ai rencontré beaucoup de gens qui m’ont dit qu’ils iraient voter pour la première fois », ajoute M. Hajouji.

« On le savait qu’on se battait contre une grosse machine. Le MÉMO avait déjà une bonne basse d’électeurs et beaucoup de bénévoles. Notre équipe n’avait pas autant de ressources et de visibilité », admet Christine Fournier, candidate vaincue pour le poste de présidence à la CSDM pour la Coalition du Renouveau des Écoles Montréalaises (CREM), qui se dit elle aussi satisfaite du travail accompli malgré tout.

Une gouvernance à revoir

« Nous avons soulevé plusieurs questions lors de cette campagne où la démocratie scolaire a été mise à rude épreuve. Nous avons vu la réaction du ministre de l’Éducation ce matin (lundi). Yves Bolduc a dit que le gouvernement va procéder au renouvellement des commissions scolaires pour les rendre plus efficientes, chose que nous voulions faire nous aussi », fait remarquer Mme Fournier.

Sans être d’accord avec l’abolition des commissions scolaires, Christine Fournier est d’avis, tout comme le ministre Bolduc, que le faible taux de participation lance néanmoins un message clair de la part des électeurs : « Notre type de gouvernance scolaire n’est pas adéquat. Cela démontre aussi que peu de gens semblent interpelés par l’éducation et c’est décevant. »

Sous toute réserve du sort réservé aux commissions scolaires (voir autre texte), la candidate défaite va certainement considérer s’impliquer à nouveau à l’avenir. « J’ai un grand intérêt pour les écoles publiques. La preuve : j’ai investi 10 000 $ de ma poche et pris cinq semaines de congé sans solde pour m’investir dans ma campagne. J’ose espérer que le MÉMO va accomplir tout ce qu’il a promis de faire durant la campagne électorale », soutient Mme Fournier.

Zine Hajouji compte lui aussi poursuivre son implication. « Je continuerai à apporter ma contribution dans le milieu scolaire, et cela commence en accompagnant mes petits-enfants à l’école », laisse-t-il entendre.

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