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Moins d’emplois, plus de taxes et plus d’impôts

Élus
L'Assemblée Nationale du Québec
Vue aérienne de l’Assemblée Nationale du Québec. (Photo: Pierre Lahoud, ministère de la Culture et des Communications)

Ce que nous retiendrons de cette session parlementaire, dans Bourget comme partout au Québec, c’est surtout que le gouvernement libéral  a attaqué directement les familles, les régions et les travailleurs avec des mesures d’austérité brisant totalement les promesses faites aux Québécois et aux Québécoises par M. Philippe Couillard. L’effet libéral promis au cours de la dernière campagne électorale, il y a à peine huit mois, s’est vite transformé en une hausse des taxes et des impôts et par des pertes d’emplois dans toutes les régions du Québec, des pertes de 52 000 emplois à temps plein depuis l’arrivée des libéraux au pouvoir au mois d’avril 2014.

Le premier ministre a brisé toutes les promesses qu’il a faites à la population lors de la campagne électorale, et même par la suite dans son discours d’ouverture. Il n’a pas été élu pour ça; il a maintenant un déficit clair de légitimité, une perte de crédibilité et il n’inspire plus confiance. L’arrogance libérale est de retour. Le gouvernement a imposé un choc aux familles en modulant les tarifs des services de garde. Il a, en plus, totalement freiné le développement des places en garderies attendues par les parents. Dans Bourget, ce sont deux projets importants qui sont touchés, un centre de la petite enfance dans Mercier-Ouest et une garderie privée subventionnée dans Mercier-Est. Non seulement le gouvernement libéral a freiné la création de places, mais il a, de surcroit, imposé un choc tarifaire aux familles, une véritable taxe famille qui frappe celles de la classe moyenne. Je rappelle qu’une pétition signée par 86 172 personnes réclamant la sauvegarde de la politique familiale québécoise a été déposée le 4 décembre dernier à l’Assemblée nationale.

Par ailleurs, alors qu’il avait promis un effet libéral positif sur l’économie et de ne pas hausser les taxes, la dernière mise à jour économique se traduira par une augmentation du prix de l’essence et de celui de l’assurance automobile, ainsi que par l’abolition de la prime au travail et des crédits d’impôt pour cotisations syndicales ou professionnelles; en somme, les familles seront davantage taxées. Cela aura un impact majeur sur leur pouvoir d’achat, cela nuira à notre économie. C’est un véritable coup de massue pour les familles et pour les régions.

Le gouvernement libéral ne sait pas où il va, sauf lorsqu’il est question de sa politique d’austérité et de l’augmentation des taxes, des tarifs et des impôts pour les familles de la classe moyenne. Le premier ministre et son trio économique n’ont qu’une façon de voir les choses, ils ont trois obsessions : l’austérité, l’austérité, l’austérité. 

Le gouvernement se déconnecte complètement des citoyens du Québec. Développer le Québec, ce n’est pas couper.

Les ressources pour le développement socioéconomique de Montréal et de nos régions sont elles aussi coupées par le gouvernement libéral. Alors que des emplois,  le gouvernement coupe des ressources : les CLD, les CRÉ, les CJE. Tout ce qui soutient et aide les entrepreneurs, les PME, les jeunes, entre autres, est coupé. Dans Bourget, ce sont des organismes performants comme le Carrefour jeunesse-emploi Mercier du PITREM ou la Corporation de développement économique de l’Est, la CDEST, qui ne pourront offrir les mêmes services.

Par ailleurs, devant l’ampleur et l’urgence des besoins en santé et en services sociaux, la réforme proposée par le gouvernement libéral n’apporte aucune solution pour répondre aux vrais problèmes du réseau, ni pour améliorer l’accès et la qualité des soins pour les usagers et les patients. C’est pourquoi le Parti Québécois a voté contre le principe du projet de loi 10. 

Contrairement à ce que prétend le gouvernement, la majorité des groupes entendus en commission parlementaire a émis de sérieuses réserves et de vives inquiétudes à propos du projet de loi 10. Tous sont d’avis qu’il plongera le réseau de la santé dans une grande instabilité qui le paralysera pendant plusieurs années. On ne sent pas ce gouvernement sensible aux réalités des plus vulnérables. Dans la vraie vie, sur le plan des soins et des services sociaux offerts, tout ne se calcule pas en minutes; c’est plus complexe que des colonnes de chiffres! Nous avons des besoins urgents à régler avant de mettre en œuvre cette réforme administrative. 

Les grandes réformes sont généralement portées par une vision, par une volonté réelle de répondre aux attentes, voire aux aspirations de la population. En fait, ce projet de loi n’est pas déposé pour les bonnes raisons. Il s’inscrit plutôt dans la foulée des politiques d’austérité du gouvernement libéral dans un cadre idéologique bien précis. Il ne s’incarne pas dans la définition même de ce qu’est une réforme. Le Petit Robert définit une réforme comme étant un changement apporté dans la forme d’une institution afin de l’améliorer, d’en obtenir de meilleurs résultats. En somme, dans une réforme, on additionne, on ne soustrait pas.

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
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