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PRIMEUR – Cour de voirie : les propriétaires du IGA en ont assez d’attendre

Élus, Immobilier
Deux motions ont été adoptées le 2 décembre, soit une concernant le déploiement des voitures en libre-service dans l'arrondissement et une autre pour la réduction de la limite de vitesse à 30 km/h dans certains secteurs. (photo: Marie-Eve Cloutier)
Deux motions ont été adoptées le 2 décembre, soit une concernant le déploiement des voitures en libre-service dans l’arrondissement et une autre pour la réduction de la limite de vitesse à 30 km/h dans certains secteurs. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Le futur projet de construction d’habitations où se trouve présentement la cour de voirie Honoré-Beaugrand tarde à venir et ce retard exténue les propriétaires du supermarché IGA, situé sur la rue Hochelaga. Ils étaient d’ailleurs présents en famille ce soir (2 décembre) pour poser des questions aux élus lors de la réunion du conseil d’arrondissement.

« Je ne sais plus quoi répondre aux gens. Nous avons besoin de savoir où s’en va le projet pour nos clients afin de les rassurer, mais aussi pour rassurer nos employés », laisse entendre Luisa Godin, propriétaire du IGA, accompagnée de la fille Sonia et de son mari, Serge Godin.

Réal Ménard, maire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, a voulu rassurer Mme Godin en lui rappelant que l’arrondissement a réservé les millions nécessaires pour relocaliser la cour de voirie Honoré-Beaugrand qui ira rejoindre la voirie sur la rue Dickson. « L’appel d’offres a été lancé pour le projet d’habitation, mais aucun soumissionnaire ne s’est qualifié, donc il faudra aller à nouveau en appel d’offres. Nous sommes déçus, mais nous savons que le projet va se réaliser, avec un certain délai. »

« Ça fait plus de 15 ans que je me bats dans ce dossier. La situation qu’on vit en ce moment dépasse mon commerce, car la rue Hochelaga est déficiente économiquement et la vie des gens dans le quartier est difficile. On comprend vos bonnes actions [pour les sommes mises de côté], mais nous sommes à nous demander si l’appel d’offres n’était pas trop dirigé et que le résultat n’était pas prévu dès le départ ? », mentionne Serge Godin, également propriétaire du IGA.

À ce sujet, le maire de l’arrondissement a répliqué promptement : « Vous vous aventurez sur un terrain très dangereux et il s’agit d’accusations graves si vous prétendez que les appels d’offres étaient dirigés, donc soyez prudent. Le projet est l’un de mes dossiers prioritaires depuis 2009. Personne ne s’est qualifié pour l’appel d’offres, c’est tout ».

Serge Godin a ajouté à cela qu’il est tout de même temps de « livrer la marchandise pour la communauté ».

Voitures en libre-service et vitesse réduite

Deux motions ont été présentées par les élus de Projet Montréal lors de la réunion du conseil de ville. La première concerne le déploiement des voitures en libre-service dans l’arrondissement, un projet auquel tenait Laurence Lavigne-Lalonde, conseillère de Maisonneuve-Longue-Pointe, depuis plusieurs mois, ainsi que ses autres collègues élus de l’arrondissement.

« Le maire de Montréal, Denis Coderre, disait vouloir attendre afin de déployer une stratégie qui couvrirait l’ensemble du territoire montréalais. La Commission sur le transport qui a étudié le dossier a remis ses résultats il y a deux semaines. Il a finalement été recommandé que le service de voiture en libre-service soit déployé dans l’ensemble des arrondissements », annonce fièrement Mme Lavigne-Lalonde.

Les élus de l’Équipe Coderre ont tenu à souligner qu’ils avaient justement préféré attendre les résultats du rapport de la Commission sur le transport avant de se prononcer. « Puisque la Commission a fait des recommandations positives, nous allons voter en faveur de la motion de Projet Montréal, mais en proposant un amendement. Nous sommes d’avis qu’il est essentiel de supprimer le passage de la motion initiale mentionnant que l’offre de voitures en libre-service, additionnée aux autres formes de transports actifs, vise à rendre “inutile l’acquisition d’une automobile privée”. Il est une chose de favoriser le cocktail alternatif de transport, mais c’en est une autre d’imposer aux citoyens des vues aussi radicales en leur demandant presque d’arrêter d’acheter des véhicules », affirme Richard Celzi, conseiller de Téreautlville.  

La deuxième motion présentée par Éric Alan Caldwell, conseiller d’Hochelaga, demandait à ce qu’il y ait une réduction de la limite de vitesse à 30 km/h dans l’arrondissement sur les rues locales du territoire de MHM. Il a été suggéré de la part des élus de l’Équipe Coderre de modifier cette motion, pour en présenter une similaire à celle déposée par les élus de Rosemont-La-Petite-Patrie le 1er décembre dernier. Celle-ci affirme plutôt une « intention » d’évaluer la question afin de mieux saisir les impacts d’une limite de 30 km/h sur le camionnage, le transport collectif et le trafic. 

« De plus, ce changement de vitesse doit être apporté “là où les conditions le permettent”. Il ne faut pas agir de façon précipitée. L’idée de limiter la vitesse à 30 km/h est relativement nouvelle. Il faut se donner le temps d’étudier les répercussions qu’aurait une diminution de la vitesse chez nous », mentionne Karine Boivin Roy, conseillère de Louis-Riel. 

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