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Stéphane Hardy: cinéphile, mais géographe hi-tech aussi

Culture, Économie, Environnement
Stéphane Hardy, directeur de projet, accompagné de deux de ses employés, Katharina Guth, géographe de formation et spécialiste en systèmes d’information géographique, et Catalina Gutierrez, étudiante à la maitrise en géographie à l’Université de Montréal. (photo: Marie-Eve Cloutier)
Stéphane Hardy, directeur de projet, accompagné de deux de ses employés, Katharina Guth, géographe de formation et spécialiste en systèmes d’information géographique, et Catalina Gutierrez, étudiante à la maitrise en géographie à l’Université de Montréal. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Saviez-vous qu’il existe dans notre quartier une firme spécialisée dans l’étude du territoire utilisant des technologies d’observation de la Terre par satellite? Et que cette firme s’est vue confier récemment un contrat de l’Agence spatiale canadienne? Et bien maintenant, vous le savez!

Le pire, c’est que vous connaissez sûrement déjà le directeur de cette entreprise, car il est bien connu pour avoir été l’instigateur d’un autre projet dans le coin, soit le cinéma de quartier Station Vu. Il s’agit ici de Stéphane Hardy, passionné de cinéma, mais avant tout géographe de formation à la tête de Dromadaire Géo-Innovation depuis un an et demi.

« Mon but était d’emmener une entreprise de hautes technologies dans l’est de Montréal et de créer de l’emploi dans le quartier », explique Stéphane Hardy qui gère une équipe de trois employés, installé dans le bureau 201 du 8075, rue Hochelaga.

Après avoir fait un baccalauréat en géographie à l’Université de Montréal, Stéphane Hardy n’a pas eu de difficulté à se trouver un premier emploi à l’époque. « J’ai consulté les annonces dans les Pages Jaunes et j’ai répondu à une offre. C’était facile comme ça! J’ai travaillé deux ans pour ce premier contrat. Quand la fin de ce projet est arrivée, j’ai décidé de retourner aux études pour faire une maîtrise. J’ai par la suite utilisé le même stratagème pour me trouver un emploi, ce qui m’a amené à travailler pendant 20 ans pour Effigis Géosolution », raconte le géographe.

Assumer ses compétences

« J’avais un très bon emploi chez Effigis, mais à un moment donné, j’ai plafonné, alors j’ai décidé de quitter mon poste. Plusieurs m’avaient dit de ne pas le faire, car j’avais un super job. Et le pire, je ne m’en allais pas en pensant fonder ma propre entreprise à ce moment-là », confie Stéphane Hardy.

L’idée de fonder Dromadaire s’est concrétisée le jour où il a décidé d’assumer pleinement ses capacités dans son domaine qu’est la géomatique. « Je me suis promené partout sur la planète, j’ai un esprit innovateur et je suis persévérant. Un jour, j’ai fini par comprendre que je pouvais passer à l’acte et lancer ma propre compagnie », laisse entendre le directeur de projet.

Depuis septembre, Domadaire travaille sur le projet Ice Front, un premier contrat pour lequel l’Agence spatiale canadienne (ASC) contribue financièrement à une hauteur de 99 999 $. Munie d’ordinateurs et de logiciels, l’équipe de chercheurs doit trouver un moyen pour améliorer la qualité des données sur les glaces obtenues par satellite et d’en accroître le nombre. « Quand on regarde les autres compagnies qui ont reçu de l’argent de l’ASC, ce sont tous de gros joueurs. On peut donc dire qu’on vient jouer dans la cour des grands! », mentionne avec fierté Stéphane Hardy.

Entrepreneur social

Pour Stéphane Hardy, créer une entreprise dans le quartier ne valait pas grand-chose si elle n’avait pas une vocation sociale dans sa mission. C’est pour cette raison que Dromadaire vient appuyer Station Vu. De plus, ces deux entreprises ont des locaux dans le même édifice. « Ainsi, je peux plus facilement contribuer aux deux projets, sans compter que j’implique également mes employés. C’était une condition lors de leur embauche et ils ont tous embarqué dans cette idée », explique Stéphane Hardy.

« Je voulais que les gens soient fiers de venir travailler chez Dromadaire aussi pour le côté humain de l’organisation, pas juste pour le chèque de paye. Pour moi, il s’agit là de la définition d’une entreprise équilibrée », ajoute-t-il.

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