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Seriez-vous prêt en cas d’accident industriel?

Environnement
L'est de Montréal regroupe plusieurs industries soumises au règlement fédéral sur les urgences environnementales. (photo: Marie-Eve Cloutier)
L’est de Montréal regroupe plusieurs industries soumises au règlement fédéral sur les urgences environnementales. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Même si aucun accident industriel majeur n’est survenu dans l’est de Montréal depuis son industrialisation, la prévention demeure la clé selon Louise Bradette, chef de division au Centre de sécurité civile de Montréal.

Il s’agit ici d’un des motifs derrière la soirée d’information sur le risque industriel qui a eu lieu jeudi dernier (20 novembre) au Centre communautaire d’Anjou, événement organisé conjointement par cet arrondissement et ceux de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, ainsi que la Ville de Montréal-Est et le Centre de sécurité civile de Montréal. « Cela faisait plus de 10 ans que nous n’avions pas organisé une telle rencontre entre les industries et la population de l’est de Montréal, explique Mme Bradette. On aimerait que ces soirées aient lieu désormais chaque année, puisqu’elles permettent aux citoyens de venir directement poser leurs questions aux compagnies présentes. »

Des compagnies comme Gaz Metro Usine L.S.R., Royal Vopak et Suncor Énergie, entre autres, avaient un kiosque et des représentants sur place lors de la soirée.

Responsabilité de chacun

Les industries sont bien entendu tenues de disposer d’un ensemble de mesures afin de minimiser les risques d’accident industriel majeurs. Il est possible de consulter les fiches techniques des différentes compagnies en cas d’accident sur le site internet du Comité mixte municipalités-industries-citoyens de l’est de Montréal.

Les municipalités ont également leur part de responsabilité en ce qui concerne la gestion des risques présents sur leur territoire. Mercier–Hochelaga-Maisonneuve a en ce sens créé une échelle de priorité qui détermine le niveau d’importance accordée à la gestion des risques identifiés dans l’arrondissement, en plus de lister les outils, les actions et les ressources disponibles pour chaque scénario.

« Finalement, il ne faut pas oublier que les citoyens sont aussi responsables de leur sécurité. Par exemple, il est important de connaître les bons réflexes à adopter lorsque la sirène d’alarme retentit dans un cas de fuite toxique de gaz. Les plus curieux auront sûrement envie d’aller voir ce qui se passe à l’extérieur, mais il ne faut pas! La meilleure chose à faire est de rester à l’intérieur de la maison ou bien d’entrer dans le bâtiment le plus proche. On ferme les portes et les fenêtres et on pense à ouvrir la radio pour écouter les bulletins d’information. On évite de téléphoner inutilement au 9-1-1, à moins d’avoir besoin d’aide.

Survivre pendant 72 h

Montréal, comme bien d’autres villes dans le monde, n’est pas à l’abri non plus de tempêtes ou de catastrophes naturelles. Pensons aux habitants de Buffalo, aux États-Unis, qui ont reçu près plus de 2 mètres de neiges en trois jours la semaine dernière. Auriez-vous eu de quoi tenir le coup à l’intérieur de votre maison pendant au moins ces trois jours?

Le Centre de sécurité civile de Montréal recommande que chaque foyer ait une trousse de survie contenant le nécessaire pour subvenir aux besoins de sa famille pendant au moins 72 h. Cette trousse devrait contenir de l’eau potable, des aliments en conserve, un ouvre-boîte, des couvertures, une radio à pile et une lampe-torche.

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