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Le Carrefour jeunesse-emploi du PITREM compromis?

Vie de quartier
Dans le contexte de la campagne Rond jeune du Réseau des Carrefours jeunesse-emploi du Québec, la personne qui arbore le rond jeune démontre sa solidarité envers tous les jeunes du Québec. (photo: rcjeq.org)
Dans le contexte de la campagne Rond jeune du Réseau des Carrefours jeunesse-emploi du Québec, la personne qui arbore le rond jeune démontre sa solidarité envers tous les jeunes du Québec. (photo: rcjeq.org)

Sur fond de compressions budgétaires à Québec, qui entraînera la révision de la mission des carrefours jeunesse-emploi, le PITREM ne pourrait plus offrir ses services à 53 % de sa clientèle CJE.

Le mandat actuel des 110 CJE de la province est « d’accompagner et de guider les jeunes adultes de 16 à 35 ans dans leurs démarches d’insertion sociale et économique, en aidant à leur cheminement vers l’emploi, vers un retour aux études ou dans le démarrage d’une petite entreprise », tel qu’on peut le lire sur le site internet du Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec (RCJEQ).

« Le gouvernement du Québec veut maintenant que nous aidions les jeunes de 18 à 35 ans en leur offrant seulement des services d’aide sociale et de chômage. Cela signifierait pour nous de laisser de côté plus de la moitié de notre clientèle CJE dès avril 2015, sans compter que les jeunes de 16 à 17 ans se retrouvent dans le vide! », déplore Danielle Lacombe, directrice générale du PITREM.

En octobre dernier, le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale a convié le RCJEQ à une rencontre d’information sur les CJE dans le cadre des travaux de la Commission permanente de révision des programmes. Le nouveau modèle de gestion proposé par le ministère serait plus administratif et basé sur des ententes de services régionales où Emploi-Québec aurait la tâche de référencer les jeunes auprès des CJE.

« Notre inquiétude est de nous faire retirer notre financement à la mission pour nos services CJE et ainsi perdre notre autonomie de gestion, ce qui entrainerait une perte de souplesse dans l’offre de services jeunesse et d’employabilité », précise Danielle Lacombe. « Depuis notre fondation, nous avons un volet socioprofessionnel d’aide à la recherche d’emploi en partenariat avec différents groupes du quartier, comme Production Jeun’Est et Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur. Si on nous octroie désormais un financement par mesures au lieu de notre financement par mission, ce sera la fin de ce volet », cite en exemple la directrice générale.

Campagne Rond jeune

En réaction face à ces mesures qui pourraient être prochainement mises en place par le gouvernement, le RCJEQ a lancé la campagne Rond jeune. Porter le rond jeune signifie vouloir que « chaque jeune du Québec trouve sa place au sein de la société [et souhaiter] qu’aucun jeune du Québec ne soit exclu de son carrefour jeunesse-emploi. »

Le PITREM est également en campagne de recrutement de lettres d’appui de la part des citoyens et des organismes du quartier qui voudraient manifester leur soutient pour les services CJE dans Mercier (voir autre texte).

De plus, le PITREM s’était engagé dans la réalisation de courtes vidéos promotionnelles afin de mettre de l’avant ses services avant même d’avoir l’annonce de la révision de son programme. Il est possible de regarder les vidéos sur la page Facebook de l’organisme.

À la mi-novembre, le Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec et le Collectif autonome des carrefours jeunesse-emploi du Québec ont présenté au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale des propositions d’alternatives afin de ne sacrifier aucun jeune Québécois, notamment en préservant le financement à la mission des CJE. Une réponse est toujours attendue de la part du gouvernement dans ce dossier.

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